10/12/2025
La nécessité de la préservation de la paix pour un développement durable en Guinée – Enfin, la réalisation du 4ᵉ rêve est possible
Article initialement publié le 20/10/2013. Légèrement révisé pour intégrer les ambitions du « 4ᵉ rêve ».
Le 28 septembre 1958, le peuple de Guinée marquait d’une empreinte indélébile l’histoire contemporaine en disant NON à la Communauté française. Guidés par la conviction que « nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage » (A.S.T.), les Guinéens mettaient fin à presque un siècle de domination coloniale.
Ce vote massif fit rêver des millions de peuples opprimés à travers le monde et ouvrit la voie au premier rêve, celui d’un épanouissement national sous le leadership du Président Ahmed Sékou Touré (RIP).
Mais, comme toute œuvre humaine, ce rêve fut brisé, miné par les adversaires internes et externes du progrès national.
En 1984, un second rêve renaît sous le Président Lansana Conté. Cependant, la liberté retrouvée se transforma en libertinage, en désordre institutionnel et en libéralisme sauvage. L’État fut fragilisé jusqu’à frôler l’effondrement, et la Guinée devint, sur les rives de Kaloum, un terrain fertile pour les réseaux mafieux et le narco-trafic.
Le 28 septembre 2009, sous le CNDD, la désintégration de l’État culmina tragiquement avec le massacre d’un peuple qui ne réclamait que la démocratie. Une page sombre, douloureuse… mais qui ouvrit une transition vers l’espoir.
En 2010, l’élection du Professeur Alpha Condé introduisit enfin la troisième étape du rêve démocratique, malgré des obstacles persistants :
un vote largement ethnique,
une montée du communautarisme,
une démocratie encore fragile,
une justice perçue comme permissive.
Les élections législatives du 28 septembre 2013 en furent la preuve, reflétant un pays en quête de repères plutôt qu’une maturité politique. La société guinéenne, traversée de crises politiques, économiques, sociales et morales, devait – et doit toujours – entreprendre une autocritique profonde, dépassant les clivages ethniques, religieux ou partisans.
C’est dans les institutions, et non dans la rue, que doivent s’exprimer les divergences, surtout dans un État encore en construction.
Mais ce troisième rêve fut finalement brisé, le 5 septembre 2021, après des signaux de détresse ignorés.
L’arrivée du CNRD, sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya, a ouvert une nouvelle trajectoire, marquée par des projets ambitieux tels que Simandou 2040. Pour la première fois depuis l’indépendance, la perspective du 4ᵉ rêve, celui d’une Guinée prospère et moderne, semble réellement atteignable.
La responsabilité historique de la jeunesse
La jeunesse guinéenne porte une responsabilité décisive dans cette nouvelle phase. Dans un monde globalisé où les petites nations n’ont plus droit à l’erreur, les querelles ethniques et les divisions ne peuvent mener qu’à la marginalisation.
Le moment est venu pour elle de :
dépasser les clivages,
défendre la paix,
s’engager dans la construction d’un État solide,
préparer le futur de la Nation.
Puissent ces mots ne pas tomber dans l’oubli.
Cette fois-ci, le rêve est réellement permis.
Que Dieu bénisse la Guinée.
Auteur : S. Diakité