13/01/2026
Les passages chez moi ne se font que rarement en douceur.
Ils ressemblent davantage à des traversées, parfois abruptes, souvent exigeantes, mais toujours profondément transformatrices.
Le 28 décembre, jour de mon anniversaire, marque cette fois encore un seuil important.
Un de ceux que l’on n’oublie pas.
J’ai franchi une porte, belle, certes, mais surtout puissante pour entrer dans une nouvelle ère de mon Être.
Mon corps, lui, a particulièrement réagi.
Comme s’il avait été le premier messager de cette traversée, le premier à répondre à ce qui demandait à être libéré, transmuté.
Il a parlé dans son propre langage, avec intensité, me rappelant que chaque passage véritable s’inscrit aussi dans la chair.
Il y a eu un ralentissement imposé, une invitation à m’arrêter, à reprendre souffle autrement, souffle à la vie.
Le corps a nettoyé, expulsé, relâché ce qui ne pouvait plus être porté.
Il a fait ce que l’esprit, parfois, hésite encore à accepter.
Laisser mourir l’ancien pour permettre au nouveau d’émerger.
L’hiver est pour moi la saison de la mort.
Non pas une fin brutale, mais une mort symbolique, nécessaire, silencieuse.
Un temps où l’ancien se défait, où les couches inutiles tombent, où l’être se dépouille.
La nature se retire, ralentit, se met au repos, et notre corps suit ce même mouvement ancestral.
Il s’ajuste, il se réorganise, il fait de l’espace pour accueillir le renouveau à venir.
Dans ce temps d’hiver, nous traversons des morts intérieures.
Des identités se dissolvent, des attachements se relâchent, des schémas cessent d’avoir prise.
Ce qui n’a plus lieu d’être retourne à la terre fertile de l’invisible.
Ces morts ne sont pas des pertes, mais des passages.
Elles préparent la renaissance du printemps, lorsque la vie pourra de nouveau s’élancer, plus juste, plus alignée.
Honorer l’hiver, c’est accepter de ne pas forcer la croissance.
C’est consentir au repos, au silence, à l’intégration.
C’est faire confiance à l’intelligence du corps et au rythme naturel de l’être.
Cette traversée m’a rappelé que le corps ne trahit jamais.
Le corps est un lieu de mémoire.
Chaque expérience vécue, chaque choc, chaque émotion non exprimée s’y inscrit, laissant une empreinte subtile qui peut rester silencieuse pendant des années, avant de refaire surface au moment juste.
Tout traumatisme est ainsi stocké, non pas pour nous faire souffrir, mais pour être reconnu, traversé et libéré lorsque les conditions sont réunies.
Mettre des mots ne suffit pas toujours.
Comprendre ne suffit pas non plus.
Car la guérison ne passe pas uniquement par l’intellect.
Elle passe par la conscience du corps, par la sensorialité, par l’écoute attentive des mémoires cellulaires.
Le corps s’apaise lorsqu’il est pleinement ressenti.
Lorsqu’il est autorisé à vivre ce qui n’a pas pu l’être au moment de l’événement.
C’est pourquoi le système nerveux se régule lorsque l’expérience est vécue dans le corps, ici et maintenant, dans un espace de sécurité et de présence.
Ce n’est pas en revivant le traumatisme, mais en permettant au corps de compléter ce qui a été interrompu.
Un mouvement, une respiration, une émotion, une sensation...
Alors, peu à peu, l’empreinte se transforme, l’énergie se relâche, et le corps retrouve sa capacité naturelle d’autorégulation.
De la nécessité de rester présent à soi et d’écouter les signaux que notre corps nous adresse, tant nous avons appris à attendre l’ultime alerte avant de nous accorder l’arrêt.
Il accompagne fidèlement les mutations profondes de l’être, même lorsque celles ci nous dépassent.
Il est un allié dans les passages, un guide exigeant mais profondément juste.
Ce passage n’a pas été un simple changement de date ou de cycle.
Il a demandé de regarder avec honnêteté ce qui n’était plus aligné, ce qui ne résonnait plus avec mon cœur.
