05/01/2026
Courbatures, crampes ou contractures : qu’elles fassent suite à un effort intense, à une reprise d’activité ou à un manque d’échauffement, les douleurs musculaires font l’objet de nombreuses demandes à l’officine. Conseils, topiques et compléments alimentaires peuvent être proposés au comptoir pour en assurer la prise en charge et favoriser la récupération.
Fatigue musculaire, courbatures, crampes voire contractures peuvent survenir au décours d’une pratique sportive, en particulier quand les muscles n’ont pas été échauffés correctement, qu’ils sont sursollicités, soumis à des mouvements répétitifs ou après une longue période d’inactivité.
Si la douleur est forte, qu’elle empêche le mouvement – signe possible d’élongation ou de déchirure musculaire — ou se prolonge plus de quelques jours, il faut consulter. De même si elle s’accompagne d’autres signes (œdème…) ou qu’elle fait suite à un choc violent.
En parallèle du repos temporaire, la prise en charge à l’officine peut associer diverses solutions par voie locale ou orale pour soulager et décontracter les muscles. Les bons réflexes pour protéger la pratique sportive doivent également être abordés.
Localement
Thermothérapie
Si le froid est recommandé en cas d’atteinte inflammatoire, le chaud a un effet décontractant et antalgique rapide qui convient aux tensions musculaires sans gravité. En provoquant une vasodilatation, il favorise l’oxygénation des tissus et facilite le drainage musculaire, donc l’élimination des déchets métaboliques.
Pour un effet temporaire. Bouillottes ou poches pour thermothérapie à base de gel ou d’argile existent en différents formats et peuvent être appliqués plusieurs fois par jour.
En pratique : réchauffer la poche au four micro-ondes ou dans l’eau chaude et l’appliquer en protégeant la peau avec le tissu généralement fourni. Ne pas utiliser conjointement à un topique ou nettoyer la zone cutanée avant.
Pour un effet durable. Les patchs chauffants ont une durée d’action de 8 à 12 heures environ.
En pratique : généralement pas avant 12 ou 15 ans. Placer directement sur la peau ou sur un vêtement si la sensation de chaleur est trop importante, en particulier chez la personne âgée. Pas d’utilisation sur une peau lésée, ni chez la femme enceinte en particulier pour les patchs aux huiles essentielles. Un avis médical est requis en cas de troubles de la sensibilité ou de circulation.
Topiques
Associés à un massage, ils visent à soulager et décontracter les zones endolories. On retrouve dans leur composition des antalgiques et myorelaxants (salicylés, cannabidiol…), du camphre, du vanillyl-butyl-éther ou du capsicum pour un effet chaud, du menthol pour un effet froid… Citons Baume Saint Bernard, Lumbalgine par exemple côté médicament. Si besoin, le diclofénac, anti-inflammatoire, a une indication dans le traitement local d’appoint des douleurs d’origine musculaire (Voltaren 1 %, Diclofénac 1 % Conseil…) chez les plus de 15 ans et pas au-delà de 5 mois de grossesse.
Des plantes entrent dans la composition de nombreuses références : à visée antalgique (arnica, harpagophytum, reine-des-prés, prêle…), circulatoire (marronnier d’Inde…), elles peuvent être associées à des huiles essentielles traditionnellement utilisées dans les tensions musculaires (gaulthérie, eucalyptus, romarin, lavande, pin sylvestre…), des actifs chauffants et/ou du menthol. En crèmes ou gels.
En pratique : en massages circulaires 2 à 3 fois par jour. Attention à la présence de salicylés (y compris saule, reine de près…) contre-indiqués en cas d’allergies à l’aspirine, d’huiles essentielles chez l’enfant, la femme enceinte et les personnes sujettes aux convulsions.