Cabinet El Bekkaoui

Cabinet El Bekkaoui kinésithérapie

Définition : c’est quoi une névralgie cervico-brachiale ?La névralgie cervico-brachiale est une douleur, dont l’intensit...
04/07/2022

Définition : c’est quoi une névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale est une douleur, dont l’intensité est variable selon le patient, qui part de la nuque et irradie dans le bras. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une douleur unilatérale. La névralgie cervico-brachiale peut s’accompagner dans ses formes les plus sévères d’une paralysie motrice concernant la main et/ou le membre supérieur.

Névralgie cervico-brachiale : symptômes et causes

La névralgie cervico-brachiale se définit par une souffrance au niveau de la racine nerveuse cervicale. La cause la plus fréquente est une hernie discale cervicale impliquant une compression de l’émergence de la racine nerveuse cervicale.



D’autres causes peuvent expliquer l’apparition d’une névralgie cervico-brachiale :

l’arthrose cervicale (cervicarthrose). Celle-ci entraîne une réduction du diamètre du foramen (or***ce par lequel le nerf sort du canal rachidien) où le nerf est comprimé.
Une fracture
une tumeur.


Le symptôme majeur révélateur d’une névralgie cervico-brachiale demeure la douleur. Elle suit le trajet du nerf comprimé. Le patient peut observer dans certaines situations des paresthésies (fourmillements), un manque de force et/ou des troubles de la sensibilité.



Il n’existe souvent pas de position antalgique, avec une douleur permanente. La douleur occasionnée par la névralgie cervico-brachiale peut parfois être confondue par les patients avec un syndrome du canal carpien ou une rupture de la coiffe des rotateurs.

Diagnostic de la névralgie cervico brachiale bilatérale

Examen clinique de la névralgie cervico-brachiale

L’interrogatoire permet de définir l’intensité, le trajet et l’évolution de la douleur. Il recherche des difficultés à accomplir des gestes, la présence de fourmillements ainsi que des troubles moteurs ou sensitifs.

L’examen physique confirme ou non la présence d’un manque de force ou de trouble sensitif. Il évalue les réflexes ostéotendineux et le fonctionnement de la moelle épinière.



Examen(s) d’imagerie

La radiographie standard du rachis cervical peut être normale ou révéler une arthrose cervicale.



L’imagerie par résonance magnétique (IRM) apporte des informations complémentaires sur l’origine de la compression de la racine, ainsi que sur le retentissement éventuel sur la moelle épinière.



Pour mieux étudier la structure osseuse, le scanner du rachis cervical. Il souligne la calcification de la hernie discale cervicale afin de déterminer si une opération chirurgicale s’avère nécessaire. Le scanner permet également de quantifier l’arthrose qui est à l’origine de la compression des nerfs.



Potentiels examens complémentaires

L’EMG est un examen complémentaire pouvant être réalisé par un neurologue.

Névralgie cervico-brachiale : traitements

Traitement médical névralgie cervico-brachiale : que faire ?



Antalgique et antiinflammatoire

Le traitement médical sera variable en fonction du caractère évolutif de la névralgie cervico-brachiale, des symptômes associés et de l’intensité de la douleur. Les médicaments à base d’antalgiques, des anti-inflammatoires ainsi que des relaxants musculaires peuvent être prescrits. Il est également possible pour le patient de porter un collier cervical en mousse dans le but de mettre au repos les muscles de la colonne cervicale.



Infiltration

Les infiltrations rachidiennes de cortisone sont réalisées par un radiologue, sous contrôle scanner ou radiographique.



Rééducation

La rééducation peut y être associée. Elle consiste à renforcer les muscles autour des vertèbres cervicales, à faire des tractions dans l’axe et faire des massages pour diminuer les douleurs induites par les contractures musculaires souvent associées. Aucune manipulation brutale ne doit être faite ni « cracking ».



Traitement chirurgical

En dernier recours, une intervention chirurgicale peut avoir lieu. Elle vise à retirer l’origine du conflit avec le nerf qui est le plus souvent une hernie discale cervicale. Le remplacement du disque opéré est assuré par une prothèse discale cervicale ou une arthrodèse cervicale.

24/02/2022
Déchirure du ligament croisé postérieurDe quoi s'agit-il?Ce ligament est situé dans la partie postérieure et centrale du...
28/01/2022

Déchirure du ligament croisé postérieur
De quoi s'agit-il?

