03/12/2022
🇲🇬🇲🇬🇲🇬 Ny fomba fitrandrahana ny tsiperifery nisy hatramin’izay dia tena manimba ity harena voajanahary ity. Manahirana ny mpioty ny maka ireo voany miakatra avo be mihoatra ny 10m amin’ny hazo andadiany ka mazana dia ongotany na tapahany ilay fototra Tsiperifery; na tapahany miaraka amin’ilay hazo mihitsy. Toy izao ary no mety ho fiatraikan’izany:
- Araka ny efa nambara tany amin’ny horonan-tsary tany aloha dia misy lahy sy vavy ny Tsiperifery. Ny tsiperifery vavy ihany arak’izany no mamoa. Ny tsiperifery vavy ihany noho izany no iharan’io fanapahana io. Ireo faritr’ala efa nandalovan’izany fitrandrahana izany dia zara raha ahitana fotony vavy matoy.
- Fantatra fa ny fomba fiterahan’ny Tsiperifery tena matetika dia avy amin’ny fitsimohana avy amin’ny faka. Ny Tsiperifery lahy noho izany dia tsy miteraka hafa tsy lahy ary toy izany koa ny vavy. Rehefa tsy misy intsony nohon’ny fanapahana ireo reniny lehibe dia ahiana ho lany tamingana ny fototra Tsiperifery vavy.
- Mihavitsy ireo fototra Tsiperifery mamoa (vavy) any an’ala ka mihasahirana ireo mpioty vao mahita otazana. Hamenoany ny vokatra azo dia otazany hatramin’ireo voa mbola tsy matoy. Izany dia manaratsy ny kalitaon’ny vokatra ka mampidina ny toerany eo amin’ny tsena iraisam-pirenena ary mapihena ny vidiny ary mety hamono ity lalam-pihariana iray ity.
- Ny tsy fahatomombanan’izany lalam-pihariana izany anefa dia fatiantoka voalohany indrindra ho an’ireo tantsaha mpioty sy ho an’ny toekarem-pirenena.
🇫🇷🇫🇷🇫🇷 La cueillette du Tsiperifery se fait de manière abusive et met en péril cette ressource naturelle. Etant donné que les lianes adultes montent jusqu’à plus de 10m sur les tuteurs, l’accès aux fruits s’avère difficile pour cueilleurs. Aussi pour atteindre les grappes, ils utilisent surtout une méthode de cueillette destructrice qui consiste à arracher la liane de son tuteur et la tirer au sol ou le plus souvent, à couper le tuteur avec la liane. Les impacts de cette pratique sont :
- Nous avons expliqué dans un de nos vidéos que les tsiperifery sont dioïques, donc seuls les pieds femelles sont fructifères et sont ciblés par la cueillette. En conséquence, cette méthode entraine la disparition des pieds fructifères (femelles) dans les bassins de collecte.
- Le drageonnage est mode de reproduction le plus développé chez le Tsiperifery. en effet, les pieds mâles produisent uniquement des plantules mâles et pareilles pour les femelles. Aussi, la disparition des pieds femelles adultes pourrait entrainer la disparition des Tsiperifery femelles.
- La raréfaction des pieds fructifères en forêt oblige les cueilleurs à aller plus loin pour collecter. Pour optimiser la cueillette, ils ramassent également les grappes vertes. Cette pratique porte atteinte à la qualité du produit et nuit à son image sur le marché international. Ce qui risque de diminuer son prix et menace la durabilité de la filière.
- La disparition de cette filière réduit les activités génératrices de revenus pour les paysans cueilleurs et impacte sur l’économie nationale.
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Le « Tsiperifery », ou le poivre sauvage à queue, est une espèce de plante endémique de Madagascar très recherchée par les Chefs étoilés sur le marché international, de par son goût exotique et ses qualités organoleptiques uniques. Mais les chercheurs craignent l’éventuelle disparition de ce poivre sauvage de Madagascar en raison de son engouement et de son exploitation ne respectant pas la loi de la nature. En effet, les communautés locales de base cueillent le « Tsiperifery » en abattant les lianes voire même les arbres-support.
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🔗 Article intégral : https://bit.ly/3OPWGp8