30/12/2025
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Pour le tri de déchets souillés, infectés, avec risque de contamination !
Les déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés (DASRIA) sont un des types de déchets à risques (notamment défini par le droit français).
Les risques justifiant un classement de déchet médical en DASRIA sont divers : risque infectieux, chimique, toxicologique, lié à la radioactivité ou mécaniques (seringues, scalpels, etc.) qu'il convient de réduire pour protéger :
les patients ;
le personnel hospitalier, de soins et de santé ;
les agents de la filière déchet ;
les animaux domestiques et d'élevage (vulnérables aux zoonoses)
l'environnement.
Ce sont notamment des déchets issus de l'activité de professionnels (en libéral ou dans des structures publiques) ou de malades en auto-soins et parfois en auto-médication (exemple : traitements de maladies chroniques telles que le diabète, anti-rétroviraux, traitement des hépatites, hormones de croissance, anticoagulants…), avec par exemple :
établissements de santé ou de recherche en santé humaine ou vétérinaire ;
autres structures de soins (infirmeries, dispensaires, dentistes, chirurgiens dentistes) ;
services de secours d'urgence ;
infirmiers(ères) libéraux(ales) ;
médecins vétérinaires ;
malades hospitalisés et/ou hémodialysés à domicile ;
centres de services médicaux ;
laboratoires de biologie médicale ;
centres de vaccination ;
centres de transfusion sanguine ;
établissements d’hébergement des personnes âgées ;
laboratoires d'analyses médicales.
Ces déchets proviennent directement des malades ou des professionnels de santé, ou encore du nettoyage des hôpitaux, cliniques, cabinets libéraux médicaux ou vétérinaires.
La définition restrictive des déchets infectieux ne regroupe que des objets ayant été — avec certitude ou potentiellement — souillés par des microbes ou prions. Sinon, ils sont assimilés à des déchets toxiques ou dangereux ou à de simples ordures ménagères (déchet banal) car non infectieux et sans risques.
Ainsi, en temps normal, des poches de nutrition parentérale « propres » peuvent par exemple être traitées avec les ordures ménagères (DAOM)1. En revanche, si un déchet est suspecté d’avoir été en contact avec du matériel potentiellement infectieux, il est considéré comme DASRI et traité comme tel.
Modes d’élimination
Ces DASRIA doivent suivre un circuit d’élimination sécurisé et isolé du traitement des ordures ménagères, afin d’éviter tout risque de contact des personnes avec du matériel usagé ou des pathogènes (sauf prétraitement particulier). Les DASRIA sont généralement incinérés.
Les DASRIA doivent en effet être collectés immédiatement après usage dans des récipients adaptés (collecteurs de déchets) et normalisés (NF X 30-500) répondant à certaines normes de sécurité (résistance aux chocs, incinérables, couleur jaune…).
Les bouteilles d’eau minérale en plastique ou en verre sont inadaptées au transport et élimination de ce type de déchets. Les producteurs de ces déchets en sont responsables4 et si les soignants disposent déjà de circuits d’élimination spécialisés, il n’en est pas toujours de même pour les patients en auto-soins.
Les officines n’étant pas forcément équipées pour récupérer les DASRIA en toute légalité, les patients doivent donc s’informer auprès des collectivités locales, communautés urbaines ou organismes intercommunaux qui ont la charge des ordures ménagères5 et peuvent assurer l’élimination comme les Déchets Ménagers Spéciaux (D.M.S.) produits par les ménages.