Il a invité à laisser mourir certaines parts, certaines illusions, certains attachements qui avaient eu leur raison d’être, mais dont le temps était désormais révolu.
Alors, en ce début d’année, il ne s’agit pas de grandes résolutions figées, ni de promesses faites à l’extérieur.
Il s’agit de choix différents.
Des choix conscients.
Des choix posés depuis l’intérieur.
Choisir de reconnaître ce qui n’est plus juste pour son cœur, dans la lucidité.
Choisir de manifester autre chose, non pas par volonté forcée, mais par cohérence intérieure.
Choisir de dire au revoir à certains repères qui nous ont soutenus un temps, mais qui ne peuvent plus nous accompagner là où nous allons.
Nous avons laissé derrière nous des schémas anciens.
Des répétitions, des fonctionnements hérités, des réflexes de protection qui n’ont plus lieu d’être.
Car ce qui est conscientisé peut être dépassé, et ce qui est dépassé peut enfin être libéré.
Cette fin d’année a été intense.
Notre biologie s’est adaptée à une fréquence vibratoire plus élevée, tout en libérant ce qui n’était plus aligné avec notre système nerveux.
Cette énergie subtile nécessite encore un temps de calme avant de se déployer pleinement,
afin que le corps puisse intégrer chaque transformation.
Chaque expérience mérite d’être accueillie avec présence.
Chaque événement se déploie selon un espace précis,
pour catalyser, réorganiser et harmoniser nos structures internes.
Tout est là pour élargir notre conscience et nous aligner davantage avec notre essence.
Chaque fin ouvre la voie à un nouveau commencement.
Notre conscience se manifeste à travers de nouvelles formes, plus justes, plus lumineuses.
L’ascension demande patience, repos, constance et alignement intérieur.
Il nous appartient de faire confiance au processus.
Nous sommes encore en train d’ancrer les dernières leçons,
préparant le terrain pour une expansion plus consciente, plus claire, et profondément vivante à compter du 21 mars 2026.
Dans ce temps de transition, il est essentiel de laisser le corps et l’esprit respirer.
Savourer le silence qui précède l’élan.
Reconnaître que chaque étape, même invisible, participe à notre élévation.
✨️ Il est temps de vous souhaiter une belle et lumineuse année ✨️
Non pas parce qu’elle sera exempte de défis, mais parce qu’elle pourra être vécue avec plus de présence, de vérité et de douceur envers soi m'aime.
Que cette année soit une traversée consciente, alignée et profondément vivante.
Cette traversée m’a rappelé à quel point notre santé et notre bien être sont essentiels.
Ils ne sont pas un acquis, ni une évidence, mais un socle précieux qui mérite écoute, respect et attention.
Merci pour votre compréhension, votre bienveillance et le respect de ce temps d’ajustement.
Ils participent pleinement à cette reprise
C’est dans cet esprit que je reprendrai mon activité progressivement, sans me surcharger, en honorant mon propre rythme.
Afin de laisser à mes deux poumons le temps nécessaire pour récupérer, se régénérer et ajuster mon souffle à l’écoute de mon corps.
Avec plus de présence, plus de discernement, et cette conscience nouvelle que prendre soin de soi n’est pas un luxe, mais une nécessité.
Probablement moins présente sur cette page.
Je choisis d’avancer avec justesse plutôt que dans la précipitation, de privilégier la qualité à la quantité, et de laisser l’élan se déployer naturellement, sans forcer.
Ils participent pleinement à cette reprise plus alignée et plus respectueuse de l’être.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont su être présentes, par un message, une pensée, un mot d’encouragement ou une attention discrète.
Votre soutien a été précieux et profondément réconfortant dans ce temps de passage.
Je souhaite à chacun(e) d’entre vous mes Vœux les plus sincères, qu’ils portent lumière et réalisation à vos aspirations les plus profondes et vous ouvre à la pleine expression de votre Être.
Avec bienveillance ✨️
©️Audrey Delrue
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