03/05/2026
« À 45 ans, j’ai commencé à mettre des mots sur ce que je vivais depuis longtemps : une grande sensibilité, une fatigue mentale persistante, des réactions émotionnelles que je ne comprenais pas toujours. C’est au fil d’un travail d’exploration personnelle que j’ai découvert ma neuroatypie.
Pendant une période de ma vie, j’ai été sous traitement antidépresseur. Il m’a aidée à tenir, à traverser une phase difficile, mais je sentais au fond de moi que quelque chose restait bloqué, comme si mon système interne était constamment en alerte.
C’est la sophrologie qui a marqué un tournant. J’ai appris à comprendre et réguler mon système nerveux, à reconnaître mes états internes avant qu’ils ne débordent, à respirer autrement, à me recentrer. Petit à petit, j’ai retrouvé de la clarté, de l’énergie et une forme de stabilité que je ne connaissais plus.
Ce qui m’a le plus surprise, c’est le regard des autres. Mes collègues, qui m’ont connue dans une période plus fragile, m’ont simplement dit récemment : “On ne te reconnaît plus, tu as changé.” Pas dans le sens d’une transformation forcée, mais d’un apaisement visible, d’une présence différente.
Aujourd’hui, je ne parle pas de guérison, mais d’équilibre retrouvé. Et surtout, d’un chemin qui m’a permis de mieux me comprendre. »