19/01/2026
Je discutais avec une amie de l’ITV de
chez Ça commence aujourd’hui.
Elle a perdu trois enfants.
Et très vite, la même phrase revient.
Toujours.
« Waw… elle est forte. »
Mais non.
Ce n’est pas de la force.
C’est de la survie.
Quand on perd un enfant,
on ne devient pas fort·e.
On devient endeuillé·e à vie.
On apprend à respirer avec un manque permanent.
À vivre avec l’impensable.
À continuer parce que le monde, lui, ne s’arrête pas.
Dire “elle est forte”,
c’est souvent une façon de mettre de la distance.
De rendre la douleur regardable.
Supportable.
Classable.
Mais le deuil n’est pas inspirant.
Il est violent, injuste, chaotique.
💫Les personnes en deuil n’ont pas besoin qu’on les admire.
💫Elles ont besoin qu’on les autorise à ne pas aller bien.
Alors non,
on n’est pas fort·e.
On fait ce qu’on peut
dans un monde qui préfère les récits de courage
plutôt que la vérité du chagrin.
💫Si ce carrousel t’a parlé,
c’est que toi aussi, peut-être,
tu en as assez qu’on te demande d’être “fort·e”.
Tu peux l’enregistrer, le partager ou commenter si tu veux qu’on en discute.