01/01/2023
Le stress des salades provoque la monté en fleurs et le jardinier doit y faire attention sans quoi elles ne sont pas aptes à la vente. Chez les humains apparemment aussi.
Les grandes civilisations auraient disparu par excès de confort. Je n'en fais pas une règle mais à l'inverse, il est logique de penser que la résilience face à l'oppression, surtout si elle est confortée par un sens tel que l'avènement d'une délivrance messianique constitue un puissant ciment social.
Cette notion selon laquelle, la violence génère son contraire et qu’elle pourrait être justifiée d’un point de vue hautement spirituel est choquante à mes yeux. La partie cachée de l’iceberg est immense comparé à la partie visible.
En effet, si on considère que cette violence est nécessaire pour ses conséquences positives en apparence on oublie facilement ses dégâts à long terme. A l’extrême, ce n’est que récemment que s’expriment les descendants des rescapés de la Shoa. Ces derniers seraient, selon une vision épigénétique, héritiers des énergies émotionnelles bloquées.
On pourrait imaginer que les émotions de souffrance accumulées dans l’inconscient cherchent un passage vers la conscience. Ce passage nécessite pour chaque héritier de cette souffrance, d’ouvrir ce passage à des dimensions suffisantes pour faire circuler ces énergies émotionnelles.
Lorsque ce passage s’ouvre, il s’ouvre aussi pour d’autres. Il est notable par exemple, que les « sorties d’armoire » des homosexuels sont plus facile qu’il y a quelques décennies. De même les victimes de viols ont plus de facilité pour s’exprimer.
Je ne doute pas que ces voies permettent une ouverture de la conscience générale. De même que la question de l’esclavage est perçue différemment à notre époque qu’il y a un millénaire, voire un centenaire.
Ma suggestion est que l’humanité pourrait économiser l’accroissement de conscience autrement que par l’oppression et la souffrance à l’aide d’un investissement éducatif dans un sens très large et global. Cet enseignement ne serait pas étroitement défini car une grande part de ce dernier devra passer par l’émotionnel et non seulement par l’intellect.
La conscience globale tant critiquée par son étiquetage « wokisme » est un début sans doute excessif et maladroit mais il témoigne d’un effort dans le bon sens.