Fanm an sante

Fanm an sante Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Fanm an sante, Rue Brice Aine # 30, Jeremie.

23/12/2020

2020 pa manke anpil tan pou li fini. Kouman ou vle finil? Kouman ou vle kòmanse 2021? Chak moun gen pou reponn Kesyon sa yo. Antouka m konnen nan moman sa gen de gwo dezisyon kap pran. Pran dezisyon pou jere sante ou kapab se youn nan yo. Ou kapab fè tèt ou kado sa.
Map pwofite remèsye tout moun ki te pran yon ti tan pase Cremed pou konsiltasyon jinekolojik nan 2020 sa. M swete nou tout jwaye Noel e Bòn ane.
Sonje Dr St-Jean OBGN pa ou la la pou ede ou ak tout pwoblèm jinekolojik ou ka genyen.Jis relem nan 37575872 oubyen pase Cremed,ri Brice Aine #30.
N.B Medam pa kite maladi fè la dènye sou nou pòt klinik jinekolojik Cremed ouvè pou nou.

13/11/2020

Kò ou se tankou yon veyikil. Fòk tout tan wap tyeke si pa gen pwoblèm. Nenpòt siy ou santi se kouri kay doktè. Gen dwa se yon alèt li ba ou. Si sa pèsiste sa ka vin pi grav.
Medam pa ret tann nou malad pou nou al wè jinekolog. Pi bonè se granm maten.
Sonje Dr St-Jean,OBGN, toujou la pou tout pwoblèm jinekolojik ou genyen. Jis relem nan 37575872.

11/11/2020

Chak kilè règ ou vini? kilè ou ovile? Eske ou konnen lè ou ovile? Kisa ou remake?Medam si nou pa ka reponn kesyon sa yo klè konnen nou poko ka fè pitit.
Si ou gen pwoblèm pou ou ovile pa ret chita lakay ale vit prese prese kay yon jinekolog.
Sonje Dr St-Jean OBGN la pou nenpòt pwoblèm jinekolojik ou genyen.Pa neglije relem nan 37575872 oubyen pase Cremed, Ri Brice Ainé #30.

03/11/2020

Quand l'ovulation a-t-elle lieu ?
La durée du cycle menstruel peut varier d'une femme à l'autre et d'un cycle à l'autre. Elle est en général comprise entre 23 et 35 jours. L'ovulation a généralement lieu 12 à 16 jours avant le début des règles suivantes. De nombreuses femmes pensent souvent que l'ovulation se produit le jour 14, mais ce n'est qu'une estimation moyenne. La plupart des femmes ovuleront en réalité un autre jour de leur cycle menstruel, et cela pourra également varier d'un cycle à l'autre. En réalité, 46 % des cycles menstruels varient de sept jours ou plus2.

Certaines femmes disent ressentir une légère douleur au moment de l'ovulation, mais beaucoup ne sentent absolument rien ; il n'existe aucun autre signe physique d'ovulation. Pour concevoir, il est important d'avoir des rapports sexuels pendant vos jours fertiles ; si vous voulez savoir quand sont ces jours les plus fertiles, il est important de connaître votre corps et les cycles menstruels qui vous sont propres.

03/11/2020

Il arrive parfois que certaines femmes n'ovulent pas tous les mois, et cela peut être dû à plusieurs raisons. Si vos cycles durent généralement plus de 35 jours, il est possible que vous n'ovuliez pas régulièrement, voire que vous n'ovuliez pas du tout. La majorité des femmes qui n'ovulent pas et qui ne sont pas enceintes peuvent souffrir du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Le SOPK est une pathologie innée et peut empêcher l'ovulation (la libération d'un ovule) de manière régulière et constante. Ces femmes peuvent également présenter de l'acné à l'âge adulte ou une augmentation de la pilosité au-dessus de la lèvre supérieure ou sous le menton. Sur les échographies, il est possible d'observer de nombreux petits kystes au sein des ovaires ; ils resteront de petite taille. D'autres pathologies pouvant empêcher l'ovulation comprennent un mauvais fonctionnement de la thyroïde (hypothyroïdie), une production élevée de prolactine (hyperprolactinémie) ; des troubles de l'ovulation peuvent également être observés au cours de la période précédant la ménopause (périménopause). Si vous avez l'impression que vous n'ovulez pas régulièrement, veuillez consulter votre médecin.
Apprenez-en davantage sur l'anovulation.

