05/01/2026
Difficulté de trouver du sens dans un monde traversé par le drame.
L’actualité est rude en ce moment : ces jeunes disparus ou profondément marqués après la catastrophe de Crans Montana, ces agriculteurs en détresse, reflets d’un système qui craque, le colonialisme persistant de certaines nations, leurs violences assumées, je pense à Trump.
Les faits se succèdent, implacables, les uns après les autres. Ils peuvent nous laisser démunis, abattus, parfois même vidés de toute énergie.
Alors une question surgit :comment donner du sens à un monde qui semble dérailler ? Et plus encore : comment trouver du sens dans nos gestes quotidiens, quand le bruit du chaos est si fort ?
Je viens de terminer et d'envoyer ma newsletter. Et pourtant, un goût amer me reste en bouche. Dans celle ci, j’ai fait le choix d’occulter l’actualité, de ne pas l’évoquer.
Comme une forme de fuite, peut-être, ou comme un refus d'ouvrir la porte sur des événements difficiles.
Je pars en forêt pour réchauffer mon cœur. Et là, une évidence s’impose :
heureusement que je porte une autre voix. Heureusement que nous portons des autres voix.
Je visualise alors un immense tableau, reflet de notre réalité.
Comme si l’on braquait des projecteurs puissants sur certains fait : guerres, catastrophes, violences. Ils occupent tout notre champ de vision.
Mais ils ne sont pas la toile.
Si l’on remettait à l’échelle, ces événements seraient microscopiques face à l’immensité du vivant.
Je ne dis pas qu’il faut relativiser.
Il n’y a rien à minimiser dans l’horreur, même infime.
Mais il y a à prendre conscience que la réalité est aussi composée d’une infinité d’autres choses : ici, un homme qui en sauve un autre, là, un paysage qui apaise,
ici encore, un enfant heureux qui joue avec ses jouets.
La toile comporte des zones sombres, oui. Mais elle est faite d’une multitude de couleurs. A l'image de notre intériorité.
Alors une question s'impose.
Avec quel pinceau avez-vous choisi d’ouvrir votre journée aujourd’hui ?
Marie