09/02/2026
La D.S.T.H ( desintox homéopathique ) s'impose , nettoyez enfin votre corps de tous ces métaux lourds par une méthode naturelle sans injection ni ingestion de substances chimiques ou naturelles ( type chélation )....
Une première consultation me permettra de déterminer votre degré d'intoxication et surtout les produits incriminés.
À l'issue de cette séance un premier patch vous sera posé ...
Thierry 90.83.23
COMMMUNIQUE DE PRESSE DU 24 JUIN 2020
Objet : contamination des poissons par le mercure, épilogue 10 ans après ?
L’affaire étant ancienne, un historique s’impose.
En 2011, EPLP, alerté par un couple d’adhérents très inquiets de leurs résultats d’analyses, ouvrait le dossier de la contamination par le mercure des poissons grands pélagiques commercialisés en Nouvelle-Calédonie.
Nos recherches (1) nous apprenaient alors que l’Union européenne avait déclaré dès 2007 (!!!!) que les poissons grands pélagiques de Nouvelle-Calédonie étaient impropres à la consommation en raison de leur forte contamination par le mercure et ne pouvaient plus être exportés vers l’UE. Mais, STUPEUR, ils étaient encore vendus sur nos marchés !
Nous prenions alors conscience que si tous les pays du monde avaient pris en compte cette problématique sanitaire, ce n’était pas le cas de la NC…
Nous posions alors publiquement la question suivante : comment ce qui est toxique pour les Européens peut-il être bon pour nous Calédoniens ? Et en corolaire, nous demandions au gouvernement local d’interdire la commercialisation des marlins, espadons et makos (bruts et transformés).
Faute d’être entendus « à l’amiable », EPLP a dû engager à grands frais des procédures contentieuses. Qu’elle a perdues, la justice administrative, mal inspirée, considérant que la démonstration de la toxicité du mercure n’était pas faite !!!! (2)
Le temps que la justice se prononce, les gouvernements successifs (présidés par H. Martin, P. Gomès, C. Ligeard, P. Germain, T. Santa, ça en fait du « beau monde » !) ont tous brillé par leur inaction.
Seule une piteuse étude sur 200 parturientes a été réalisée et des recommandations de consommation sur les lieux de vente ont été apposées, recommandations que nous avons qualifiées de « CRIMINELLES » lors d’une concertation. Mais elles ont bel et bien été diffusées « en l’état »...
S’agissant de l’étude, bien que présentée publiquement comme rassurante, elle n’a pas manqué de nous inquiéter par ses failles mais aussi par ses résultats, ce que nous avons fait savoir à qui de droit. Par ailleurs, des suites devaient lui être données. 10 ans après, on les attend encore...
EPLP n’en démordant toujours pas, les « autorités » prenaient un gros risque en termes d’image mais il n’était pas question pour elles de se plier aux injonctions d’une association, fut-elle EPLP ! Le gouvernement a donc « refilé le bébé » à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) (3).
L’Agence avait prévu de rendre son rapport en 2019. Ce fut fait en décembre. Ne voyant rien venir « spontanément » (et on comprend pourquoi !), EPLP en a officiellement demandé communication en mai dernier. Le gouvernement Santa n’a évidemment pas donné suite.
Ayant réussi à se procurer le document, EPLP vous en dévoile ici le contenu.
Que dit ce rapport ?
Après avoir rappelé les dangers sanitaires du mercure, l’ANSES s’attache à qualifier les données transmises par la DAVAR (4) : elles sont de mauvaise qualité... (5)
Une première flèche douloureuse pour la DAVAR et ses responsables ! (6)
Les chercheurs classent ensuite les diverses espèces de poissons en 5 groupes en fonction de leur habitat et de leur teneur moyenne en mercure.
Les « grands pélagiques » prédateurs (7) sont décrits comme « fortement contaminés » et « très fortement contaminés ».
On observe donc que les groupes de poissons dénoncés comme à haut risque et à très haut risque sanitaire correspondent à ceux décrits par EPLP en son temps (8).
Idem pour la corrélation poids du spécimen /degré de contamination.