20/10/2020

Sè dènye tan mwen fè yon konsta ki fèm poze anpil kesyon. M reyalize majorite medam ki fin akouche oubyen opere genyen pwoblèm anemi pandan gwosès la.
Mwen konn tande pawòl sa se ka petèt youn nan koz yo : sim pran fè yo preskrim yo bb a ap vin twò gwo.
Medam map ankouraje nou toujou pran medikaman fè doktè an preskri ou lan lap bon pou nou anpil.
Sonje depi ou se fanm ansent Dr St-Jean OBGN pa ou la ka swiv gwosès lan pou ou, jis relem nan 37575872 oubyen pase Cremed, Ri Brice Aine # 30.

17/10/2020

Présentation des infections vaginales
Par Oluwatosin Goje , MD, MSCR, Cleveland Clinic, Lerner College of Medicine of Case Western Reserve University
Dernière révision totale sept. 2019| Dernière modification du contenu sept. 2019
Aux États-Unis, les infections vaginales représentent l’une des causes les plus fréquentes de consultation des femmes, soit des millions de consultations par an.

Les infections vaginales sont dues à des micro-organismes, mais les femmes peuvent prendre des précautions, comme porter des sous-vêtements amples et absorbants, pour réduire le risque d’infection.
Les infections provoquent généralement des pertes avec des démangeaisons, des rougeurs et parfois une sensation de brûlure et des douleurs.
Le médecin examine un échantillon de pertes provenant du vagin ou du col de l’utérus pour vérifier la présence de micro-organismes qui provoquent ces infections.
Le traitement dépend de la cause.
Les infections vaginales comprennent :

Vaginose bactérienne
Vaginite à Trichomonas
Infections à levures (candidose)
Les infections vaginales peuvent provoquer des pertes vaginales, une gêne et une mauvaise odeur vaginale. Cependant, ces symptômes n’indiquent pas obligatoirement la présence d’une infection. Ils peuvent être dus à d’autres pathologies affectant le vagin. Par exemple, l’utilisation de produits chimiques ou autres produits (tels que des produits d’hygiène, des bains moussants, des lessives, des mousses et gels contraceptifs, et des sous-vêtements synthétiques) peut irriter le vagin et entraîner pertes et gêne. L’inflammation qui s’ensuit est appelée vaginite non infectieuse (inflammatoire).

Une perte vaginale peut être provoquée par un trouble qui affecte d’autres organes reproducteurs, plutôt que le vagin. Par exemple, une perte peut être due à certaines maladies sexuellement transmissibles telles qu’une infection à Chlamydia ou une gonorrhée. Les bactéries qui causent ces maladies peuvent s’étendre du vagin au col de l’utérus (partie inférieure étroite de l’utérus qui conduit au vagin) et à l’utérus, entraînant une annexite. L’herpès génital, qui peut provoquer des vésicules sur la vulve (la partie qui entoure l’orifice vaginal), au niveau du vagin et sur le col de l’utérus, peut également provoquer des pertes vag
Causes
Les infections vaginales peuvent être provoquées par des bactéries, des levures et d’autres micro-organismes.

Certaines conditions augmentent les risques d’infection :

Abaissement du taux d’acidité (élévation du pH) des sécrétions vaginales : lorsque l’acidité vaginale est réduite, le nombre de bactéries protectrices (lactobacilles) présentes habituellement dans le vagin diminue, tandis que le nombre de bactéries qui provoquent une infection augmente, ce qui entraîne parfois une vaginose bactérienne.
Manque d’hygiène : lorsque la sphère génitale n’est pas maintenue propre, le nombre de bactéries augmente, et cela accentue la probabilité d’infections bactériennes.
Sous-vêtements étroits et peu absorbants : ce type de sous-vêtements peut retenir l’humidité, ce qui favorise le développement de bactéries et de levures.
Lésions tissulaires : si les tissus pelviens sont lésés, les défenses naturelles du corps sont affaiblies. Les lésions peuvent provenir de tumeurs, d’une intervention chirurgicale, d’une radiothérapie ou d’anomalies structurelles telles que des malformations congénitales ou des fistules. Les fistules sont des connexions anormales entre les organes qui peuvent, par exemple, permettre au contenu de l’intestin (dont les bactéries) de pénétrer dans le vagin.
Irritation : l’irritation des tissus vaginaux peut provoquer des fissures ou des ulcères, qui laissent dès lors les bactéries et les levures pénétrer dans la circulation sanguine.
Certaines causes spécifiques d’infections vaginales sont plus fréquentes dans certaines tranches d’âge.

