18/02/2026
🌿 Froid & Thyroïde : ce que la physiologie dit vraiment
Bonjour !
On entend de plus en plus que le froid stimulerait la thyroïde.
L’idée paraît logique :
le froid oblige le corps à produire de la chaleur, donc à “accélérer” le métabolisme.
En réalité, c’est plus subtil.
La thyroïde participe à la régulation de la température corporelle.
Lorsque nous sommes exposés au froid, le cerveau déclenche une réponse coordonnée :
• le système nerveux libère de la noradrénaline
• le tissu adipeux brun augmente la production de chaleur
• la thyroïde stimule le métabolisme
L’objectif est simple : maintenir la température interne.
Chez une personne en bonne santé, avec des réserves suffisantes, cette stimulation peut être bien tolérée.
Mais le froid n’est pas un soin.
C’est une demande énergétique supplémentaire.
Et cette demande mobilise aussi le cortisol, hormone d’adaptation au stress.
À court terme, c’est physiologique.
Sur un terrain déjà fragilisé — fatigue chronique, carences, hypothyroïdie, stress prolongé — cela peut devenir une pression de plus.
On entend également que le froid “augmente la T3”, l’hormone thyroïdienne active.
C’est partiellement vrai.
Mais la conversion des hormones thyroïdiennes dépend de ressources : sélénium, zinc, fer, apport protéique suffisant.
Si ces réserves sont basses, le corps peut ralentir la conversion active et privilégier une forme inactive (rT3), dans une logique d’économie.
Ce n’est pas un dysfonctionnement.
C’est une stratégie d’adaptation.
En physiologie, la bonne question n’est jamais :
“Est-ce que c’est bon ?”
Mais :
“Dans quel état est mon terrain ?”
Stimuler n’est pas soutenir.
En consultation, j’observe souvent que le problème n’est pas un manque de stimulation…
mais un manque de soutien et de ressources.
Si vous vous sentez concernée par une fatigue persistante, une frilosité inhabituelle ou un métabolisme ralenti, il peut être utile d’explorer votre terrain de manière globale.