Cela démontre qu’il n’était pas besoin d’être grand clerc pour réaliser l’analyse des données... Mais cela a échappé à nos « spécialistes » et autres gouvernants (que nous avons pourtant eu à cœur d’informer, au point de nous faire une désastreuse réputation...).
Après la DAVAR vient le tour pour l’ANSES d’égratigner la DASS avec son étude d’imprégnation des parturientes de 2012 (surreprésentation de certaines catégories socioprofessionnelles, pas de mention des tailles des portions etc.) et plus encore « ses recommandations » de consommation qu’elle a émises et placardées sur les lieux de vente. Rappelons qu’EPLP les a qualifiées de CRIMINELLES ! Eh bien, là encore, l’ANSES ne dit pas autre chose !
Dans des tableaux à double entrée, l’ANSES croise les 5 catégories de poissons qu'elles a définies et diverses fréquences de consommation pour chacune. Dans le détail:
A) exposition hebdomadaire des adultes avec une seule catégorie de poissons consommée : sur 100 cas de figure, 67 conduisent à des dépassements de seuil toxicologique + Conformément à nos dires et justifiant notre demande d’interdiction de commercialisation, la proportion de dépassements est de 100 pour 100 pour les grands pélagiques !
B) exposition hebdomadaire des adultes avec plusieurs catégories de poissons consommées : seules 48 combinaisons sur 168 respectent le seuil sanitaire, soit 62 % de dépassements !!!!
C) exposition hebdomadaire des enfants + une catégorie de poissons consommée :
64 % de dépassements !!!!
D) exposition hebdomadaire des enfants + plusieurs catégories de poissons consommées : 80 % de dépassements !!!!
La messe est dite !
Afin d’éviter la répétition d’arguties que nous avons déjà entendues, il est bon d’indiquer que l’ANSES écrit aussi que ni l’apport en acides gras saturés ni celui en sélénium ne peuvent justifier de consommer des poissons à risque :
Page 23: « Le CES ERCA considère donc qu’il serait imprudent de conclure à l’absence de risque du méthylmercure à des doses d’exposition modérée dépassant le seuil d’imprégnation critique au motif d’une alimentation riche acides gras polyinsaturés ».
Page 30: « La consommation de poissons fortement contaminés en méthylmercure, quelle que soit leur teneur en sélénium, ne peut être recommandée. »
Page 35: « ... les connaissances disponibles à ce jour, ne permettent pas d’envisager de dépassements de la DHTP au motif d’une alimentation riche en AGPI et/ou sélénium ».
C’est pourtant ce que NOS pouvoirs publics ont prétendu et prétendent encore...
Jusqu’à quand ? Là est la question…
Comment ce qui a semblé évident à de simples bénévoles associatifs a-t-il pu échapper à nos « décideurs » ?!
Qui ont-ils protégé ?
Manifestement pas nous, la masse des Calédoniens... Comme d’habitude !
Accessoirement, au vu de la teneur de ce rapport, nous comprenons pourquoi il n’a pas fait l’objet d’une large communication...
Espérons au moins que les décisions qui s’imposent suivront sans délai.
Conclusion:
Entre 2011 et 2020, aucun gouvernement n’a intégré cette question dans les politiques publiques... Nous voilà en juin 2020 et RIEN N’A CHANGÉ !
Ce sont donc des années perdues durant lesquelles des dégâts sanitaires se sont immanquablement produits. En particulier, des enfants ont fait les frais de cette inertie.
Ceux qui ont en charge la défense de l’intérêt général ont failli pendant que des bénévoles associatifs ont été voués aux gémonies (10).
Le sentiment de révolte perdure donc…
Bref, pour nous il temps de mieux prioriser l’action publique: la santé est le premier de nos biens communs.
NB : rappelons que le plan Do Kamo n’intègre AUCUNE de nos préoccupations sanitaires (pesticides, biocides, OGM, métaux lourds, mercure, nuisances sonores, ondes électromagnétiques...).
Pour EPLP, Martine Cornaille
(1) lisez bien « NOS » recherches et pas « les autorités du pays » qui gardaient l’information secrète ce qui leur permettait d’en faire fi…
(2) l’OMS classe pourtant le mercure parmi les 10 contaminants les plus préoccupants... Le mercure est un neurotoxique puissant particulièrement problématique pour les enfants à naître et les jeunes. Il est aussi un cancérigène possible et un perturbateur endocrinien. Excusez du peu !