Enfants
Chez les petites filles, les infections vaginales sont généralement provoquées par des bactéries provenant de l’anus. Ces bactéries peuvent se déplacer jusqu’au vagin lorsque les fillettes, et notamment celles âgées de 2 à 6 ans, s’essuient de l’arrière vers l’avant ou ne se nettoient pas correctement la sphère génitale après avoir déféqué. Le passage des mains sur la sphère génitale, notamment si les petites filles ne se lavent pas les mains après avoir déféqué, peut également occasionner le passage de ces bactéries vers le vagin. Le passage des mains est souvent une réponse au prurit.

L’introduction d’un corps étranger (comme un jouet ou du papier toilette) dans le vagin constitue une autre cause fréquente d’infections vaginales chez l’enfant.

Les abus sexuels sont une autre cause possible. Les maladies sexuellement transmissibles, y compris celles qui provoquent des infections vaginales, peuvent se propager lors des abus sexuels.

Les oxyures peuvent également provoquer des infections vaginales.

Le saviez-vous ?
Les petites filles peuvent être atteintes d’une infection vaginale lorsqu’elles s’essuient de l’arrière vers l’avant, car cela provoque un déplacement des bactéries de l’anus vers le vagin.
Femmes en âge de procréer :
les variations hormonales survenant avant et pendant les règles ou lors d’une grossesse peuvent augmenter le pH du vagin, tout comme les douches vaginales fréquentes, l’utilisation de spermicides et le sperme. L’élévation du pH encourage le développement de bactéries, qui provoquent l’infection.

Le fait de garder des tampons trop longtemps peut provoquer des infections, probablement parce que les tampons créent un environnement humide et chaud, propice au développement des bactéries et qu’ils peuvent également irriter le vagin.

Le saviez-vous ?
Souvent, les douches vaginales suppriment les bactéries qui protègent normalement le vagin, augmentant dès lors le risque d’infection.
Femmes ménopausées :
après la ménopause, les taux d’œstrogènes diminuent. Cette baisse provoque l’amincissement et la sécheresse du vagin, qui devient alors plus fragile. Des fissures ou des ulcères peuvent se former, laissant pénétrer les bactéries ou les levures. D’autre part, l’acidité du vagin diminue, ce qui augmente le risque d’infection.

Les femmes qui souffrent d’incontinence urinaire ou qui sont alitées peuvent avoir des difficultés à maintenir une sphère génitale propre. L’irritation causée par l’urine et les selles peut provoquer une infection.

TABLEAU
Certaines infections vaginales icon
Symptômes
En règle générale, les infections vaginales provoquent des pertes vaginales. Ces pertes diffèrent des pertes normales, car elles sont généralement accompagnées d’un prurit, de rougeurs et parfois d’une sensation de brûlure ou de douleurs au niveau de la sphère génitale. Les pertes peuvent avoir une odeur de poisson. L’aspect et la quantité des pertes vaginales tendent à varier en fonction de la cause. Toutefois, différents troubles peuvent parfois provoquer des pertes similaires.

Le prurit peut gêner le sommeil. Certaines infections peuvent rendre les rapports sexuels douloureux et provoquer des mictions douloureuses et plus fréquentes.

Dans de rares cas, les replis cutanés autour de l’orifice vaginal et de l’urètre ont tendance se coller les uns sur les autres (adhérences).

Néanmoins, les symptômes sont mineurs ou inexistants.

Diagnostic
Examen clinique
Examen et analyse d’un échantillon de l’écoulement et/ou du liquide provenant du col de l’utérus
Les petites filles ou les femmes qui ont des pertes vaginales accompagnées d’un prurit ou qui présentent d’autres symptômes vaginaux, tels que rougeur, sensation de brûlure, ou douleurs pendant les rapports sexuels, doivent consulter un médecin.

