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🎭 Cas psychologique — Quand tout s’effondre autour de luiMotif de consultation :Violences verbales conjugales, état dépr...
28/12/2025

🎭 Cas psychologique — Quand tout s’effondre autour de lui

Motif de consultation :
Violences verbales conjugales, état dépressif aigu, ruminations suicidaires (idée de pendaison), distraction involontaire, vécu traumatique lié à la mort de sa mère, survenue le même jour où il apprend la grossesse de son épouse.

1. Présentation clinique

Le patient se présente dans un état psychique marqué par une intense souffrance. Le clinicien observe une humeur dépressive, une labilité émotionnelle, une tension interne manifeste et un discours cohérent malgré une fatigabilité perceptible. Les idées suicidaires sont rapportées de manière spontanée, avec un scénario précis (pendaison), sans passage à l’acte antérieur, mais avec une charge affective élevée.

Les comportements de violence verbale relatés s’inscrivent dans un tableau de détresse plutôt que dans un profil antisocial. Ils semblent émerger d’impulsions mal régulées, associées à des angoisses d’abandon et une difficulté à mentaliser ses émotions.

La mort de sa mère est vécue comme un effondrement narcissique majeur. La simultanéité avec l’annonce de la grossesse de son épouse crée un conflit psychique profond : vie/mort, continuité/disparition, transmission/perte.

2. Histoire personnelle et développementale

Le parcours du patient s’enracine dans une enfance marquée par l’instabilité et la violence. Séparation parentale précoce, retour d’un père violent qui utilisait son fils comme vecteur de destructivité envers la mère, menaces, climat anxiogène permanent. Par moments, il a fugué et vécu dans la rue, avant d’être ramené dans un foyer jamais réellement sécurisant.

Ce vécu établit un terrain propice aux troubles de l’attachement, à une hypervigilance émotionnelle, à une représentation du lien mêlée d’amour et de peur, et à des difficultés à s’auto-apaiser.

Le père, figure agressive, et la mère, figure souffrante, constituent un binôme traumatique internalisé. La disparition récente de la mère réactive ces dynamiques archaïques, ravivant un sentiment d’impuissance et de solitude radicale.

3. Histoire sociale et affective

La relation amoureuse actuelle a débuté sous un mode idéalisé : passion, complicité, sentiment d’avoir enfin trouvé un espace stable. Rapidement pourtant, un décalage apparaît : le patient dit chercher une partenaire « amie », « collègue », disponible psychiquement. Il attribue à son épouse une forme de désengagement affectif liée à l’utilisation excessive de son téléphone.

La jalousie exprimée n’est pas tant liée à un scénario infidèle qu’à un besoin d’être reconnu, regardé, existé dans le lien. Le téléphone devient symbole de rivalité, d’abandon et de non-réponse affective.

Son réseau de soutien est extrêmement limité : un ami mot**d avec qui il partage ses peines, et une cousine avec qui il échange ponctuellement. Le reste est silence, isolement, ruminations nocturnes. Le deuil de la mère amplifie cet isolement, renforçant un sentiment de vacuité relationnelle.

4. Contexte de vie actuel

Ressources relationnelles faibles. Soutien familial quasi absent. Le couple reste son point d’ancrage principal, mais aussi le lieu de tensions, de méfiance et d’incompréhension. Les réveils nocturnes en larmes témoignent d’une intériorité saturée de tristesse et de dettes affectives non métabolisées.

Le patient affirme se sentir parfois mieux en isolement, ce qui traduit à la fois un besoin de retrait protecteur et un risque de repli dépressif.

