04/05/2026
Conclusion : élever notre esprit et celui d’autrui
Réjouissons-nous maintenant et sentons-nous inspirés en pensant aux bienfaits qui découlent du fait d’avoir pris le vœu de bodhisattva. Le texte nous dit que dès l’instant où nous considérerons avoir pleinement reçu les vœux de bodhisattva, une fois le rituel de prise de vœu terminé, tous les bouddhas présents dans les mondes des dix directions et tous les bodhisattvas qui ont franchi les dix terres auront conscience de ce qui s’est produit. Leur esprit de sagesse leur permettra de savoir dans quel lieu et dans quelles circonstances ce vœu aura été transmis. Dans le cas présent, ils sauront que ce vœu fut transmis à une assemblée d’êtres fortunés* de nationalités et de races diverses, issus de différentes lignées du Dharma dont celles des Sakya, des Guélougs, des Kagyus et des Nyingmas, qui toutes partagent la même dévotion inébranlable et les mêmes engagements spirituels, et que tous furent conduits par le plus grand joyau de la tradition Ngagyur Nyingma, l’éminent érudit détenteur du Vinaya, Ngawang Chökyi Lodrö Rinpoché. Ils sauront que toutes les personnes présentes ont éveillé dans leur esprit l’aspiration à l’Eveil suprême propre à la bodhichitta. Ils sauront que tout ceci s’est passé dans notre monde, en France, et que ce vœu fut transmis par un être empli de dévotion pour les enseignements de la voie du bodhisattva, un moine de l’Amdo nommé Tenzin Gyatso. Ils nous considéreront tous désormais avec amour et compassion, les bouddhas nous voyant comme leurs enfants et les bodhisattvas comme leurs frères et leurs sœurs, et tous nourriront le souhait positif que nos aspirations se réalisent sans obstacles. Tout ceci fera que notre vertu s’accroîtra prodigieusement sans jamais diminuer. Car ce que nous avons fait ici aujourd’hui en prenant ce vœu est la plus grande offrande qu’il soit possible de faire aux bouddhas et aux bodhisattvas.
Comme le dit « L’Entrée dans la pratique des bodhisattvas » :
‘Aujourd’hui, ma naissance est devenue fructueuse,
J’ai bien obtenu une existence humaine,
Aujourd’hui, je nais dans la famille des bouddhas :
Je suis maintenant un fils, une fille des bouddhas.
Désormais, quel qu’en soit le prix, j’accomplirai
Les actions dignes de ma famille.
Je ne ferai pas tache
Dans cette noble famille sans défauts.’
Nous avons maintenant rejoint la noble famille sans défauts des bodhisattvas, et nous ne ferons rien qui puisse la salir.
SSL Dalaï Lama
Extrait de « La grande paix de l’esprit, la vision de l’Eveil dans la Grande Perfection ».
*Ndr :Dans le bouddhisme, les êtres fortunés se réfèrent à ceux qui bénéficient de la force des actes vertueux et de la sagesse. Ils sont souvent associés à des naissances dans des destinées bienveillantes, comme celles des êtres célestes ou humains, grâce à l'accumulation de mérites. Le karma, qui est le principe fondamental du bouddhisme, détermine les caractéristiques des êtres et leur destinée dans l'univers.
à suivre