Antécédents médicaux
Afin de déterminer les causes possibles, le médecin interroge la femme sur ses pertes (si existantes), sur les causes possibles des symptômes, ainsi que sur ses habitudes en matière d’hygiène intime. Le médecin peut poser à la femme des questions concernant les sujets suivants :

Utilisation de lotions ou de crèmes (dont les remèdes de grand-mère) pour soulager les symptômes
Date d’apparition des pertes vaginales
Éventuelle association à un prurit, à une sensation de brûlure, à une douleur ou à des ulcérations de la sphère génitale
Date de survenue par rapport aux règles
Caractère intermittent ou chronique des pertes
Antécédents de pertes anormales, et si oui, réponse au traitement prescrit
Méthodes contraceptives passées et actuelles
Apparition de la douleur après un rapport sexuel
Antécédents d’infections vaginales
Présence de symptômes chez le partenaire sexuel
Le médecin questionne la femme sur l’éventualité de maladies sexuellement transmissibles. Par exemple, il peut être demandé à la femme si elle est sexuellement active, et si oui, si elle a plusieurs partenaires. Ces informations permettent au médecin de déterminer si d’autres personnes doivent également être traitées.

Examen clinique et analyse
Un examen gynécologique est pratiqué. Lors de l’examen du vagin, le médecin prélève un échantillon de pertes vaginales, si présentes, avec un coton monté. Cet échantillon sera examiné au microscope. À partir des informations recueillies lors de cet examen, le médecin peut généralement déterminer si la cause relève d’une vaginose bactérienne, d’une infection à Trichomonas, d’une vaginite ou d’une infection par des levures.

Généralement, le médecin utilise également un coton pour prélever un échantillon de pertes au niveau du col de l’utérus. L’échantillon est analysé pour la recherche de maladies sexuellement transmissibles.

Afin de déterminer l’extension de l’infection au pelvis, le médecin vérifie l’utérus et les ovaires en introduisant l’index et le médius, protégés par un gant, dans le vagin, tout en exerçant une pression à la partie inférieure de l’abdomen avec l’autre main. Lorsque cette manœuvre entraîne une douleur significative ou en cas de fièvre, cela indique la présence probable d’autres foyers infectieux.

Évaluation des petites filles
Si une petite fille souffre d’une vaginite à Trichomonas, le médecin l’examine afin de déterminer si un abus sexuel pourrait en être la cause.

Prévention
Mesures de prévention :

La prévention des infections repose en partie sur l’hygiène de la sphère génitale qui doit être propre et sèche. Il est recommandé de se laver tous les jours à l’aide d’un savon doux sans parfum (savon à base de glycérine par exemple), de se rincer et de se sécher avec soin
Après avoir uriné ou déféqué, le fait de s’essuyer d’un mouvement d’avant en arrière permet d’empêcher le passage des bactéries de l’anus vers le vagin
Il est important d’éduquer la petite fille à une bonne hygiène
Porter des vêtements amples et absorbants, tels que des culottes en coton ou doublées en coton, permet une circulation de l’air et le maintien d’une sphère génitale sèche
Utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels et limiter le nombre de partenaires
Il est déconseillé de prendre des douches vaginales fréquentes et d’utiliser des produits d’hygiène intime. Les douches vaginales suppriment les bactéries qui protègent normalement le vagin et augmentent le pH vaginal, favorisant le développement d’infections, y compris d’une annexite.

Traitement
Bonne hygiène
Utilisation d’eau ou de glace pour soulager les symptômes
Si nécessaire, médicaments pour soulager le prurit
Les mesures préventives, telles que le maintien d’une sphère génitale propre et sèche, participent également au traitement des infections. Il est recommandé d’éviter les savons parfumés ou forts et les produits topiques inutiles (tels que les déodorants utilisés pour l’hygiène intime).

Parfois, on peut atténuer la douleur et le prurit en appliquant une poche de glace ou des compresses froides sur la sphère génitale ou en réalisant un bain de siège froid (avec ou sans bicarbonate de soude ou sels d’Epsom). Ce bain doit être pris en position assise, les régions a***e et génitale plongées dans l’eau. Asperger la sphère génitale avec de l’eau tiède contenue dans une bouteille d’eau peut aussi soulager les douleurs et les démangeaisons.

Si ces mesures ne soulagent pas les symptômes, il faut alors employer des médicaments. Les antihistaminiques administrés par voie orale permettent de soulager le prurit. Ils induisent également une somnolence et peuvent être utiles si les symptômes ont une incidence sur le sommeil.

Le traitement spécifique dépend de la cause.