5. Analyse clinique formelle
Diagnostic différentiel (DSM-5)

Les éléments suivants convergent vers un tableau pathologique complexe :

1. Épisode dépressif majeur, avec caractéristiques sévères, sans symptômes psychotiques.
– Humeur dépressive marquée
– Anhédonie
– Idées suicidaires récurrentes
– Altération du fonctionnement social
– Troubles du sommeil (réveils nocturnes)
– Ralentissement psychique subjectif

2. Trouble de stress post-traumatique (TSPT) — probable.
Lié au traumatisme chronique de l’enfance + réactivation brutale par la mort de la mère.
– Hypervigilance
– Ruminations
– Réactivité émotionnelle élevée
– Sentiment de menace constante dans le lien

3. Trouble de l’adaptation avec humeur anxiodépressive — en diagnostic associé.
En lien avec la grossesse de son épouse et les changements perçus dans la relation conjugale.

4. Traits de personnalité évitante/dépendante (non pathologiques mais significatifs).
Suggérés par la peur de la solitude, la recherche extrême de validation affective, la difficulté à réguler ses émotions.

6. Lecture psychodynamique

La dynamique centrale tourne autour :

• du deuil impossible, où la perte de la mère réactive la perte d’un amour inconditionnel jamais réellement reçu ;
• d’un conflit interne entre abandon et agressivité, hérité du père violent et d’un modèle relationnel où l’amour est confondu avec la souffrance ;
• d’une faille narcissique, où le téléphone de l’épouse symbolise un rappel traumatique du « non-regard » parental ;
• d’une difficulté à mentaliser, laissant la place à des passages à l’acte verbaux lorsque la charge émotionnelle dépasse sa capacité de contenance.

Le su***de par pendaison évoque un scénario d’effacement total, un retour à zéro : un fantasme de rupture avec un monde qui l’a constamment malmené.

7. Orientation thérapeutique et outils d’intervention

Approche recommandée : thérapie intégrative, articulant sécurité, régulation émotionnelle et travail du trauma.

Priorités immédiates :
• Sécurisation : évaluer le risque suicidaire chaque séance.
• Psychoéducation sur la dépression, les mécanismes de stress et la régulation émotionnelle.
• Travail de stabilisation avant toute exploration trauma.

Outils pragmatiques
– Techniques d’ancrage et de respiration pour les pics émotionnels.
– Identification et restructuration des pensées automatiques liées à l’abandon (travail cognitif).
– Approche centrée sur la mentalisation pour limiter les interprétations erronées.
– Thérapie des schémas (schémas d’abandon, de méfiance/maltraitance).
– EMDR ou thérapie du trauma lorsque la stabilisation est suffisante.
– Soutien conjugal ultérieur, uniquement après stabilisation individuelle.

Objectifs thérapeutiques
– Réduire les symptômes dépressifs et les risques suicidaires.
– Restaurer un sentiment interne de sécurité.
– Repenser la relation conjugale à partir d’un espace régulé.
– Réintroduire une continuité affective et identitaire malgré le deuil.











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16/12/2025

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🎭 Cas psychologique — Quand le Moi se fissure…Et si nous prenions un instant pour penser cette clinique ensemble ?Une fe...
16/12/2025

🎭 Cas psychologique — Quand le Moi se fissure…

Et si nous prenions un instant pour penser cette clinique ensemble ?

Une femme de 37 ans se présente en consultation dans un état de grande vulnérabilité psychique. D’emblée, elle décrit un vécu d’insécurité permanente, accompagné d’une agitation incessante : elle se déplace continuellement, incapable de rester en place, encore moins seule. Elle rapporte parler à voix haute sans s’en rendre compte, comme si sa pensée débordait du cadre interne pour tenter de se maintenir en vie.

Son quotidien est marqué par des troubles du sommeil sévères, une perte d’appétit, un état fébrile persistant. Elle évoque des idées de persécution, des hallucinations, et surtout une expérience troublante : par moments, elle dit se reconnaître, se sentir “elle-même”, puis soudain, cette familiarité disparaît. Elle ne se reconnaît plus. Elle se sent étrangère à elle-même.