Ce ligament est situé dans la partie postérieure et centrale du genou. Il relie le tibia au fémur. C'est le ligament le plus solide du genou et par conséquent, son atteinte est assez rare.

Une déchirure du ligament croisé postérieur survient le plus souvent dans le cadre d'accident sportif ou d’un traumatisme violent.

Quels sont les symptômes?
Symptômes d'instabilité lors de freinage
Symptômes d'instabilité en descendant les escaliers ou en marchant sur un terrain en pente
Sensation d'instabilité lors de mouvements de pivot, de changements de direction et de mouvements latéraux
Douleurs sur la partie antérieure du genou
Quel est le degré de sévérité des déchirures?
Déchirure partielle : une partie des fibres qui constituent le ligament croisé postérieur est atteinte. Un traitement non chirurgical adapté permet le plus souvent de restituer une bonne stabilité.
Déchirure complète : toutes les fibres qui constituent le ligament son déchirées. Dans ce type de cas, un traitement chirurgical est généralement nécessaire pour réduire l’instabilité du genou.
Comment se déroule le traitement?
Pour poser le diagnostic d'une lésion de ce ligament, le médecin réalise un examen clinique, des radiographies et une IRM. Ce dernier examen permet de voir la présence de lésions associées, desquelles dépendra la stratégie de traitement.

La majorité des lésions du ligament croisé postérieur ne sont que partielles et peuvent guérir sans intervention chirurgicale. Pour une bonne guérison, il est important de poser le diagnostic rapidement puis de respecter un programme de physiothérapie adapté et d’utiliser une attelle spécifique pendant environ 4 mois.

Si la déchirure est complète, un traitement conservateur respectant les principes évoqués ci-dessus est souvent conseillé dans un premier temps. Une prise en charge chirurgicale est cependant souvent nécessaire pour réobtenir une bonne stabilité du genou. L’intervention a pour objectif de reconstruire le ligament à son emplacement exact. Pour cela, nous utilisons le plus souvent des tissus prélevés sur l’opéré lui-même (autogreffe), provenant en général du tendon du quadriceps. Dans le cas de lésions ligamentaires multiples, nous recourons parfois à l’usage d’allogreffe, tissus venant de donneurs. Le nouveau ligament est ensuite mis en place dans l’articulation par l’intermédiaire de petits tunnels osseux, au niveau du tibia et du fémur, qui permettent de faire passer puis de fixer la greffe à l’intérieur de l’articulation. L’intervention est réalisée à l’aide d’une caméra (arthroscopie).

Prise en charge après l’opération
Durée d’hospitalisation : le plus souvent de 2 à 3 jours.
Rééducation : une physiothérapie adaptée est déterminante dans la réussite de la chirurgie. Elle peut être débuté dès le 5e jour après l’opération, à raison de 2 à 3 fois par semaine. Il est important que cette rééducation soit organisée et planifiée avant la chirurgie. Ce point est abordé en consultation préopératoire avec le chirurgien.
Reprise des activités : nous recommandons l'usage d'une attelle spécifique pendant une période de 4 à 6 mois. Durant les 6 semaines qui suivent l’opération, il est recommandé de limiter l’appui à 15 kg sur la jambe opérée. La reprise d'activités sportives avec mouvements latéraux, démarrages brusques et pivots n’est autorisée que vers le 8e mois après l’opération.
La reprise d’une activité professionnelle sédentaire est généralement autorisée dès la 4e semaine après l’opération. Un délai de 4 à 6 mois est d’habitude nécessaire pour le retour à une profession manuelle. Ces délais sont toutefois indicatifs et sont discutés au cas par cas avant l’intervention chirurgicale.

11/10/2021
Périostite tibiale : symptômes et définition La périostite est une inflammation du périoste le long du tibia, ce qui pro...
23/12/2019

Périostite tibiale : symptômes et définition
La périostite est une inflammation du périoste le long du tibia, ce qui provoque une douleur. Le périoste est une membrane qui recouvre l’os. La douleur est généralement située sur la partie interne du tibia, le long de l’insertion du muscle tibial postérieur.

Dans des cas plus rares, elle peut être située sur le rebord externe du tibia. Cet article est adapté à la périostite médiale, donc partie interne du tibia.

