21/02/2026
Synchronicité heureuse des dates 💖
Aujourd'hui est l'anniversaire de Mira Alfassa : née le 21 février 1878 à Paris, d’un père juif turc et d’une mère juive égyptienne, ils sont contraints à l'exil en France. Mirra reçoit une instruction poussée et éclectique.
Elle étudie la littérature et « les philosophies comparées », la peinture qu’elle aime aussi pratiquer, la musique .... Plus t**d, elle s’intéresse au bouddhisme. Au cours d’une conférence au Musée Guimet, elle rencontre Alexandra David-Néel, future exploratrice du Tibet, qui deviendra son amie, autre femme exceptionnelle et courageuse... Le 29 mars 1914, Mira Alfassa accompagne son deuxième époux en Inde, Paul Richard, un érudit engagé dans La ligue des droits de l’Homme et du Citoyen. Lors de son passage à Pondichéry, elle rencontre Sri Aurobindo, elle a alors 36 ans. La première guerre mondiale éclate le 28 juillet 1914. Mirra Alfassa quitte Pondichéry le 22 février 1915 pour y revenir définitivement le 24 avril 1920, après avoir vécu trois années à Kyoto, au Japon, où elle retrouva son amie Alexandra David-Néel.
Si Sri Aurobindo a théorisé le Yoga Intégral, c'est Mira Alfassa qui en a été la force motrice et l'expérimentatrice concrète. Elle n'était pas une yogi de l'isolement ou de la grotte, mais une yogi de l'action et de la matière.
Elle a porté la vision d'une humanité nouvelle au-delà des dogmes. Pour elle, le yoga était l'outil pour préparer l'étape suivante de l'évolution humaine : passer de l'homme mental à un être plus conscient, qu'elle appelait l'être Supramental.
"Ne faites pas du yoga pour vous-mêmes, faites-le pour le Divin. Ne faites pas du yoga pour avoir la paix, la joie ou la connaissance, faites-le pour la transformation." — La Mère
Sri Aurobindo appelle Mirra « Mère », elle prendra soin de tout et de tous jusqu'à son dernier souffle.
Dans le début des années 1950, La Mère fonde l’école de l’Ashram pour scolariser les enfants des disciples venus chercher refuge à Pondichéry en 1939-1940, lorsque les Japonais menacent d’envahir le Nord de l’Inde. En 1951, l’école s’agrandit dans de nouveaux locaux : le Centre International d’Éducation ouvre ses portes. Elle accorde une attention toute particulière à l’éducation physique et aux sports, en particulier à la pratique du yoga. Elle encourage les enfants, leur enseigne les matières artistiques et leur montre des films. Elle leur parle de Sri Aurobindo, d’Alexandra David-Néel ...
"Ce n’est pas pour notre famille, ce n’est pas pour avoir une situation, ce n’est pas pour gagner de l’argent, ce n’est pas pour obtenir un diplôme, que nous étudions. Nous étudions pour apprendre, pour savoir, pour comprendre le monde, et pour la joie que cela nous donne."