Ce qui l’angoisse le plus n’est pas tant ce qu’elle voit ou entend, mais ce sentiment de discontinuité intérieure, comme si son identité ne tenait plus qu’à un fil. Rester seule devient insupportable. L’autre est nécessaire, vital, presque comme un point d’ancrage contre la chute.

LECTURE CLINIQUE FORMELLE

Sur le plan sémiologique, le tableau évoque une désorganisation psychique aiguë : agitation psychomotrice, soliloquies, idées paranoïdes, hallucinations, troubles neurovégétatifs et altération du sentiment d’identité. Ces éléments orientent vers une décompensation sévère, possiblement de nature psychotique ou dissociative.

La présence de fièvre impose une vigilance particulière : toute hypothèse strictement psychologique doit rester conditionnelle à l’exclusion d’une cause somatique ou toxique. Cliniquement, on ne peut ignorer la possibilité d’un état confusionnel ou d’un épisode psychotique aigu nécessitant une prise en charge médicale rapide.

EXPLORATION PSYCHODYNAMIQUE

D’un point de vue psychodynamique, cette clinique évoque un effondrement des fonctions de contenance du Moi. La pensée ne parvient plus à se symboliser silencieusement ; elle s’extériorise sous forme de paroles non adressées, comme une tentative désespérée de maintenir une cohérence interne.

La fluctuation entre reconnaissance et méconnaissance de soi suggère une fragilité narcissique profonde, possiblement réactivée par un événement déclencheur non encore verbalisé. Les idées paranoïdes peuvent être comprises comme une défense contre l’angoisse de morcellement : projeter la menace à l’extérieur permet de donner une forme à ce qui, sinon, serait un chaos interne sans visage.

Le refus de la solitude témoigne d’une défaillance des objets internes sécurisants. Sans l’autre, le sujet ne se tient plus psychiquement. L’identité devient relationnelle, dépendante, fragile.

APPROCHE PRAGMATIQUE ET OUTILS THÉRAPEUTIQUES

Dans ce type de situation, la priorité n’est pas l’interprétation, mais la stabilisation.

Sur le plan immédiat, une orientation psychiatrique urgente est indiquée, accompagnée d’un bilan somatique. Le travail psychologique en cabinet doit se centrer sur des fonctions de contenant externe : cadre clair, présence stable, interventions simples et ancrées dans l’ici-et-maintenant.

LES OUTILS MOBILISABLES À CE STADE RELÈVENT DE :
• techniques d’ancrage sensoriel,
• soutien du repérage temporel et spatial,
• réduction de la stimulation et de l’agitation,
• verbalisation courte, rassurante, structurante.

Le travail psychothérapeutique en profondeur ne pourra être envisagé qu’après stabilisation, avec pour objectifs ultérieurs la mise en sens de l’épisode, la reconstruction de la continuité identitaire et le renforcement des capacités de régulation émotionnelle.

PISTES DE RÉFLEXION CLINIQUE

Ce cas nous rappelle que certaines souffrances ne sont pas d’abord des conflits à interpréter, mais des structures à soutenir. Avant de comprendre, il faut parfois simplement empêcher que le sujet ne se perde.

👉 Comment penser l’accompagnement psychologique quand le Moi vacille ?
👉 Où placer la frontière entre urgence psychiatrique et travail psychothérapeutique ?
👉 Comment être un repère sans devenir un appui fusionnel ?












🎭 Cas psychologique — Quand le corps rappelle l’histoire…Et si l’on s’arrêtait un instant sur le parcours d’Enriette, 27...
12/12/2025

🎭 Cas psychologique — Quand le corps rappelle l’histoire…

Et si l’on s’arrêtait un instant sur le parcours d’Enriette, 27 ans ?

Depuis plusieurs mois, elle décrit des épisodes de souffle court, des palpitations fulgurantes, des tremblements incontrôlables et des maux de tête qui surgissent sans préavis. À première vue, on parle d’anxiété. Mais, au fond, son histoire raconte bien plus qu’un simple état nerveux.