Votre douleur est facile à localiser à la palpation. Lorsque vous touchez votre os tibia, cela vous fait tout de suite mal. Dans les cas légers, la douleur apparaît au cours de l’effort puis se calme à chaud ou au fur et à mesure. Dans les cas plus compliqués, elle reste et s’amplifie, vous empêchant de poursuivre l’entraînement.

NB : Si votre douleur est localisée à un seul point précis du tibia et non pas plus étalée, consultez rapidement. Vous pouvez souffrir d’une fracture de fatigue et le traitement n’est absolument pas le même !

Les causes de la périostite
Je vais vous donner les causes principales et les solutions liées à celles-ci :

Une sur sollicitation ponctuelle.
Dans mon expérience, elle se produit le plus souvent chez le sportifs qui augmentent soudainement leur kilométrage d’entrainement (volume), ou l’intensité des séances. Souvent, voyant la prochaine course « objectif » arriver, ils veulent faire beaucoup plus que d’habitude et c’est le drame !

⇒ Solution : Vous allez devoir respecter le traitement que je vais vous donner pour vous soigner. Vous allez diminuer votre charge d’entrainement et stopper les intensités, les côtes et les sprints. En plus vous allez retenir une chose essentielle. Lorsque vous augmentez votre volume d’entrainement, vous ne devez jamais dépasser plus de 10%. Cela signifie que si vous avez l’habitude de faire 40km par semaine, vous pouvez faire 44 maximum la semaine suivante…

Une faiblesse des muscles qui absorbent les contraintes à la course.
Principalement nous pouvons citer le mollet (muscle soléaire, tibial postérieur et le long fléchisseur des orteils). Mais il ne faut pas oublier les muscles des hanches, du bassin et du tronc qui stabilisent cette région et sont indispensables à la course à pied (muscle moyen fessier, grand et petit fessiers, muscles de la sangle-abdomino dorsale).

Ceux qui débutent la course à pied sont particulièrement sujets aux périostites du tibia, car ils n’ont pas développé la force nécessaire dans les muscles de la jambe pour résister à la charge cumulative impliquée dans la course à pied et tous les chocs à chaque foulée.

⇒ Solution : Vous allez pouvoir respecter mon traitement pour développer les bons muscles. Pendant ce temps, vous pouvez courir mais jusqu’à la douleur et pas plus. Et surtout vous n’augmentez pas votre volume d’entraînement tant que nous n’avons pas renforcer votre corps !

Une paire de chaussures inadaptée.
Les chaussures avec une correction intégrée posent de nombreux problèmes et peuvent perturber votre mouvement naturel. Il en est de même avec les chaussures trop rigides et/ou ne présentant pas assez d’amorti et/ou un drop trop important.

⇒ Solution : Ne prenez jamais une chaussure de course à pied avec correction intégrée. Choisissez un modèle universel et si besoin, votre podologue vous fera la correction via des semelles orthopédiques adaptées à votre corps ! Ou il vous conseillera peut-être lui même une correction particulière.

Pour vous sortir de votre périostite, je vous conseille de privilégier une chaussure avec plus d’amorti mais avec la semelle la plus souple possible et l’avant pied assez large (vous ne devez pas être comprimé). Les marques Altra, Salomon, Saucony ou encore Hoka One One ont des modèles intéressants. Gardez votre drop actuel le temps du problème puis diminuer progressivement de 2mm en 2mm jusqu’à 6mm ou moins.

Une mauvaise dynamique de course
Cela s’observe chez ceux qui ont une fréquence de foulées faible (inférieur à 160 foulées par minute) et/ou une attaque talon du pied. Cela peut aussi s’observer chez ceux qui, à l’inverse, courent trop sur l’avant du pied, presque sur la pointe du pied avec qui ne touche jamais le sol.

⇒ Solution : Il est délicat de changer sa foulée rapidement mais le premier réflexe à travailler c’est d’augmenter votre fréquence de foulée entre 165 et 180 foulées par minute sur le plat. Il vous suffit de compter combien de foulées vous faites par minute pour savoir si cela doit être modifié.

Ensuite, commencez par poser votre pied à plat lorsque vous courez, donc pas sur la pointe des pieds ni sur le talon. Gardez le dos droit, tonique et légèrement incliné vers l’avant, le buste est bien plus important qu’on ne le pense en course à pied.

