23/03/2026
A savoir:
En France, la surveillance épidémiologique des hospitalisations et des décès liés aux chutes chez les personnes de 65 ans et plus, mise en place en 2022, montre que ces indicateurs continuent de progresser en 2024, dans le prolongement d’une hausse déjà marquée depuis 2019.
Dans le cadre du Plan antichute des personnes âgées (PAPA) lancé en 2022, Santé publique France a mis en place une surveillance épidémiologique des chutes chez les 65 ans et plus. L’objectif initial était de réduire de 20 % d’ici à 2024 le nombre de chutes mortelles ou entraînant une hospitalisation dans cette tranche d’âge. Publié le 12 mars 2026, le bulletin de suivi met pourtant en évidence une nette aggravation des indicateurs entre 2019 et 2024. Les tendances observées vont ainsi dans le sens inverse de l’objectif fixé. Retour sur les principaux enseignements du bulletin.
Hausse de 29,3 % des hospitalisations suite aux chutes
Entre 2019 et 2024, le nombre d’hospitalisations, en lien avec une chute chez les 65 ans et plus, est passé de 135 182 à 174 824 séjours, soit + 29,3 %. Soit un taux standardisé de 1 198 pour 100 000 habitants, en hausse de 20,5 %.
Hausse de 26,3 % des décès suite aux chutes
Sur la même période, le nombre de décès, de personnes de 65 ans en lien avec une chute, est passé de 15 952 à 20 148, soit + 26,3 %. Ce qui correspond à un taux standardisé de 138 pour 100 000, en progression de 18 % depuis 2019.
Les plus âgés en première ligne
En 2024, le taux d’hospitalisation lié à une chute est 8,6 fois plus élevé chez les 85 ans et plus que chez les 65-74 ans, avec 3 736 hospitalisations pour 100 000 contre 433. Pour la mortalité, l’écart est encore plus fort, le taux atteint 618 décès pour 100 000 chez les 85 ans et plus, contre 21 chez les 65-74 ans, soit un rapport d’environ 29.
Pour les 85 ans et plus, la mortalité observée en 2024 dépasse nettement ce qui était attendu à partir des tendances 2015-2019, avec un écart de 77,6 décès pour 100 000 entre la valeur attendue et la valeur observée.
Femmes davantage hospitalisées, hommes plus souvent décédés
À âge comparable, les femmes sont plus souvent hospitalisées après une chute que les hommes, avec un taux standardisé de 1 342 pour 100 000 en 2024, contre 978 pour 100 000 chez les hommes. En revanche, la mortalité liée à une chute est plus élevée chez les hommes, avec 165 décès pour 100 000 contre 124 chez les femmes.
La dynamique d’augmentation de la mortalité en lien avec une chute a été un peu plus rapide chez les femmes entre 2020 et 2024, avec une progression moyenne de + 3,2 pour 100 000 par an, contre + 2,6 chez les hommes.
Des effets saisonniers et territoriaux
Les taux d’hospitalisation et de mortalité liés aux chutes sont plus élevés en hiver qu’en été, et le taux mensuel de mortalité le plus haut de toute la période 2015-2024 a été observé en décembre 2022. Santé publique France évoque notamment un possible lien avec les conditions climatiques hivernales et les épidémies saisonnières.
Sur le plan géographique, les disparités régionales restent marquées. En 2024, les taux d’hospitalisation et de mortalité les plus élevés se retrouvent notamment dans le Grand Est, la Normandie, la Bretagne et l’Auvergne Rhône-Alpes. Pour les hospitalisations, certaines régions ont connu des hausses particulièrement fortes entre 2019 et 2024, comme les Pays de la Loire (+ 55,7 %), l’Auvergne Rhône-Alpes (+ 37,5 %) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 25,8 %).
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