13/03/2026
Avec le gras, il y a à boire et à manger ! L’énigme de la semaine dernière met en évidence la nécessité de consommer quotidiennement des aliments gras. Oui, mais pas n’importe lesquelles…
Ce qui est sûr, c’est que les lobbies sucriers, aux États-Unis puis au-delà, ont lourdement soudoyés plusieurs scientifiques pour que ceux-ci désignent les aliments gras seuls responsables des maladies cardio-vasculaires. Ce qui est sûr, c’est que cette propagande tronquée impacte encore nos pensées, jusqu’à influencer les pouvoirs publics, dont l’Éducation Nationale, afin de cacher les méfaits des boissons et aliments sucrées sous alibi des matières grasses !
Ce qui est tout aussi sûr, c’est que de très nombreux aliments industriels contiennent des acides gras dit « trans » en vu d’améliorer leurs textures et leurs durées de conservation… Or, les acides gras « trans » industriels modifient défavorablement les profils lipidiques par inflammation du corps et oxydation du cholestérol : autant de phénomènes physiologiques très favorables à la survenue des maladies cardio-vasculaires ! Oui, comme les produits sucrés, ce gras là ça craint !
Mais où se cache ce vilain gras « trans » ? Dans les margarines, biscuits, viennoiseries, pizzas, frites et autres aliments frits, plats cuisinés et sandwichs sous vide, … Tous ce qui contient des graisses hydrogénées ou estérifiées, sauf si ces mêmes produits sont fabriqués artisanalement avec uniquement des aliments bruts, non transformés par les techniques de l’industrie alimentaire !
Plus subtilement, et en pleine controverse scientifique actuelle, certaines autres matières grasses sont mises au banc pour corruption de notre santé ! Il s’agirait des graisses saturées (dont certaines sont des acides gras « trans » naturels, rien à voir avec les « trans » industriels) : viandes, produits laitiers, notamment. Mais la chose n’est pas clair et il est même prouvé qu’un fromage de chèvre ou de brebis est bénéfique pour notre flore intestinale, tout comme une viande ou du beurre issus d’animaux en pâtures et nourries au foin l’hiver (« fin gras » du Mezenc ou le Beaufort d’Alpage ou encore le beurre « Gaborit »… ).
A l’opposée, d’autres matières grasses sont portées aux nues pour leurs bienfaits potentielles : ce sont les acides gras mono ou polyinsaturés, globalement présents dans les huiles ou graisses végétales. Mais, outre la vertu incontestable de l’huile d’olive pressée à froid, de l’avocat sobre en eau qui ne vient pas de l’autre bout du monde et des noix de Grenoble bien de chez nous, l’affaire n’est pas si simple concernant ce type de graisses ! D’autant, qu’elles doivent répondre à un équilibre compliqué entre les acides gras oméga 6 et oméga 3 : mais cela vaudra bien une autre énigme…
A ce stade, le score ce résume ainsi : « Graisses » 2 / « Sucres » 1 !