Trop de course à pied sur piste en tartan ou sur bitume.
C’est assez courant. En ce qui concerne le bitume, c’est simple à comprendre, la surface étant trop dure, ce qui renvoie trop de contraintes à votre jambe à chaque pas. La piste en tartan semble augmenter les vibrations, malgré le fait qu’elle semble plus souple et confortable.

⇒ Solution : Laissez le bitume et la piste en tartan pendant votre programme d’exercices et privilégiez l’herbe, les sentiers et les surfaces naturelles souples. Profitez en pour découvrir le trail et découvrir la nature autour de chez vous !!

Bien évidement, les causes s’entrecroisent souvent, d’où l’intérêt de creuser toutes les pistes ! Quoiqu’il en soit, nous allons devoir démarrer le traitement pour soulager et soigner votre périoste tibiale.

Phase 1 du traitement : Soulager votre douleur au tibia.
Ici, le mot d’ordre c’est de ne pas forcer sur la douleur. Vous pouvez donc courir mais sans jamais forcer sur la douleur. Donc vous allez alléger les entrainements. En plus, vous pouvez vous orienter vers les sports portés comme le vélo ou la natation pour maintenir la forme !

• Glacez tous les jours 3 fois 15 minutes sur la zone douloureuse correspondant à votre périostite.

• Massez votre mollet 5 à 10 minutes par jour en insistant sur la zone douloureuse et sur la partie basse du mollet. Vous pouvez utiliser un rouleau de massage comme celui-ci si vous le souhaitez.

• Réalisez l’exercice spécifique de travail excentrique et l’étirement des mollets tous les jours (3 séries de 12 répétitions, 3 séries de 30 secondes d’étirements).

• Évitez les anti-inflammatoires sauf si votre médecin vous en a prescrit.

Pendant cette phase, si vous êtes quelqu’un plutôt raide, vous allez pouvoir en profiter pour vous étirer de façon globale.

Dès que la douleur a fortement diminué, vous pouvez passer à l’étape suivante. Si votre douleur n’a pas franchement diminué après 15 jours, n’insistez pas plus et passer aussi à la phase 2.

Phase 2 : renforcement musculaire (6 semaines)
La durée de cette phase est de 6 semaines minimum. Vous allez continuer la glace et le massage si la douleur est présente et aussi après vos entraînements.

Vous allez pouvoir progressivement augmenter le volume d’entraînement si votre douleur a diminué et toujours sans forcer sur celle-ci. Par exemple, si vous êtes capable de courir 30 minutes avant d’avoir mal, commencez par 30 minutes et chaque semaine voyez si vous pouvez ajouter 5 minutes sans douleur.

Tous les jours vous allez faire l’exercice excentrique et l’étirement de la phase 1. Cette fois-ci, vous allez faire la montée sur une jambe (contrairement à 2 jambes pour la phase 1).

Enfin, 3 fois par semaine, vous allez réaliser les exercices suivants :

• Le gainage abdominal sur 10 à 15 minutes en respectant les exercices et le programme de la vidéo suivante :

• Exercice de triple extension sur une chaise (3 séries de 15 répétitions sur chaque jambe)

• La chaise sur la pointe des pieds avec genoux pliés à 80 degrés (8 séries de 30 secondes)

• Les flexions (squat) sur une jambe, 3 séries de 10 sur chaque jambe.

Ensuite, une fois la douleur disparut, vous allez pouvoir basculer sur une séance de renforcement musculaire spécifique pour la course à pied et qui va prévenir le risque de blessures. Elle renforce aussi votre corps pour mieux tolérer les chocs mais aussi le volume d’entrainement.

La rupture du ligament croisé antérieur. Pour faire simple, les ligaments servent à stabiliser une articulation.En cas d...
15/10/2019

La rupture du ligament croisé antérieur.

Pour faire simple, les ligaments servent à stabiliser une articulation.

En cas d'entorse le ligament est étiré voire rompu.

Les 2 ligaments croisés
le Ligament Croisé Antérieur = LCA (constitué de 2 faisceaux AM antéro médial et PL postéro latéral)
entorse grave = rupture complète d'un ligament (ou bicroisée s'il y a les deux croisés LCA et LCP)
L'élongation d'un ligament croisé peut sembler moins grave qu'une rupture nette mais la stabilité du genou est aussi perturbée
la rupture complète du LCA ne cicatrise pas
10% des LCA rompus se couchent sur le LCP "en nourrice" on dit que le LCA en nourrice sur le LCP n'est pas fonctionnel. Cela ne tiendra pas pour un sport pivot.
une rupture partielle donne son résultat définitif à 2 ans et souvent cette rupture partielle évolue vers une totale mais...il faut garder le moral quand même!
les ruptures partielles du LCA sont plus fréquentes qu'on ne le croit
les lésions des ligaments croisés donnent cliniquement des tiroirs lors du test de Lachman en flexion 30°
Les entorses sont une déformation traumatique du ligament qui va de l'élongation jusqu'à la rupture partielle ou complète.