17/10/2020

Gen yon move abitid mwen wè medam yo ap pran m toujou di yo se pa bon. Depi yo wè yon gratel oubyen yo wè yo dlo blanch yo kouri pran amox oubyen yo achte menm medikaman doktè a te preskri yo dènye fwa yo te gen enfeksyon.
Medam tande gen plizyè jèm ki ba ou enfeksyon. Pa kouri pran medikaman san ou pa konnen ki jèm ki lakoz.
Li tap preferab ke ou ale wè yon jinekolog. Sonje Dr St-Jean OBGN la pou ede ou. Depi ou gen enfeksyon pa neglije pase Cremed, Ri Brice Aine # 30 oubyen… Afficher la suite

14/10/2020

Endométriose
ar James H. Liu , MD, UH Cleveland Medical Center, Case Western Reserve University
Dernière révision totale févr. 2019| Dernière modification du contenu févr. 2019
Dans l'endométriose, du tissu endométrial fonctionnel s'est implanté dans le pelvis hors de la cavité utérine. Les symptômes dépendent de la topographie des implantations et peuvent consister en des dysménorrhées, des dyspareunies, une infertilité, une dysurie et des douleurs lors de la défécation. La gravité des symptômes n'est pas liée au stade de la maladie. Le diagnostic repose sur la visualisation directe et parfois sur la biopsie, habituellement réalisée lors d'une cœlioscopie. Le traitement repose sur les anti-inflammatoires, les médicaments qui bloquent la fonction ovarienne et la croissance du tissu endométrial, l'exérèse chirurgicale avec l'ablation sélective des lésions endométriosiques et, en cas d'atteinte sévère, s'il n'y a plus de désir d'enfant, l'hystérectomie seule ou hysterectomie plus salpingo-ovariectomie bilatérale.
L'endométriose est habituellement limitée aux zones péritonéales ou séreuses des organes pelviens, principalement les ovaires, les ligaments larges, le cul-de-sac de Douglas et les ligaments utérosacrés.
Les sites moins fréquents comprennent les trompes de Fallope, les surfaces séreuses de l'intestin grêle et du côlon, les uretères, la vessie, le vagin, le col de l'utérus, les cicatrices chirurgicales et, plus rarement, le poumon, la cavité pleurale et le péricarde.
L'hémorragie des lésions péritonéales peut initier un processus inflammatoire stérile suivi d'un dépôt de fibrine et de la formation d'adhérences, ce qui induit finalement une distorsion des surfaces péritonéales cause de douleurs au niveau des organes et d'anomalies de l'anatomie pelvienne.
La prévalence rapportée est variable mais elle est probablement d'environ
6 à 10% chez toutes les femmes
25 à 50% chez les femmes infertiles
75 à 80% chez les femmes souffrant de douleurs pelviennes chroniques
L'âge moyen au diagnostic est de 27 ans, mais l'endométriose peut apparaître également à l'adolescence.
Étiologie et physiopathologie
L'hypothèse la plus largement acceptée pour la physiopathologie de l'endométriose est que des cellules endométriales migrent de la cavité utérine pendant les règles pour s'implanter par la suite en des sites ectopiques. Un reflux de sang menstruel à travers les trompes est fréquent et pourrait être à l'origine des cellules endométriales dans la cavité péritonéale; le système lymphatique ou circulatoire peut transporter des cellules endométriales vers des sites distants (p. ex., à la plèvre).
Une autre hypothèse est celle d'une métaplasie cœlomique: l'épithélium cœlomique est transformé en glande ressemblant à de l'endomètre.
À l'examen microscopique, les implants endométriosiques comprennent des glandes et un stroma utérin, identiques à l'endomètre normal. Ces tissus contiennent des récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone et de ce fait, croissent, se différencient et saignent en fonction des fluctuations du taux des hormones ovariennes pendant le cycle menstruel; de plus, ces tissus peuvent produire des œstrogènes et des prostaglandines. Les implants peuvent devenir autonomes ou régresser, ce qui peut se produire pendant la grossesse (probablement en raison de taux de progestérone élevés). En fin de compte, les implants provoquent l'inflammation et augmentent le nombre de macrophages activés et la production de cytokines pro-inflammatoires.
L'augmentation de l'incidence chez les apparentées au 1er degré des femmes qui souffrent d'endométriose suggère que l'hérédité joue un rôle.
