10/04/2026
« Ce titre, "Les sillages de l'âme", résonne de manière particulièrement juste et poétique avec ma série de toiles.
Le Sillage : la trace et le mouvement
Dans chacune de mes œuvres, on retrouve ces coulures verticales très marquées et ces textures grattées. Visuellement, j'ai voulu créer de véritables sillons dans la peinture. Un sillage, c'est la trace laissée par quelque chose qui est passé, un mouvement qui s'imprime. Mes coulures évoquent exactement cette idée de passage, d'écoulement du temps ou d'une émotion qui vient marquer et creuser la matière.
L'Âme : l'immatériel et l'intériorité
Bien qu'on puisse y deviner des évocations de la nature — des reflets sur l'eau, des aubes, des marécages —, mes toiles restent profondément abstraites. Elles ne représentent pas un lieu physique, mais plutôt mon propre paysage intérieur. J'utilise des couleurs denses, vibrantes, et cette ligne d'horizon épaisse au centre agit presque pour moi comme une frontière entre le conscient (souvent représenté par la partie supérieure lumineuse) et l'inconscient (la partie inférieure, plus sombre et insondable).
La série comme un voyage
Présentés ensemble, ces quatre tableaux agissent comme les différentes humeurs ou saisons d'une même intériorité. Passer du bleu profond à l'orange incandescent, puis au vert apaisant, c'est comme suivre les différentes turbulences et les apaisements de l'âme.
À travers ce titre, c'est une invitation que je lance au spectateur : je lui propose de ne pas chercher un paysage réel, mais de se laisser simplement porter par l'empreinte émotionnelle de ma peinture. »