05/01/2026
Il arrive parfois que la vie nous pousse au bout de notre tolérance.
Pas parce que nous sommes fragiles.
Mais parce que nous avons longtemps tenu, encaissé, composé.
Certaines situations nous prennent au dépourvu.
Elles nous renvoient une image de défaillance, d’inadaptation…
Alors qu’en réalité, c’est souvent le système, le cadre, les règles implicites qui ne fonctionnent plus pour nous — ou qui fonctionnent autrement que ce que l’on nous demande d’être.
Dans ces moments-là, quelque chose est touché très profondément.
Au cœur.
Dans l’âme.
Dans nos valeurs les plus intimes.
Ce que l’on croyait solide vacille, non pas parce que nous sommes « trop », mais parce que nous sommes vrais.
Alors vient le dilemme.
Continuer à porter un masque pour apaiser, lisser, calmer les tensions…
Ou s’isoler, s’éloigner, prendre de la distance avec ce qui ne nous convient plus, avec ce qui nous abîme.
Ces instants sont inconfortables, parfois douloureux.
Et pourtant, ils sont souvent des passages.
Des invitations de la vie à se réajuster.
À revenir à qui nous sommes vraiment.
À reconnaître ce que nous valons.
À clarifier ce que nous voulons — et ce que nous ne voulons plus.
Le clash, aussi inconfortable soit-il, peut devenir un marqueur.
Non pas d’échec, mais de conscience.
La conscience que se choisir n’est pas égoïste.
Que se respecter n’est pas une attaque.
Que poser une limite est parfois un acte d’amour envers soi-même.
Et peut-être que derrière ces moments de rupture apparente,
se cache simplement le début d’un alignement plus juste,
plus doux,
plus fidèle à soi.