05/05/2026
→Sénégal 🇸🇳 : Faye aurait tout prévu pour que Sonko brigue la magistrature suprême ?
La relation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, autrefois présentée comme une alliance stratégique pour conquérir le pouvoir, est aujourd’hui marquée par une rupture profonde. Si certains observateurs estiment que Faye avait « tout prévu » pour permettre à Sonko de viser la présidence, les faits récents montrent plutôt une recomposition du pouvoir où Faye s'est affirmé face à l’influence persistante de Sonko. Dans le même temps, Sonko lui brise le silence et annonce un face à face au peuple sénégalais.
Or, en 2024, empêché de se présenter à la présidentielle en raison d’une condamnation, Sonko avait désigné Faye comme candidat de substitution. Ce dernier remporta l’élection, porté par la mobilisation populaire autour du projet Pastef, avant de nommer Sonko Premier ministre. L’image d’un tandem soudé semblait alors incarner une nouvelle ère politique, fondée sur la rupture avec l’ancien système et la souveraineté nationale.
Mais rapidement, les tensions se sont accentuées, Faye dénonce la « personnalisation excessive » autour de Sonko, tandis que ce dernier conserve une aura militante qui fragilise l’autorité présidentielle. Faye a même lancé sa propre coalition, « Diomaye président », marquant une distance avec les orientations plus radicales du Pastef.
Dans ce contexte, une information suscite l’attention, Faye aurait entamé des démarches pour une révision du code électoral afin de rendre Sonko éligible à la prochaine présidentielle? La réponse à cette question peut être lu de deux manières. D’un côté, il apparaît comme une marque de loyauté envers celui qui fut le véritable moteur de la mobilisation populaire. De l’autre, il révèle la complexité d’une cohabitation institutionnelle où le président cherche à affirmer son autorité tout en ménageant un allié devenu rival potentiel.
Alors, en jettant un clin d'œil sur la situation géopolitique du pays, montre qu