18/12/2025
Je partage ici un magnifique texte sur la sécurité intérieure et le corps 🌺 L'écoute des murmures du corps et la relation à lui
Belle lecture ! 💫
✨️ Le corps, premier langage de la sécurité intérieure ✨️
Et si la sécurité intérieure n’était pas une simple compréhension intellectuelle, mais une expérience corporelle fondamentale nécessitant une écoute profonde de nos ressentis corporels.
Une sécurité qui ne se pense pas, mais qui se ressent, se construit et s’ancre dans le corps.
Car c’est à travers lui que le système nerveux perçoit le monde et oriente nos réponses face aux événements vécus.
Le système nerveux est le premier langage de cette sécurité.
Bien avant l’apparition des pensées, il perçoit l’environnement, évalue les signaux.
Il scanne et décide si la situation est sécurisante ou menaçante et détermine si nos fondations internes sont suffisamment solides pour faire face à ce qui est vécu.
Il envoie alors des messages clairs, parfois subtils, parfois plus intenses, pour nous informer de notre état de régulation ou de dérégulation.
Apprendre à écouter ce langage souvent ignoré devient essentiel.
Les tensions corporelles, les manifestations physiques, émotionnelles ou énergétiques ne sont pas des dysfonctionnements, mais des stratégies de protection mises en place pour assurer notre survie.
Elles racontent une histoire, celle d’un corps qui cherche à maintenir l’équilibre.
Cela demande d’affiner notre capacité à resentir.
Sentir lorsque le corps parle à travers une contraction, une fatigue, un inconfort.
Accélération du rythme cardiaque, tensions musculaires, modification de la respiration, agitation ...
Les symptômes nous indiquent une dérégulation du système nerveux.
Toutes ces réponses visent à protéger l’organisme des expériences perçues comme trop intenses ou insécurisantes.
Ces signaux sont des invitations à ralentir et à revenir à soi.
S’accorder des espaces temps de calme, de détente et de présence devient alors un acte fondamental.
En développant cette écoute consciente, une transformation s’opère.
Peu à peu, les réactions automatiques se régulent.
Le corps retrouve sa capacité naturelle d’équilibre entre activation et repos.
La lenteur et la présence deviennent essentielles.
Elles permettent au corps de comprendre qu’il n’y a plus d’urgence, plus de menace immédiate.
Des moments de retour à soi où l’on suspend l’agitation extérieure pour offrir au système nerveux un environnement sécurisant.
C’est dans cet espace que l’introspection prend tout son sens.
Respectueuse du rythme intérieur.
L’introspection n’est pas un simple retour à soi mental ou analytique.
Elle répond à un besoin fondamental.
Rétablir le lien conscient entre le corps, le système nerveux et l’expérience vécue.
Elle permet de sortir des états réactionnels automatiques pour entrer dans une relation plus équilibrée et plus sécurisée avec soi même.
Lorsque le système nerveux a été confronté à des expériences perçues comme insécurisantes, il met en place des stratégies de protection rapides et souvent inconscientes.
Ces réponses automatiques, fuite, lutte, figement, suradaptation s’inscrivent dans le corps.
Sans introspection, elles continuent d’agir en arrière plan, influençant nos émotions, nos comportements et nos relations, parfois sans que nous en ayons conscience.
L’introspection permet de ramener de la conscience là où il n’y avait que de la réaction.
Elle offre un espace pour observer ce qui se joue intérieurement.
En portant attention aux sensations corporelles, aux émotions et aux mouvements internes, le système nerveux reçoit un signal de sécurité :
Il est possible de ressentir sans danger.
L’introspection devient alors un outil de régulation, de libération permettant d’intervenir, avec douceur.
Ce lien restauré avec le système nerveux permet de canaliser pleinement ses émotions sans être submergé.
L’émotion n’est alors plus perçue comme une menace à contrôler ou à fuir, mais comme une information essentielle, porteuse de sens et de guidance.
Chaque émotion révèle un besoin, une limite, un mouvement de protection ou de réparation.
L’introspection aide à décoder ce langage corporel et émotionnel.
Dans cet espace de sécurité intérieure retrouvée, le corps se relâche, s’apaise.
Il peut enfin déposer ce qu’il portait en silence.
Et dans ce relâchement, une sensation profonde d’ancrage et de confiance peut émerger, ouvrant la voie à une relation plus juste, plus douce et plus consciente à soi même.
Cela restaure progressivement la confiance et renforce la stabilité émotionnelle, favorise une posture intérieure plus douce, dans laquelle les différentes parts de soi fragmentées peuvent être reconnues et intégrées plutôt que rejetées.
Ce qui a été vécu, ressenti ou retenu dans le corps peut être progressivement libéré.
Le système nerveux peut alors relâcher ce qui n’est plus nécessaire, retrouver sa capacité naturelle de régulation, de cohérence et d'unité retrouvée.
C'est un chemin exigeant de réappropriation de l’expérience vécue, permettant de passer de la survie à la présence, de la réaction à la relation, et de l’insécurité à une sécurité intérieure retrouvée et incarnée.
La sécurité ne se pense pas, elle se ressent.
S'écouter c'est déjà commencer à se réparer.
Car tout repose sur nos fondations.
©️Audrey Delrue
Texte protégé
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