Ces entorses intéressent tous les ligaments du genou et selon le mouvement et l'énergie qui font la lésion les conséquences sont différentes.



Dans tous les cas il y a une instabilité du genou temporaire car compensée par les muscles ou une instabilité complète ressentie et invalidante même après la rééducation dite pré-opératoire.



1 ) Rééducation d'une rupture du LCA (= rééducation pré-opératoire)


a) Discussion et généralités, vérités, banalités, etc...


Il s'agit d'une rééducation pré-opératoire comme si vous alliez vous faire opérer.

si tout va bien...on n'opère pas!



avant 20 ans c'est certain on opère

entre 20 et 30 ans idem sauf patient non motivé

entre 30 et 40 ans c'est selon l'instabilité et le contexte professionnel sans oublier la motivation

après 40 ans c'est selon la pratique sportive régulière mais surtout selon la gène fonctionnelle et l'instabilité ressentie



Cette rééducation avant l'opération ou sans opération peut donner un genou stable en dehors de la pratique sportive. plus le niveau de sport est élevé ou un sport avec beaucoup de changements de vitesse et direction et plus le besoin chirurgical est important.



Un genou dont le LCA est rompu peut avoir des accidents d'instabilité il faudra consulter un chirurgien orthopédiste.



Le risque de ces accidents d'instabilité qui sont un lâcher de genou ou un ressaut parfois audible est de fissurer le ménisque interne avec la conséquence d'une anse de seau du ménisque (avec blocage mécanique du genou) et donc une chirurgie obligatoire ménisque + LCA.



les lésions du LCA pour les enfants (avant l'age adulte osseux) sont gravissimes avec des ménisques qui ne supportent pas du tout l'instabilité et le tiroir antérieur.



les lésions méniscales chez l'enfant sont d'ailleurs spécifiques comme des laminations... la chirurgie est alors obligatoire MAIS ATTENTION seuls les chirurgiens spécialisés de cette chirurgie de l'adulte par des techniques spécifiques pour les enfants doivent être consultés. le risque pour la croissance osseuse en est la cause.



b) laximétrie : examen par le GNRB (société genouRob) ou télos radiologique
la laxité est évaluée comparativement par un TELOS radiologique ou par le KT1000 manuel voire par le GNRB...cette machine est cependant l'avenir pour tester et différencier les ruptures partielles ou totales du LCA)
publication SFA (dec.2011)
Pour les instabilités...


La chirurgie a inventé la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (et postérieur : voir la page dédiée au LCPostérieur CLIQUEZ ICI ).



Il s'agit d'une reconstruction en lieu et place du ligament croisé rompu avec les même caractéristiques anatomiques et mécaniques que l'ancien.



La qualité de la reconstruction et le placement exact du néoligament déterminent la mobilité de l'articulation et surtout la stabilité du genou.



D'où l'intérêt de trouver un chirurgien expérimenté qui fait "beaucoup" de genoux



La motivation du patient est obligatoire. C'est une rééducation assez longue qui peut se moduler selon la pratique sportive ou le quotidien du patient.



ATTENTION cependant : la sécurité sociale française ne tolère que 40 séances de rééducation après l'opération, il faut ensuite que votre kiné "argumente" pour avoir l'accord de la prescription renouvelée. Partout dans le monde les patients vont en salle de sport pendant une année complète sans surveillance du kiné. c'est moins couteux certes mais moins rigoureux.



Ce contrôle de la sécu ne va pas dans l'intéret du patient qui, à seulement 40 séances, n'est pas en mesure de reprendre son activité sportive, ce pour quoi il a été opéré.



