15/05/2026
🦠 Hantavirus des Andes : vigilance sans alarmisme
L’épisode actuel ressemble à l’épidémie en Argentine de 2018, probablement lié à un effet “superspreader”, avec une transmission interhumaine heureusement limitée. Ne pas sous-estimer et ne pas paniquer : c’est le bon équilibre à trouver.
Ce type d’émergence nous rappelle que ces événements ne sont pas des accidents isolés, mais des signaux d’une réalité durable : pression environnementale, déforestation, interactions homme-animal en augmentation.
La coordination internationale a cette fois bien fonctionné, partage rapide de données virologiques et phylogénétiques, alerte OMS efficace. Mais certaines tendances actuelles sur les financements mondiaux fragilisent notre capacité collective à anticiper la prochaine crise.
Les hantavirus illustrent parfaitement les défis One Health : faune, environnement, climat, santé humaine, tout est lié. Le discours avance. Les moyens, moins.
Se préparer, ce n’est pas attendre la prochaine urgence. C’est investir maintenant : recherche, plateformes diagnostiques et vaccinales, collaborations internationales, stratégies One Health opérationnelles.
💉 À l’Institut Pasteur du Maroc, et particulièrement au laboratoire de virologie médicale, ces enjeux sont au cœur de notre mission quotidienne : surveillance, diagnostic, et préparation aux pathogènes émergents.