Dans l'endométriose sévère avec anomalie anatomique du pelvis, le taux d'infertilité est élevé, probablement parce que le trouble anatomique et l'inflammation perturbe les mécanismes de capture de l'ovocyte, la fertilisation de l'ovocyte et le transport tubaire.
Certaines patientes présentant une endométriose minime et aucune distorsion pelvienne sont également stériles; les raisons de cette infertilité sont peu claires mais peuvent comprendre les raisons suivantes:
Incidence accrue de syndrome des follicules lutéinisés non rompus (ovocyte piégé)
Augmentation de la production de prostaglandine péritonéale ou de l'activité des macrophages péritonéaux qui peut altérer la fonction des spermatozoïdes et des ovocytes
Endomètre non réceptif (en raison d'un dysfonctionnement de la phase lutéale ou d'autres anomalies)
Les facteurs de risque potentiels de l'endométriose sont
Antécédents familiaux de parents au 1er degré atteints d'endométriose
Grossesse tardive ou nulliparité
Ménarche précoce
Ménopause tardive
Cycles menstruels raccourcis (< 27 jours) avec des règles abondantes et prolongées (> 8 jours)
Malformations du canal de Müller
Exposition au diéthylstilbœstrol in utero
Les facteurs de protection potentiels semblent être
Naissances multiples
Allaitement prolongé
Ménarche tardif
Utilisation de contraceptifs oraux à faible dose (continue ou cyclique)
Exercice régulier (en particulier si commencé avant l'âge de 15 ans, si pratiqué > 4 h/semaine, ou les deux)
Symptomatologie
Des douleurs cycliques pelviennes de la ligne médiane, en particulier les douleurs précédant ou pendant les règles (dysménorrhées) et pendant les rapports sexuels (dyspareunie), sont typiques et peuvent être évolutives et chronique (durée > 6 mois). Les masses annexielles et l'infertilité sont également typiques. Une cystite interstitielle avec douleur sus-pubienne ou pelvienne, pollakiurie et incontinence par impériosité est fréquente. Des métrorragies sont possibles.
Certaines femmes qui ont une endométriose sévère sont asymptomatiques; alors que d'autres qui présentent des formes minimes ont des douleurs invalidantes. Une dysménorrhée est un indice diagnostique important, en particulier si elle apparaît après plusieurs années de règles relativement indolores. Les symptômes diminuent ou disparaissent souvent pendant une grossesse.
Les symptômes peuvent être différents en fonction de la localisation des lésions.
Gros intestin: douleurs à la défécation, météorisme abdominal, diarrhées ou constipation, ou rectorragies pendant les règles
Vessie: dysurie, hématurie, douleur sus-pubienne (en particulier pendant la miction), pollakiurie, urgenturie ou une association de ces signes
Ovaires: un endométriome peut se former (masse ovarienne kystique de 2 à 10 cm contenant du vieux sang) qui rarement peut se rompre, entraînant alors une douleur abdominale aiguë et des symptômes péritonéaux
Structures annexielles: formation d'adhérences annexielles, aboutissant à la formation d'une masse ou d'une douleur pelvienne
Structures extrapelviennes: vague douleur abdominale (parfois)
Le toucher vaginal peut s'avérer normal mais peut retrouver un utérus rétroversé et fixé, des ovaires augmentés de volume ou douloureux, des masses ovariennes fixées, une cloison rectovaginale épaissie, une induration du cul-de-sac vaginal postérieur, des nodosités des ligaments utérosacrés et/ou des masses annexielles. Exceptionnellement, des lésions sont visibles au niveau de la vulve ou du col, dans un cul de sac vaginal, au niveau de l'ombilic ou sur des cicatrices chirurgicales.
Diagnostic
Visualisation directe, généralement au cours d'une laparoscopie pelvienne
Parfois, biopsie
Le diagnostic d'endométriose est suspecté sur des symptômes typiques. Un diagnostic erroné de maladie inflammatoire pelvienne, d'infection des voies urinaires ou de syndrome du côlon irritable est fréquent. Des cultures négatives du col et/ou de l'urine doivent évoquer la possibilité d'une endométriose. Mais le diagnostic d'endométriose doit être confirmé par visualisation directe et parfois par une biopsie, habituellement faite par cœlioscopie parfois par laparotomie, examen vaginal, sigmoïdoscopie ou cystoscopie. La biopsie n'est pas nécessaire, mais les résultats peuvent confirmer le diagnostic.