En comptant 3 séances par semaine cela fait 10 semaines soit moins de 3 mois après l'opération...

on est loin de la reprise sportive sans risque



Le sportif occasionnel doit retrouver un genou quasi identique au coté sain à 10% près c'est à dire 90% et plus de la force de même pour les sauts sur un pied et les amplitudes



Le professionnel lui est assez suivi avant et après l'opération pour savoir quel est le niveau antérieur et où est son objectif. celà ne concerne que peu de monde.


Objectifs de cette rééducation pré-opératoire


récupération d'une bonne qualité de contraction = verrouillage du quadriceps

extension complète non négociable
retour de la force du quadriceps et des ischios jambiers
travail des sauts si besoin pour pouvoir courir de nouveau


arrêt de l'attelle "qui fait boiter" et des béquilles (décision kiné/chirurgien)
il existe de nombreux tests fonctionnels par les sauts : triple hop test, one jump test. la bonne exécution de ces tests est un paramètre de retour en sécurité au sport. en cas de non réussite le risque de blessure est très important

Séance type à la phase attelle et genou gonflé, non opéré : progression


travail de l'extension et de la force pour enlever rapidement l'attelle et les 2 béquilles
1 béquille si besoin du coté opposé au genou blessé (seul le Dr HOUSE a le droit de porter la béquille du même coté que la jambe blessée)
on garde l'attelle si les ligaments latéraux sont touchés sinon la force et l'extension suffisent pour avoir un genou permettant la marche correcte
et c'est parti pour les squats sur 2 jambes puyis une seule jambe. pas plus bas que la hauteur d'une chaise


récupération douce mais obligatoire de l'extension
étirement conventionnel. étirement doux du mollet
libération de la contrature de défense des ischios-jambiers du fait de la marche avec l'attelle en léger flexum.
massage manuel du cul de sac au dessus de la rotule qui est en général gonflé. le patient doit savoir que le gonflement inhibe la contraction et donc la sécurité de la marche.
attention au syndrome rotulien (voir la page ROTULE pour le traitement)
contraction volontaire du quadriceps si celui ci n'est pas inhibé: "écrasez ma main et je veux voir la rotule qui remonte" en général ça marche.
ATTENTION l'exercice "lever la jambe tendue" est un TEST médical et ABSOLUMENT PAS un exercice de rééducation car il est prouvé que cela génère très rapidement des douleurs de la rotule qui seront très longues à faire disparaitre !

travail des ischios jambiers qu'il ne faut pas oublier
musculation des fessiers obligatoire surtout ceux qui controlent la rotation interne du femur
étirement des mollets debout car le patient doit toujours repartir avec l'extension complète
retour à la maison avec les conseils habituels : ne pas boiter, ne pas piétiner, glacer régulièrement

kinesithérapie aprés déchirure du ménisque du genou:Le retour à la maisonLa marche se fera genou tendu les 3 premiers jo...
28/08/2019

kinesithérapie aprés déchirure du ménisque du genou:

Le retour à la maison
La marche se fera genou tendu les 3 premiers jours puis le plus normalement possible.
Si boiterie en flexion on retourne à la marche genou tendu !
Les étirements du mollet sont conseillés
le matin quand le genou ne veut pas se tendre
le soir quand le genou ne veut plus se tendre car il est gonflé...de sa journée !



La position de repos de votre genou est en extension = genou tendu

Vous pouvez plier tant que cela ne provoque pas de douleur.
accroupi interdit
Le glaçage doit être pluriquotidien si besoin les premiers jours puis 3 fois 15 minutes environ par jour (voir la page CONSEILS)
Dans tous les cas vous devez vérifier que l'extension complète est possible au cours de la journée en testant avec un étirement du mollet par exemple (voir la page étirements).

Il faut entretenir la flexion avec des mouvements de flexions-extensions en attrapant le genou à 2 mains et en glissant le talon sur le lit par exemple.



Rééducation après méniscectomie


Pas besoin d'attendre un mois après l'opération, la rééducation peut être débutée avec les pansements



C'est une rééducation facile, de surveillance, tant pour le kiné que pour le patient.



Il faut suivre les conseils de son kiné lors de l'hospitalisation, se ménager les premiers jours, glacer, marcher correctement (voir plus haut le discours habituel), étirer les 2 mollets...



La qualité de contraction est aussi un paramètre à surveiller par les célèbres exercices d'écrase coussin. Cela va permettre de drainer le cul de sac sous quadricipital souvent gonflé dans les premiers jours post opératoires (surtout si le patient en fait trop ou pas du tout de contraction).



