17/01/2026
Ville de Deshaies (GUADELOUPE).
À LEROUX, UNE CITOYENNE ALERTE, DES PLAISANCIERS DÉRAPENT : QUAND LA BAIGNADE DÉRANGE PLUS QUE LES BATEAUX...
LA PLAGE DE LEROUX, RÉPUTÉE POUR SON CALME, son caractère familial et sa fréquentation locale, se retrouve aujourd’hui au centre d’une polémique révélatrice d’un malaise persistant sur le littoral guadeloupéen. En cause : quatre catamarans mouillés à quelques mètres du rivage, au milieu des baigneurs, enfants compris.
L’AFFAIRE DÉBUTE APRÈS LA DIFFUSION, SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX, D’UNE VIDÉO PUBLIÉE PAR NELLY FRANCIUS, CITOYENNE GUADELOUPÉENNE. Les images, largement relayées, montrent une situation jugée par beaucoup anormale et dangereuse, relançant une question récurrente :
JUSQU’OÙ LA PLAISANCE PEUT-ELLE S’IMPOSER DANS DES ZONES CLAIREMENT DÉDIÉES À LA BAIGNADE ?
Une situation inhabituelle sur la plage de Leroux qui se trouve dans le quartier de ferry à Deshaies. Pour de nombreux habitants, la présence de bateaux si proches du sable constitue une rupture avec l’usage habituel de la plage.
LEROUX, SUR LA CÔTE SOUS LE VENT, N’A JAMAIS EU VOCATION À DEVENIR UNE ZONE DE MOUILLAGE, encore moins un espace partagé entre nageurs et embarcations.
Les préoccupations exprimées sont claires :
● Risques pour la sécurité des baigneurs, notamment des enfants.
● Questions d’hygiène et de pollution à proximité immédiate.
● Occupation de l’espace public maritime dans une zone traditionnellement dédiée à la baignade.
ALERTER … PUIS ENCAISSER.
Sur les plateformes numériques, de nombreux riverains et habitués de la plage apportent leur soutien à NELLY FRANCIUS. MAIS TRÈS VITE, LE TON CHANGE...
CERTAINS PLAISANCIERS RÉAGISSENT DE MANIÈRE AGRESSIVE ET INSULTANTE, VISANT DIRECTEMENT LA CITOYENNE PLUTÔT QUE LE FOND DU PROBLÈME.
Parmi les propos relevés (partiellement censurés) :
« T’AS QU’À ALLER TE BAIGNER AILLEURS, P** »*
« VOUS ÊTES TOUS DES C**, LA MER EST À TOUT LE MONDE »*
« ENCORE UNE QUI VEUT FAIRE CH** AVEC SON TÉLÉPHONE »*
Ces attaques verbales illustrent un mépris assumé pour les baigneurs locaux, et plus largement pour toute remise en question de pratiques pourtant discutables.
VICTIMISATION ET CONFUSION.
Face aux critiques, certains plaisanciers se posent en victimes, allant jusqu’à évoquer des accusations de rejet ou de discrimination. Pour de nombreux habitants, cette lecture est hors sujet...
LE DÉBAT NE PORTE NI SUR l’ORIGINE DES PLAISANCIERS, NI SUR UNE QUELCONQUE HOSTILITÉ IDENTITAIRE, MAIS BIEN SUR l’USAGE DE l’ESPACE PUBLIC MARITIME ET LA SÉCURITÉ DANS UNE ZONE DE BAIGNADE FAMILIALE.
Une problématique nationale, récurrente, qui ne peut être disqualifiée par des arguments qui n’y sont pas liés.
CAMILLE PELAGE ET LE “MOUILLAGE TEMPORAIRE ” : UNE NOTION JURIDIQUEMENT FLOUE.
La polémique s’inscrit aussi dans un contexte politique, après la diffusion d’une lettre ouverte de CAMILLE PELAGE, 5ᵉ VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DE LA GUADELOUPE, dans une affaire SIMILAIRE À MARIE-GALANTE, déjà dénoncée par d’autres médias.
Dans ce document, l’élu affirme que le mouillage temporaire ne constituerait pas une infraction, tant qu’il ne s’inscrit pas dans la durée.
MAIS CETTE POSITION APPELLE UNE PRÉCISION ESSENTIELLE :
Les autorités locales ou préfectorales ne peuvent définir une durée de mouillage que dans les zones où le mouillage est préalablement autorisé.
Autrement dit, l’absence d’interdiction générale ne vaut pas autorisation implicite, encore moins dans une zone de baignade familiale non identifiée comme zone de mouillage.
Dès lors, une question centrale demeure sans réponse :
QU’APPELLE-T-ON RÉELLEMENT UN “MOUILLAGE TEMPORAIRE ” ?
Pour les usagers de Leroux, la position est claire :
il ne s’agit pas de discuter d’heures ou de jours, mais bien de refuser le principe même du mouillage, temporaire ou non, à proximité immédiate de la plage.
DES TOLÉRANCES AILLEURS, DES USAGES RADICALEMENT DIFFÉRENTS :
Sur la côte sous le vent, certaines zones sont souvent citées pour justifier une tolérance du mouillage. Mais ces comparaisons sont jugées trompeuses par les riverains :
● À MALENDURE, l’espace maritime est largement occupé par les activités nautiques et de plongée ; de nombreux locaux n’y vont plus pour se baigner, tant les usages ont changé.
● AU BOURG DE DESHAIES, la baignade est rare, l’eau étant peu propice à cet usage, et la zone servant principalement de point d’accostage.
● LA PLAGE DE LEROUX n’est ni MALENDURE, ni le BOURG DE DESHAIES : c’est une plage essentiellement utilisée pour la baignade, par les familles et les enfants, sans vocation nautique particulière.
UNE RESPONSABILITÉ POLITIQUE CLAIREMENT POSÉE.
Après LEROUX, après MARIE-GALANTE, la même polémique revient sans cesse en Guadeloupe. Aujourd’hui, ce sont moins les citoyens qui interrogent que le silence et la tiédeur des responsables publics.
LA QUESTION EST DÉSORMAIS POSÉE À :
• LA PRÉFECTURE de la Guadeloupe, et AU PRÉFET THIERRY DEVIMEUX.
• La MAIRIE DE DESHAIES, directement concernée par la plage de Leroux.
• Plus largement, aux ÉLUS RÉGIONAUX ET LOCAUX, appelés à sortir de l’ambiguïté.
DE PLUS EN PLUS DE VOIX RÉCLAMENT UNE RÈGLE SIMPLE ET LISIBLE :
Interdire clairement le mouillage à proximité immédiate des plages de baignade, sans distinction de durée.
À défaut de décision claire, CE NE SONT NI LES PLAISANCIERS NI LES CITOYENS QUI TRANCHERONT, mais l’usure, la colère et les tensions... Une responsabilité que les élus ne pourront pas éternellement esquiver.
MERCI DE LIKER ET PARTAGER AFIN QUE LES ÉLUS RÉAGISSENT ENFIN...
Photo en pièce jointe : Les embarcations en cause sont bien celles qui étaient présentes à Leroux ; l’image n’illustre pas la distance exacte du mouillage, mais leur présence avérée dans la zone de baignade...
SIYONAJ INFOS
17/01/2026. 17h22