Élevée dans un foyer marqué par les violences conjugales, Enriette a grandi dans une atmosphère où chaque bruit pouvait annoncer une tempête. À dix ans, après la séparation de ses parents, elle est confiée à son père. Un homme dont les accès de colère tombaient sur elle avec d’autant plus de force qu’elle ressemblait à sa mère. Le corps d’une enfant devient alors le miroir involontaire des blessures conjugales de ses parents.

Plus t**d, elle revient vivre chez sa mère avec son petit frère. Un soulagement apparent, mais une vigilance intérieure toujours à son maximum. Elle se transforme en sentinelle silencieuse : protectrice, attentive, prête à amortir les tensions. Une parentification émotionnelle qui a laissé son empreinte.

Adulte, Enriette se décrit comme « antisociale ». Pas dans le sens clinique du terme, mais dans le sens d’un retrait défensif. Elle a appris très tôt que s’attacher expose, que se montrer rend vulnérable. S’éloigner devient alors une stratégie de survie. La solitude, un territoire maîtrisable.

Pourtant, elle est aujourd’hui en couple, fiancée, et déterminée à mener une vie qu’elle n’a jamais vue modélisée autour d’elle. Mais chaque proximité réveille un écho ancien : son système nerveux, resté en position d’alerte, confond l’amour présent avec la menace passée. Les crises physiologiques surgissent comme des répliques d’un séisme ancien.

🧠 Comment comprendre cela cliniquement ?

Les symptômes d’Enriette s’articulent autour d’un terrain psychotraumatique, d’un attachement insécure, et d’une hyperactivation du système nerveux autonome. Son corps fonctionne comme s’il vivait encore dans l’enfance : prêt à fuir, à se figer, ou à encaisser.

Psychodynamiquement, elle porte l’héritage d’identifications traumatiques :
– celle de l’enfant qui anticipe la colère,
– celle de la fille qui doit ressembler à sa mère sans en avoir les outils,
– celle de la grande sœur qui tient debout pour deux.

Ses difficultés relationnelles actuelles traduisent moins un désintérêt social qu’une tentative de contrôler la menace de l’autre. Le couple, lui, devient une arène où se rejoue malgré elle le vieux conflit : se rapprocher ou se protéger ?

🧩 Comment l’accompagner ?

Le travail thérapeutique avec Enriette vise à reconstruire une sécurité interne que son histoire ne lui a jamais offerte :

• stabiliser la physiologie : respiration, ancrage, cohérence cardiaque ;
• diminuer l’hypervigilance corporelle ;
• revisiter l’histoire traumatique sans s’y perdre (EMDR, thérapie sensorimotrice, thérapie centrée sur l’attachement) ;
• l’aider à différencier son partenaire actuel de ses figures parentales ;
• restaurer la capacité à investir le lien sans percevoir la proximité comme une menace.

L’objectif final ? Qu’elle puisse vivre son présent sans que son corps la ramène constamment dans son passé.

👉 Et vous, comment percevez-vous les dynamiques psychiques qui se rejouent chez une adulte ayant grandi dans un environnement où le danger était la norme ?
















🎭 🧠 Cas psychologique — Analyse clinique formelle, psychodynamique et TCCIdentité du patient:Femme, 35 ans, infirmière s...
11/12/2025

🎭 🧠 Cas psychologique — Analyse clinique formelle, psychodynamique et TCC

Identité du patient:
Femme, 35 ans, infirmière sage-femme en arrêt prolongé de travail.

1. Présentation des symptômes actuels

La patiente se présente en entretien dans un état d’activation psychophysiologique élevé :
– panique quasi permanente,
– palpitations fréquentes,
– tension artérielle instable,
– anxiété généralisée,
– stress massif,
– peur anticipatoire,
– irritabilité et difficultés à réguler la colère.

En séance, sa posture est révélatrice d’une detresse tonique : tête penchée dans la main, regard fuyant, larmoiement imminent. Le discours demeure néanmoins cohérent, organisé, et adapté au cadre d’un entretien semi-structuré.