Dans les 10 jours qui suivent l'arthroscopie en général il a pas ou peu de rééducation prescrite.



Après ces 10 jours il est nécessaire à mon avis de faire quelques séances pour drainer totalement le genou, vérifier que l'extension est acquise, récupérer progressivement la flexion complète si le genou le permet et récupérer la force du quadriceps si besoin





séance type :

vérification de la marche
vérification de l'extension debout et sur la table du kiné : le genou touche la table ou non
observation et quantification du cul de sac = gonflement du genou ou non
mobilisation de la rotule
mobilisation entre tibia et femur : il faut que ça bouge!
massage de la zone cicatricielle gonflée
interrogatoire : douleurs rotuliennes et postérieures du genou
j'insiste sur le fait d'avoir l'extension complète au cours de la journée et je répète que la flexion est autorisée
flexion jusqu'à 80° les 10 premiers jours (attention beaucoup moins s'il y a une suture)
après les 10 premiers jours après l'opération le vélo de rééducation est possible, sans résistance
travail musculaire habituel : quadriceps sur presse si besoin (amplitudes et charges minimes) après 15 jours ou demi squat debout, ischios jambiers avec le gros ballon puis charges scratchées, travail des mollets
sur le vélo dès les 110° de flexion atteints et après une quinzaine de jours après l'opération
répétition des conseils
ne pas piétiner
drainer le genou avec les contractions habituelles = écrase coussin
vérifier que l'extension est là et identique au côté opposé
GLACER le genou dès qu'il est chaud sans dépasser 15 minutes à chaque glaçage
état des lieux de la fonte musculaire
modalités de reprise professionnelle
idem pour le sport : quand, comment, chronologie
et surtout renforcement !!!



Pour la séance de kiné


en fonction de l'état du genou et de la progression des séances (les 5 derniers points ne concernent que les patients qui ont une marche parfaite et un genou qui ne gonfle plus)



travail du quadriceps : réveil avec le célèbre écrase coussin mais assez vite il faut passer en charge totale
rapidement des squats mais sur petite amplitude
idem sur presse si besoin après 20 jours (poids accrochés à la cheville interdits) moins de 10kg au début pour s'assurer que la rotule bouge bien et que c'est bien le quadriceps qui "pousse" et non pas le fessier (pour en être sûr je demande de positionner les pieds en canard et les genoux écartés ce qui diminue l'efficacité du grand fessier)
PRUDENCE avec LA REPRISE DE LA PRESSE cela mécanise le reste du ménisque
ischios jambiers avec le ballon en pliant le genou contre le ballon
massage péri rotulien et drainage du cul de sac (gonflement au dessus de la rotule)
vélo sans résistance si 110° de flexion obtenus
marche lente pour vérifier le quadriceps, puis travail statique sur un pied genou bien tendu
travail statique sur trampoline après un mois, début de proprioception genou tendu puis déverrouillé
puis petite foulée sur le trampoline pour anticiper la reprise du footing
idem en fractionné pour transpirer un peu
vélo éliptique 10 minutes, la résistance augmentera au cours des séances (notez que ce type de vélo reproduit le footing mais SANS les chocs répétitfs dus au sol)
Cette séance type dure maxi 30 minutes en fonction du délai post opératoire et du patient...



La secrétaire sédentaire n'aura pas la même séance que le triathlète même cinquantenaire ni la même séance que le jeune "footeux" pressé de rejouer (d'ailleurs celui là je m'en méfie car dès qu'il sent que cela va un peu mieux il retape dans la b***e et se fait mal pour les 15 jours suivants...)



Pour la reprise du footing que j'estime à 2 mois pour la plupart des méniscectomies, voire 6 semaines pour les arthroscopies minimes (selon le compte rendu opératoire et surtout l'avis du chirurgien) il est normal que le patient ait l'impression de courir "sur du bois" avec au début une foulée asymétrique qu'il faudra corriger au cabinet sur trampoline ou sur tapis roulant et parfois le genou regonfle un peu.



Parlez en à votre kiné il saura vous rassurer, vous conseiller, vous motiver ou vous freiner pour une reprise dans les meilleurs termes et caractéristiques. En cas de doute : chirurgien ou médecin du sport pour un avis.



dans tous les cas évitez les accroupissements qui sont une énorme compression pour les ménisques !

https://www.reeducationgenou.com/les-m%C3%A9nisques/

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