L'aspect macroscopique (p. ex., clairs, rouges, bruns, noirs) et la taille des implants varient pendant le cycle menstruel. Cependant, typiquement, des zones d'endométriose du péritoine pelvien sont ponctuées de points rouges, bleus ou brun-violacés de > 5 mm de diamètre. Sur le plan microscopique, des glandes endométriales et un stroma sont généralement présents. Les éléments stromaux en l'absence d'éléments glandulaires indiquent une variante rare de l'endométriose appelée endométriose stromale.
L'imagerie (p. ex., échographie) n'est pas spécifique ou acceptable pour le diagnostic. Cependant, elle montre parfois l'importance de l'endométriose et peut ainsi être utile pour contrôler le trouble une fois le diagnostic établi.
Le taux de cancer antigen 125 peut être élevé, mais ce taux n'est généralement ni utile au diagnostic, ou à la prise en charge, ni spécifique.
Pièges à éviter
Evoquer une endométriose en cas de douleur pelvienne cyclique persistante, en particulier si les cultures d'urine et/ou cervicales sont négatives.
Des examens complémentaires pour d'autres troubles d'infertilité peuvent être indiqués.
La classification par stades de l'endométriose permet d'établir une stratégie thérapeutique et à évaluer la réponse au traitement. Selon l'American Society for Reproductive Medicine, l'endométriose peut être classée en grade I (minime), II (modérée), III (moyenne) ou IV (grave), en se basant sur les éléments suivants
Nombre, emplacement et profondeur des implants
Présence d'endométriomes et d'adhérences filmogènes ou denses (voir tableau Stades de l'endométriose)
TABLEAU
Stades de l'endométriose icon
Un endometriosis fertility index (indice de fécondité endométriosique) a été développé chez les femmes souffrant d'infertilité associée à une endométriose; ce système peut permettre de prédire les taux de grossesse après divers traitements. Les facteurs utilisés pour noter l'indice de fécondité endométriosique comprennent
L'âge de la femme
Le nombre d'années où elle a été infertile
Les antécédents ou absence de grossesses antérieures
Le score de moindre fonction pour les trompes de Fallope, les fimbria et les ovaires
Les scores de l'American Society for Reproductive Medicine endometriosis (lésion et totaux)
Traitement
AINS pour les douleurs
Médicaments pour supprimer la fonction ovarienne
Résection ou ablation chirurgicales sélectives du tissu endométriosique, avec ou sans médicaments
Hystérectomie abdominale totale avec ou sans salpingo-ovariectomie bilatérale, si la maladie est grave et la patiente n'a plus de désir de grossesse
Le traitement médical symptomatique commence par des analgésiques (habituellement des AINS) et des contraceptifs hormonaux. Les traitements plus radicaux doivent être choisis en fonction de l'âge, des symptômes de la patiente, du désir de conserver sa fertilité et de l'extension de la maladie.
Le traitement chirurgical conservateur de l'endométriose est l'excision ou l'ablation des implants endométriosiques et l'élimination des adhérences pelviennes au cours de la laparoscopie.
Les médicaments et la chirurgie conservatrice sont principalement utilisés pour contrôler les symptômes. Chez la plupart des patientes, l'endométriose récidive dans les 6 mois à 1 an après l'arrêt des médicaments, sauf si la fonction ovarienne est définitivement et complètement supprimée. L'endométriose peut également récidiver après une chirurgie conservatrice.
L'hystérectomie abdominale totale avec ou sans salpingo-ovariectomie bilatérale est considérée le traitement radical de l'endométriose. Elle permet de prévenir les complications, elle modifie l'évolution de la maladie et soulage les symptômes; cependant, l'endométriose peut récidiver.
Traitement médicamenteux
Les médicaments qui bloquent la fonction ovarienne inhibent la croissance et l'activité des implants endométriosiques. Les suivants sont couramment utilisés:
Contraceptifs oraux combinés continus
Les médicaments suivants ne sont habituellement utilisés qu'en cas de contre-indications aux contraceptifs oraux combinés ou quand le traitement par les contraceptifs oraux combinés est inefficace:
Progestatifs
Agonistes et antagonistes de la gonadotropin-releasing hormone (GnRH)
Danazol
TABLEAU
Médicaments utilisés pour traiter l'endométriose icon