Elle exprime clairement son souhait : se libérer de ses réactions paniques, stabiliser sa tension émotionnelle, apprendre à gérer sa colère, retrouver un fonctionnement quotidien autonome.

2. Histoire personnelle et développementale (axe psychodynamique)

La patiente est la cadette d’une fratrie de deux. Le contexte affectif de l’enfance est marqué par une rivalité précoce : le père manifestait une préférence pour l’aînée, générant un sentiment durable d’infériorité et de non-légitimité. Elle se décrit comme ayant grandi “à côté, jamais suffisante”.

Le lien maternel, lui, était fusionnel. La mort de sa mère, survenue durant la première année de ses études en Sciences Infirmières, constitue un traumatisme fondateur. La cause du décès (crise hypertensive) a inscrit dans son psychisme une peur durable : la tension artérielle est devenue le symbole corporel d’un destin menaçant.

Le système interne qui en découle :
– une angoisse de mort transmise par l’histoire maternelle,
– une hypersurveillance corporo-émotionnelle,
– un mécanisme anxieux centré sur l’anticipation catastrophique (“je pourrais mourir comme elle”).

À cela s’ajoute un deuil jamais pleinement élaboré, laissant place à une vulnérabilité émotionnelle étendue.

3. Histoire sociale et affective

Sur le plan amoureux, la patiente présente une trajectoire marquée par l’abandon et la déception. Son premier amour est parti à l’étranger pour se mettre en couple avec une autre. Le traumatisme amoureux s’ajoute à celui de l’enfance : elle garde en mémoire l’idée d’être remplaçable.

Dans sa relation actuelle, son mari accorde la priorité à sa famille d’origine, au détriment du couple. Ce déséquilibre relationnel renforce en elle un sentiment d’invisibilité, de solitude affective et d’absence de soutien.

La grossesse non menée à terme, accompagnée de cauchemars récurrents, réactive la peur centrale : perdre, échouer, se retrouver seule.

Elle décrit aussi une série de ruptures amicales fréquentes, suggérant un schéma relationnel où l’attente de loyauté n’est pas satisfaite, menant à des déceptions répétées.

4. Situation actuelle

La patiente est en surcharge de rôles :
– soutien pour sa sœur,
– soutien pour son père,
– prise en charge de sa fille de 6 ans,
– absence de relais conjugal.

Elle a quitté son poste d’infirmière en raison de sa tension artérielle et de malaises fréquents, souvent survenant sur son lieu de travail. La peur de “reproduire l’échec” l’empêche désormais de postuler : évitement fonctionnel massif.

Le tableau général évoque une anxiété généralisée sévère, exacerbée par un stress chronique, un traumatisme relationnel ancien, et un deuil non résolu.

5. Hypothèses psychodynamiques

Le fonctionnement semble organisé autour de :
– une angoisse archaïque d’abandon,
– une culpabilité diffuse liée à la mort maternelle (“elle est partie au moment où je commençais ma vie d’adulte”),
– un conflit interne entre l’idéal du moi (fort, soignant, disponible) et le moi réel (épuisé, débordé),
– un besoin intense de reconnaissance jamais satisfait dans l’enfance.

Les symptômes cardiorespiratoires apparaissent comme un langage corporel du traumatisme, une mise en scène physiologique de l’angoisse de mort transmise de mère à fille.

6. Hypothèses cognitivo-comportementales

Le fonctionnement anxieux est entretenu par :

Pensées automatiques dysfonctionnelles :
– “Je vais tomber malade comme ma mère.”
– “Si je travaille, je vais m’effondrer.”
– “Je ne suis soutenue par personne.”
– “Je dois tout gérer, sinon tout s’écroule.”

Comportements de maintien :
– évitement professionnel,
– hypervigilance corporelle,
– dramatisation interne silencieuse,
– inhibition émotionnelle suivie d’accès de colère,
– surresponsabilisation dans les relations familiales.

