10/03/2026
La fatigue est fréquente en fin de Ramadan, et elle n’est pas uniquement liée à la durée du jeûne. Elle s’explique souvent par plusieurs mécanismes physiologiques.
1️⃣ Régulation de la glycémie
Un suhoor pauvre en protéines et en fibres peut entraîner une élévation rapide de la glycémie suivie d’une chute plus marquée dans la journée.
Associer glucides complexes, protéines et lipides permet de ralentir la digestion, de moduler la réponse glycémique et de soutenir l’énergie plus longtemps.
2️⃣ Charge digestive à l’iftar
Un repas très riche en graisses ou très volumineux mobilise davantage le système digestif et peut accentuer la sensation de somnolence post-prandiale.
Structurer l’iftar en plusieurs étapes (hydratation, aliments faciles à digérer, puis repas équilibré) facilite la digestion.
3️⃣ Hydratation
Même une déshydratation légère (1–2 % du poids corporel) peut affecter la vigilance, la concentration et la perception de fatigue.
Il est donc important de répartir les apports hydriques entre l’iftar et le suhoor.
👉 En pratique :
• un suhoor riche en protéines et fibres
• un iftar progressif et équilibré
• une hydratation suffisante dans la soirée
Ces stratégies permettent de mieux soutenir l’énergie pendant le jeûne.