06/03/2026
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Hier, le tribunal administratif de Marseille a reconnu l’existence d’un lien direct entre le cancer du sein d’une infirmière et ses conditions de travail. Pendant près de vingt-cinq ans, elle a travaillé régulièrement de nuit à l’hôpital, ce qui, selon la justice, a pu favoriser le développement de sa maladie. Les juges ont ainsi annulé la décision du directeur du centre hospitalier de Martigues qui, en 2021, avait refusé de reconnaître que cette maladie était liée à son activité professionnelle. Une première demande de reconnaissance comme maladie professionnelle avait déjà été rejetée en 2019.
Dans sa décision, le tribunal rappelle qu’une maladie peut être considérée comme liée au service public hospitalier lorsqu’un lien direct existe entre la pathologie et les conditions de travail, sauf si d’autres circonstances particulières expliquent son apparition. Les juges soulignent également que, même si les causes du cancer du sein ne sont pas toujours clairement identifiées, plusieurs études scientifiques publiées depuis 2007 montrent que le travail de nuit peut perturber les hormones féminines et augmenter le risque de développer ce type de cancer.