Schémas cognitifs probables :
– schéma d’abandon,
– schéma de défaillance,
– schéma de sacrifice de soi,
– schéma d’hyperexigence.

7. Approche thérapeutique recommandée

Une prise en charge intégrative, articulant psychodynamique et TCC, serait adaptée.

Objectifs pragmatiques :
– Réduction des symptômes anxieux et somatiques.
– Déconstruction des pensées catastrophiques.
– Apprentissage de compétences de régulation émotionnelle.
– Extinction de l’hypervigilance liée à la tension artérielle.
– Travail du deuil maternel et de la peur transgénérationnelle.
– Consolidation du moi adulte face aux rôles familiaux écrasants.
– Restauration de l’estime de soi.

Outils thérapeutiques mobilisables :
– psychoéducation sur l’anxiété, le stress et la physiologie de la panique,
– respiration diaphragmatique + cohérence cardiaque,
– restructuration cognitive,
– exposition graduée à la peur de rechute et au retour au travail,
– journal émotionnel et monitoring des déclencheurs,
– thérapie du schéma pour l’abandon et le sacrifice de soi,
– travail transférentiel sur la place de la patiente dans les relations.

La continuité du suivi est recommandée, la patiente étant réceptive et consciente de ses besoins malgré sa fragilité émotionnelle.















🎭 Cas psychologique — Quand la sexualité devient mémoire du traumaEt si l’on s’att**dait un instant sur cette trajectoir...
05/12/2025

🎭 Cas psychologique — Quand la sexualité devient mémoire du trauma

Et si l’on s’att**dait un instant sur cette trajectoire intime où l’histoire sexuelle précoce n’a jamais pu trouver de mots, ni de sens ?

Un homme consulte pour des difficultés conjugales et sexuelles qu’il ne parvient plus à organiser mentalement. Sa vie intime est devenue un terrain où se rejouent des fragments de son passé, parfois à son insu.

L’histoire à l’origine du trouble

Son récit dévoile d’abord une scène fondatrice : autour de 6–7 ans, une adulte de son entourage l’entraîne dans un abus sexuel, assorti d’une interdiction absolue d’en parler. La sexualisation est précoce, clandestine, intégrée sur le mode du secret et de la contrainte.

Vers 13 ans, la sexualité se déploie dans un autre cadre incestuel : des rapports sexuels oraux et masturbatoires avec des cousines, brouillant encore davantage les repères du consentement, du plaisir et de l’intimité.

À l’âge adulte, la sexualité se manifeste de manière dissociée : il lui arrive d’éjaculer sans stimulation, simplement en regardant du p***o, comme si son excitation fonctionnait en circuit fermé. Parfois, l’éjaculation survient lors de situations de frotteurisme accidentel, ce qu’il dit ne pas rechercher mais subir.

Le présent conjugal, saturé d’incompréhensions

La relation avec sa femme est imprégnée de malentendus émotionnels.
Il ne comprend pas pourquoi elle souhaite l’accompagner lorsqu’il sort, comme si elle craignait une perte de contrôle ou d’orientation.

De son côté, elle s’investit dans la sexualité — ma********on sur lui avec crème ou shampoing, jeux érotiques, danse — mais, lorsque l’excitation vaginale survient, elle pleure brutalement, rompant le rapport. Le patient, décontenancé, vit cela comme une incohérence douloureuse.

Un incident a marqué le couple : une éjaculation survenue à l’entrée de l’anus de sa femme. Elle l’a vécu comme une tentative de “vérifier” une supposée pratique sexuelle antérieure. Elle explique que son mari lui a même proposé un examen médical a**l, persuadé, un temps, que son beau-père l’aurait sodomisée.

À un autre moment, inquiet de sa difficulté à ba**er, il sort dans la rue à la recherche de prostituées dans l’espoir qu’un rapport oral “réactive” son excitation.

