12/01/2026
Si vous êtes intolérant au gluten non cœliaque vous avez peut être remarqué que la réaction n'est pas toujours la même sans vraiment comprendre pourquoi.
Voilà une piste pour expliquer ces variations.
En dehors de la quantité de gluten consommé, qui a évidement une importance dans le déclenchement ou non d'une réaction, des facteurs sans liens avec le gluten peuvent favoriser l'apparition de la réaction d'intolérance.
Ces facteurs extérieurs sont appelés en médecine conventionnelle des "facteurs aggravant non allergènes". C'est à dire des éléments extérieurs (alimentaires, environnementaux, émotionnels, ...) qui ne déclenchent pas de réaction allergique ou d'intolérance seuls mais qui si ils sont combinés vont favoriser et/ou amplifier la réaction d'intolérance.
J'ai l'habitude de dire que dans la réaction d'allergie on voit ce qui fait déborder le vase mais on ne voit pas ce qui le rempli.
Notre corps a une capacité fixe à gérer les éléments extérieurs problématiques sans développer de symptôme visible. Les substances que le corps tolère mal sont une charge qui reste "silencieuse" tant qu'elle ne dépasse pas la capacité du corps à les gérer. Ce sont des intolérances invisibles, ce sont elles qui remplissent notre vase sans le faire déborder.
Si les intolérances invisibles remplissent notre vase à 99% alors l'ajout d'une quantité même minime d'un allergène comme le gluten va être la goutte qui fera déborder le vase. En revanche si au moment ou l'on consomme du gluten rien d'autre ne rempli notre vase et que le gluten à lui seul ne peut pas le faire déborder alors le corps ne réagira pas.
Ce qui rend les choses plus difficiles à interpréter c'est que ces substances aggravantes peuvent favoriser la réaction même si nous n'y sommes pas exposés en même temps qu'au gluten. Si vous avez par exemple consommé des produits laitiers au repas du midi, ils n'ont peut être pas perturbé à eux seuls votre digestion, mais ils peuvent favoriser l'apparition de l'intolérance au gluten au repas du soir.
C'est pour cette raison qu'un travail de prise en charge de l'intolérance ne se limite pas forcément à considérer uniquement la substance responsable mais peut parfois nécessiter de travailler sur des substances qui ne posent pas de problèmes visibles.
Les allergies et intolérances sont plus complexes tant dans leurs causes que dans leurs manifestations qu'on pourrait le penser au premier abord et le modèle qui décrit qu'un contact avec l'allergène entraine forcément une réaction est limitant.