08/05/2026
🇲🇱 𝗥𝗲𝗳𝘂𝘀𝗲𝗿 𝗹’𝗮𝗺𝗮𝗹𝗴𝗮𝗺𝗲, 𝗽𝗿é𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗻𝗶𝘁é
Ces derniers jours, notre pays traverse des heures sombres.
La douleur est réelle. La colère aussi. Mais dans cette tempête, une ligne ne doit jamais être franchie : celle de l’injustice aveugle.
S’en prendre à des communautés entières, à des familles, à des innocents… ce n’est pas défendre le Mali. C’est l’abîmer davantage.
Je vous partage un extrait de mon œuvre théâtrale.
Une fiction, oui… mais qui résonne dangereusement avec notre réalité.
🎭 Extrait :
«
À ce moment, Daabél entre en courant en criant à l'aide.
— 𝗗𝗮𝗮𝗯𝗲𝗹 : Au secours, au secours Ninè, ils veulent m’arrêter…
— 𝗡𝗶𝗻𝗲 : Sors d'ici, sors de chez moi.
— 𝗔𝗻𝘁𝗶𝗮𝗺𝗯𝗮 : Ninè, je te rappelle que c'est chez moi ici. Viens t'asseoir Daabél.
(Ouverture brutale. La peur s’invite. La confusion aussi.)
— 𝗗𝗼𝗴𝗼𝗯𝗲𝗹𝗼𝘂 : Où est la femme peulh ? Donne-moi la femme.
— 𝗔𝗻𝘁𝗶𝗮𝗺𝗯𝗮 : Pourquoi ? Est-elle accusée ?
— 𝗗𝗼𝗴𝗼𝗯𝗲𝗹𝗼𝘂 : Son mari est un terroriste.
— 𝗔𝗻𝘁𝗶𝗮𝗺𝗯𝗮 : Même si c'était le cas, depuis quand est-elle responsable des actions de son mari ?
Aujourd'hui, nous ne sommes même plus responsables de nos enfants adultes, encore moins une femme responsable de son mari.
(Silence. Puis la dignité qui se dresse.) »
🕊️ 𝗠𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲
Le Mali que nous voulons construire ne peut pas être fondé sur la peur et la confusion.
La justice ne doit jamais être remplacée par la vengeance.
Aucune communauté ne doit porter le poids des crimes qu’elle n’a pas commis.
Aucune famille ne doit porter le poids des crimes d'un de ses membres.
Aujourd’hui plus que jamais, restons lucides.
Restons humains.
Restons unis.
Parce qu’au bout du chaos, il doit rester quelque chose d’intact :
notre capacité à faire la différence entre un coupable… et un innocent.