Le couple se retrouve alors dans une spirale où la sexualité devient terrain d’angoisse, où chacun se sent observé, incompris, et parfois accusé.

Analyse clinique — Une sexualité prise dans un nœud traumatique

Sur le plan clinique, plusieurs éléments s’imbriquent :

• une sexualité fixée sur des circuits précoces, marqués par la contrainte et le secret ;
• une excitation souvent automatique, désarrimée du lien affectif, comme si le corps réagissait tout seul ;
• des comportements impulsifs, parfois à la frontière du passage à l’acte ;
• une angoisse de trahison, quasi paranoïaque, centrée sur la sexualité de sa femme ;
• des interprétations corporelles qui fonctionnent davantage comme des projections traumatiques que comme des lectures de la réalité.

Exploration psychodynamique

Le tableau psychique peut être compris comme un retour du trauma dans la vie sexuelle adulte.
L’abus infantile, interdit de parole, reste enkysté dans le psychisme.
Il crée une sexualité où excitation et danger se superposent.
Trois dynamiques émergent :

1. Excitation automatique et dissociée

L’éjaculation sans contact montre un système de gratification court-circuité, appris très tôt, où le corps répond sans subjectivité. L’excitation devient un réflexe, pas un choix.

2. Sexualité comme gestion de l’angoisse

Le recours au p***o, la tentative de trouver une prostituée, ou les fantasmes de “vérification” expriment une tentative désespérée de maîtriser une sexualité qui lui échappe.

3. Projection de la scène traumatique sur la partenaire

La suspicion autour de l’a**lité de sa femme — jusqu’à fantasmer un inceste avec son beau-père — fonctionne comme une transposition : il cherche chez elle une blessure qu’il n’a jamais pu reconnaître chez lui-même.

Chez sa femme, les pleurs au moment de la lubrification vaginale s’interprètent possiblement comme :
• une réaction anxieuse liée à son propre passé, ou
• une réponse émotionnelle au climat de tension et de vérification constante.

Diagnostic DSM-5 — Hypothèses principales

Diagnostic principal probable

Trouble de stress post-traumatique (PTSD) lié à un trauma sexuel infantile
– symptômes dissociatifs ;
– hyperactivité sexuelle ;
– intrusions sous forme d’excitation involontaire ;
– perturbation de la relation intime ;
– comportements à risque orientés vers la répétition.

Diagnostics différentiels

• Trouble du comportement sexuel compulsif (CIM-11, non DSM-5)
• Trouble obsessionnel-compulsif, thématique sexuelle
• Trouble d’érection d’origine psychique
• Trouble relationnel conjugal (V-code)
• Conduites à tonalité paraphilique, non structurées (frotteurisme non intentionnel, fantasmes intrusifs)

Il n’existe pas d’indice d’une paraphilie organisée, mais plutôt une sexualité perturbée par le trauma.

Approches thérapeutiques — Une stratégie pragmatique

1. Psychothérapie centrée trauma (EMDR, CPT, thérapie des schémas)
Pour réintégrer les souvenirs traumatiques, réduire l’excitation réflexe, et apaiser les projections.

2. Thérapie individuelle psychodynamique
Pour travailler la place du secret, du corps utilisé, de la honte, et du contrôle.

3. Psychoéducation sexuelle et émotionnelle
Comprendre :
– le cycle de l’excitation ;
– le lien corps-émotions ;
– les mécanismes de dissociation.

4. Thérapie de couple
Pour reconstruire un espace de sécurité, clarifier les attentes, désamorcer les soupçons et restaurer le consentement mutuel.

5. Régulation des impulsions
Travail sur les déclencheurs, les sorties compulsives, les scénarios d’urgence.

Réflexion

Un tel scénario met en lumière combien les traces d’un abus infantile peuvent infiltrer la vie adulte, jusqu’à brouiller la perception du désir, du danger et du lien. Accompagner ce patient exige de réparer la mémoire traumatique, de reconstruire un rapport sécurisé au corps, et de redonner une grammaire claire à l’intimité du couple.
















