10/04/2026
Pendant longtemps, je me sentais insatisfaite.
Ce que je vivais n’était jamais suffisant.
Comme s’il me fallait toujours plus.
Ce manque diffus entretenait en moi une insatisfaction permanente.
Je n’arrivais plus à apprécier les choses simples :
partager un moment avec les personnes que j’aime,
savourer une discussion,
regarder la nature se déployer,
écouter l’eau d’une rivière couler,
observer un oiseau chanter puis voler de branche en branche.
Tout était là.
Mais moi, je n’y étais pas.
Je cherchais à l’extérieur quelque chose qui pourrait me combler,
comme si une réponse venue d’ailleurs pouvait remplir ce vide intérieur.
Comme si cette chimère du vide existait réellement.
Ce qui m’a permis d’évoluer, ce n’est pas d’avoir trouvé ce qui me manquait.
C’est d’avoir posé un autre regard sur la vie.
Ralentir.
Respirer.
Écouter.
Observer.
La méditation m’a appris que lorsque j’ai l’impression qu’il ne se passe rien,
en réalité, la vie est déjà en mouvement.
Cette insatisfaction n’était que le reflet de mon agitation intérieure.
J’avais simplement besoin de m’arrêter.
De revenir à l’essentiel.
À mon souffle.
Jusqu’à sentir, un jour, les battements de mon cœur s’ouvrir en moi,
comme une présence douce et vivante.
Cette pulsation…
c’est la Vie.
En revenant à moi,
je suis revenue aux autres.
Dans la simplicité,
dans un regard,
dans un geste juste,
dans la douceur,
dans les silences.
Tout était déjà là.
Mais je ne pouvais pas le voir.
Prise dans cette agitation intérieure,
je n’étais plus capable de percevoir,
d’observer,
ni de ressentir pleinement.
Aujourd’hui, au lieu de chercher à remplir un vide.
J’apprends à observer,
à accueillir,
à contempler,
à apprécier.
Et dans cet espace,
tout devient suffisant.