13/05/2026
Le mois de Mai met à l'honneur la réflexion autour de l'accompagnement de la fin de vie et des soins palliatifs. Une fois de plus le congrès de soins palliatifs à Nice a mis en avant des interventions passionnantes autour de cette discipline. Cette année est particulièrement marquée par la réflexion sociétale avec la promulgation de la nouvelle loi des soins palliatifs votée du 10 au 13 mai et la réflexion juridique autour du projet de loi sur le droit à l'aide à mourir qui doit être retravaillée d'ici le mois de juillet.
Restons vigilants, gardons notre esprit critique et ayons connaissance des expériences des pays qui ont adoptés ce type de loi et qui aujourd'hui font marche arrière, ou bien durcissent drastiquement leur loi sur le droit à l'aide à mourir après s'être rendu compte de la nécessité absolue de protéger les personnes les plus vulnérables.
Non, la mort n'est pas forcément égale à de la souffrance. Mais oui la mort fait peur parce qu'elle est associée injustement à la souffrance.
Oui, les soins palliatifs existent et doivent prendre la place nécessaire pour chaque accompagnement de fin de vie. C'est l'accès aux soins palliatifs qu'il faut développer, pas le droit de tuer ni d'être tué !
Oui, il est indispensable de comprendre et d'avoir connaissance de ce que sont les soins palliatifs avant de parler de su***de assisté, droit à l'aide à mourir ou encore euthanasie.
Le projet de loi pour le droit à l'aide à mourir tel qu'il est écrit aujourd'hui est inconcevable car il ne définit pas assez clairement à qui ce droit est adressé, et donc il ne protège pas les plus vulnérables psychiquement; il sous-entend un collège pluridisciplinaire mais seul un médecin sera responsable (clause de conscience pour le comité médical mais pas pour le pharmacien qui délivrera la substance ! étrange non ?); délit d'entrave / délit d'incitation avec peine pénale et amende !!! (mais surtout ne parlons pas de meurtre légalisé... mais où va le monde?!) il met à l'écart les membres de la famille de la personne qui verbalise cette demande (comment la famille va vivre ça ?); il n'a pas de cadre définit qui permet d'éclaircir le parcours de la demande; il repose sur des interprétations où on évoque le consentement libre et éclairé de la personne mais on nous dit que ce droit s'adresse aussi aux personnes en situation de handicap mental et sous protection juridique (un peu paradoxal non ?) 15 jours de réflexion pour le médecin, 2 jours de réflexion pour le demandeur avant l'acte d'euthanasie ?!!? Pourquoi est-on obligé d'aller si vite alors qu'on parle de la mort d'une personne ?
Voici le site d'Aline Cheynet de Beaupré, professeur de droit, juriste et spécialiste de la fin de vie https://www.lafindevie.fr/ vous trouverez toutes les notions nécessaires pour approfondir votre réflexion sur ce débat !
Il y a de la vie jusqu'à la mort. Accompagnons la vie et mettons nos compétences en faveur de l'accompagnement de la vie jusqu'au bout de la vie.
Site d’information juridique et éthique sur la fin de vie. Professeur de droit à l’Université d’Orléans, Aline Cheynet de Beaupré éclaire les débats autour de l’euthanasie, du su***de assisté et des soins palliatifs. Glossaire, lois, actualités et quizz pour mieux comprendre le droi...