🎭 Cas psychologique — Quand la confiance vacilleUn homme de 34 ans consulte pour un questionnement majeur lié à sa relat...
04/12/2025

🎭 Cas psychologique — Quand la confiance vacille

Un homme de 34 ans consulte pour un questionnement majeur lié à sa relation amoureuse récente. Il est fortement attaché à sa compagne mais vit un profond doute quant à la fidélité de celle-ci. Ce doute s’est accentué après qu’il a découvert, en fouillant son téléphone, plusieurs comportements qu’il interprète comme des preuves tangibles d’une infidélité. Ces découvertes ont mis à mal sa sécurité affective et la confiance essentielle à leur relation.

Sa compagne, consciente des tensions et des souffrances générées, exprime un désir sincère de restaurer la confiance et de bâtir un avenir commun sur des bases solides. Le patient reste toutefois prisonnier de son suspicion, craignant qu’elle lui cache une vérité qui confirmerait ses soupçons.

Analyse clinique et diagnostic

Sur le plan clinique, ce cas s’inscrit dans le cadre d’une problématique relationnelle marquée par la suspicion pathologique, pouvant évoquer un Trouble délirant de type persécuteur (DSM-5 code 297.1) si les doutes s’apparentent à une idée délirante systématisée. Cependant, au vu du contexte, il semble davantage question d’une difficulté anxieuse et obsessionnelle centrée sur la fidélité, sans atteinte délirante majeure.

Le patient manifeste des symptômes anxieux liés à la peur de la trahison et au besoin compulsif de vérifier les faits (fouiller le téléphone), ce qui rapproche la présentation d’un trouble obsessionnel-compulsif sous forme obsessionnelle (TOC) focalisé sur la suspicion (DSM-5 code 300.3). Cette attitude peut provoquer une spirale dysfonctionnelle : la méfiance génère un hypercontrôle, exacerbe la tension relationnelle et alimente les pensées intrusives.

D’un point de vue psychodynamique, ces doutes peuvent être interprétés comme une manifestation de conflits inconscients liés à l’estime de soi et à la peur profonde de l’abandon. Le patient semble enfermé dans un schéma où la confiance est constamment mise à l’épreuve parce que l’insécurité intérieure le pousse à anticiper la trahison comme une sorte de confirmation de ses propres vulnérabilités. La quête de vérité sur l’infidélité serait ainsi aussi une tentative de maîtriser une angoisse diffuse et un sentiment d’impuissance.

Perspectives thérapeutiques

Une approche thérapeutique pragmatique pourrait inclure :
• Thérapie cognitive-comportementale (TCC) : ciblant les pensées obsessionnelles et les comportements de vérification, en proposant des techniques de restructuration cognitive pour apaiser les doutes excessifs et diminuer l’anxiété liée à la méfiance.

• Travail sur la confiance et la communication couple : mise en place d’un espace thérapeutique conjoint pour rétablir un dialogue ouvert, restaurer une transparence émotionnelle et définir des règles communes de respect et de confiance.

• Exploration psychodynamique individuelle : pour comprendre les racines inconscientes de la peur de l’abandon et les mécanismes internes qui entretiennent la suspicion, en abordant les conflits narcissiques et les blessures affectives profondes.

• Techniques de gestion émotionnelle : relaxation, pleine conscience, et exercices de régulation émotionnelle pour accompagner le patient à mieux tolérer l’incertitude et les émotions douloureuses.

Question ouverte

Comment soutenir une dynamique réparatrice quand la peur de la trahison bloque l’évolution affective ? Comment rompre la boucle des soupçons sans imposer de vérité irréfragable ? Cette question centrale engage à la fois la vigilance clinique et la créativité thérapeutique pour préserver la singularité et la complexité de la relation.











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