03/04/2026
Assister à la Crucifixion est un évènement qui marque l'âme éternellement.
J'y étais il y a 2000 ans, une mémoire kinesthésique d'abord enfouie par le déni et même une forme de reniement dont j'ai eu honte parfois même si je sais que c'était là un but de cette incarnation que d'oublier pour me rappeler progressivement et faire Le Chemin comme il se doit, Son Chemin, de l'oubli à l'ascension, ce retour définitif à ses côtés hors de ce monde que j'attends impatiemment. Il y a eu ce jour, il y a 10 ans, où il m'a rappelée à lui par un intermédiaire qui a porté sa voix vers moi pour me dire : "Accepte-moi. Moi je t'accepte." Et fébrilement, j'ai fait ce premier pas vers lui simplement par le film "La Passion du Christ" et mon corps a commencé à réagir d'abord par colère envers les prêtres juifs de l'époque sur lesquels j'ai eu une certaine autorité de par mon statut puis un profond bouleversement quand, à travers les yeux de Jim Caviezel pleinement habité par notre Seigneur, je l'ai reconnu, j'ai reconnu son regard, son Amour, sa Force et son Humilité incomparables et que j'ai fortement culpabilisé pour avoir perdu cette autorité qui aurait pu éviter son assassinat même si rien n'aurait pu l'éviter puisque c'était écrit ainsi et que cela devait l'être pour ouvrir cette voie de possibilité de rédemption à l'humanité. Et aujourd'hui encore, l'émotion est vive à la lecture biblique de son Chemin, par des larmes ou par une contenance intérieure face à l'outrage qu'on lui a fait par les crachats, les coups, les mots et l'incompréhension face à ce blocage de conscience qu'a toujours une partie de l'humanité d'ailleurs face à l'évidence même de sa réelle existence et de son impact indélébile sur la Terre jusque dans le royaume des morts. Il ne se passe pas un jour sans que je le remercie pour son incarnation, pour nous avoir ouvert cette voie de protection et d'aplomb face à l'opposition acharnée, pour être cette porte qui nous conduit vers le Père et pour sa Lumière indescriptible de pureté et d'immensité qu'il est lui-même en tant que Fils et qui est mon secours et mon recours dans bien des occasions et que je n'échangerai pour rien au monde.
Je m'adresse de nouveau à toi, Seigneur Christ, en ce Vendredi Saint de commémoration de ton sacrifice pour l'humanité, par ces mots que tu connais pour te les répéter encore et encore inlassablement, je te rends grâce pour avoir consenti à te rabaisser, à souffrir atrocement sans jamais avoir eu une once de sentiments néfastes envers tes bourreaux malgré le supplice et pour nous avoir montré comment on peut vaincre la mort elle-même par cet Amour, cette Paix, cette Foi immuable du fond de l'âme qui ouvre cette porte étroite vers le Royaume Céleste, vers le Père, vers notre Créateur à qui l'on doit l'existence, la Vie et sans qui nous ne pouvons être.
Merci Seigneur Christ pour nous avoir rappelé qui nous sommes et d'où nous venons, pour nous avoir montré qu'on peut incarner la Lumière au sein de toute cette ombre acharnée et qu'on peut se relever, toujours se relever comme toi tu t'es relevé chaque fois que le poids de la Croix t'a fait tomber.