Les agonistes de la GnRH suppriment temporairement la production des œstrogènes par les ovaires; cependant, le traitement est limité à ≤ 6 mois parce qu'à long terme ce traitement peut entraîner une perte osseuse. Si le traitement dure > 4 à 6 mois, un progestatif ou un bisphosphonate peut être utilisé en même temps (en tant qu'add-back thérapie) pour minimiser la perte osseuse. Si l'endométriose récidive, les femmes peuvent devoir être traitées à nouveau.
L'antagoniste de la GnRH elagolix supprime également la production d'œstrogènes par les ovaires. Il est disponible en 2 doses différentes; la dose la plus élevée est disponible pour traiter la dyspareunie ainsi que d'autres symptômes de l'endométriose. L'utilisation à long terme peut entraîner une perte osseuse. Si le traitement dure > 6 mois, un progestatif peut être utilisé en même temps (en tant qu'add-back thérapie) pour minimiser la perte osseuse.
Le danazol est un androgène synthétique qui inhibe l'ovulation du fait de son action antigonadotrope. Cependant, ses effets indésirables androgènes limitent son utilisation.
Les contraceptifs oraux combinés administrés en continu ou de manière cyclique après le traitement médical avec danazol ou avec les agonistes de la GnRH peuvent ralentir l'évolution de la maladie et sont justifiés chez la femme désirant retarder une grossesse.
Le traitement médicamenteux ne modifie pas le taux de fécondité chez la femme atteinte d'endométriose minime ou légère.
Chirurgie
Dans la plupart des cas d'endométriose modérée à sévère, le meilleur traitement consiste à éliminer ou effectuer l'exérèse du plus grand nombre possible de foyers tout en restaurant l'anatomie pelvienne et en préservant autant que possible la fertilité. Les implants endométriosiques superficiels peuvent être excisés. Des implants profonds et étendus doivent être excisés.
Les indications spécifiques de la chirurgie et de l'hystérectomie laparoscopiques comprennent les suivantes
Douleur pelvienne modérée à sévère qui ne répond pas aux médicaments
Présence d'endométriomes
Adhérences pelviennes importantes
Obstruction des trompes de Fallope
Désir de maintenir la fertilité
Douleur pendant les rapports
Les lésions sont généralement retirées par laparoscopie; les lésions péritonéales ou ovariennes peuvent parfois être excisées ou électrocoagulées, ou, rarement, vaporisées au laser. Les endométriomes doivent être supprimés parce leur élimination prévient la récidive plus efficacement que le drainage. Après ce traitement, les taux de fertilité sont inversement proportionnels à la gravité de l'endométriose. Si la résection est incomplète, des agonistes de la GnRH sont parfois administrés au cours de la période périopératoire, mais que ces médicaments augmentent ou non le taux de fécondité est incertain. La résection cœlioscopique des ligaments utérosacrés par électrochirurgie ou laser peut diminuer l'intensité des douleurs pelviennes médianes.
L'endométriose rectovaginale, la forme la plus sévère de la maladie, peut être traitée par les traitements habituels de l'endométriose; cependant, une résection coloscopique ou une intervention chirurgicale peuvent être nécessaires pour prévenir l'occlusion du côlon.
L'hystérectomie avec ou sans conservation ovarienne doit généralement être réservée aux patientes qui ont des douleurs pelviennes modérées à sévères, qui ne désirent plus de grossesse et qui préfèrent un traitement radical. L'hystérectomie est effectuée pour éliminer les adhérences ou les implants qui adhèrent à l'utérus ou au cul-de-sac. Si chez des femmes de < 50 ans, une hystérectomie avec salpingo-ovariectomie bilatérale est pratiquée, un traitement œstrogénique substitutif doit être proposé (p. ex., pour prévenir les troubles ménopausiques). De plus, un progestatif prescrit de manière continue et en concomitance (p. ex., acétate de médroxyprogestérone 2,5 mg par voie orale 1 fois/jour) est souvent recommandé, car si l'œstrogène est administré seul, le tissu résiduel peut se développer, induisant une récidive. Si les symptômes persistent après salpingo-ovariectomie chez les femmes de > 50 ans, un traitement progestatif continu seul (noréthindrone acétate 2,5 à 5 mg, acétate de médroxyprogestérone 5 mg par voie orale, 1 fois/jour, progestérone micronisée 100 à 200 mg par voie orale au coucher) peut être essayé.

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Jeremie

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