Remarquons que cela pourrait bien éclairer un certain nombre de spécificités sanitaires de la NC (ex. extraordinaire incidence des cancers de la thyroïde, nombre important d’enfants naissant avec troubles neurologiques...).
Ajoutons que les amalgames dentaires à base de mercure ont été interdits en NC (par Arrêté n° 2019-1949/GNC du 10 septembre 2019). Enfin ! Mais sans publicité... Peur de quoi ? La dangerosité de ce métal a donc, dans ce contexte, été plus ou moins bien prise en compte (il faudrait aller au-delà, notamment en préconisant la dépose en conditions sécurisées). Reste donc à étendre cette prise en compte au domaine de la pêche...
(3) nous avons déjà vu ce comportement dans moult dossiers. L’égo des gouvernants et chefs d’administration est tel qu’ils pensent ne pas pouvoir abonder dans notre sens malgré tous les éléments de preuve apportés. Le premier cas emblématique a été celui des épandages de malathion de la lutte antivectorielle avec la saisine de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce n’est qu’après que son avis confortant notre position a été rendu que les pouvoirs publics ont renoncé à cette pratique à Nouméa. Il n’était pourtant pas besoin d’être grand clerc pour savoir que l’épandage de cette substance présentait des risques sanitaires et environnementaux inacceptables. Mais nombreux étaient les « responsables » locaux qui passaient totalement « à côté » et préféraient « gagner du temps » (pour épuiser les stocks ?). Remarquons que ces « responsables » (élus municipaux, membres du gouvernement et administratifs) sont pour partie au moins, les mêmes qui, aujourd’hui, se congratulent autour du programme Wolbacchia sans jamais mentionner le rôle déterminant joué par EPLP (sauf une fois Mme Eurisouké que nous remercions ici)…
(4) direction des affaires alimentaires, vétérinaires et rurales, service de la NC
(5) identification hasardeuse des poissons, masse non renseignée, origine géographique inconnue, état physiologique indéterminé, saisonnalité absente etc.
Notons au passage que, COMME EPLP, l’ANSES regrette l’absence d’étude de consommation alimentaire des groupes d’âge et ethniques de NC. Il est important de noter que ces données nous font aussi défaut pour évaluer nos expositions à d’autres toxiques, par exemple aux résidus de pesticides, aux métaux dont le nickel etc. Comment dix ans après expliquer que cela ne soit toujours pas fait ? C’est TERRIBLE d’avoir raison et de ne pas être entendu !!!!
(6) 3 directeurs successifs : aucun n’a pris le taureau par les cornes et tous trois ont laissé la bride sur le cou à leurs subordonnés défaillants ! Ils sont partis (retraités ou 22 000) mais les conséquences de leurs actions et plus encore de leur inaction se feront sentir des décennies durant !
EPLP a eu à traiter de nombreux dossiers en lien avec ce service (pesticides à usage agricole, OGM, mercure des pélagiques, contrôle zoo et phytosanitaire aux frontières, qualité des productions agroalimentaires locales...). Dans chacun d’eux nous avons été saisis par le parti pris conservateur des intervenants et leur médiocrité. Voilà donc que s’agissant du dossier mercure, notre avis est partagé par l’ANSES ! Notons encore que dans le dossier « pesticides », notre avis a été aussi partagé par un expert venu de loin et mandaté par le gouvernement... Ça fait beaucoup non ? Et pourtant, pas de sanction pour les responsables des « boulettes » mais des promotions ! NB : beaucoup de népotisme dans ce service…
(7) marlins, espadons, makos, saumons des dieux, thons obèses
(8) extraits:
Page 12: « Les expositions ainsi calculées à partir des recommandations de consommation en place en NC conduisent très souvent à des expositions supérieure à la DHTP de 1,3 µg / kg de masse corporelle / semaine. »
NB : DHTP = dose hebdomadaire tolérable provisoire.
1,3 µg / kg / semaine est la limite actuelle définie par l´EFSA = agence..........
Page 20: « Quels que soient la masse corporelle et l’âge considérés une consommation même très limitée (mensuelle) d’une portion de poissons de la catégorie 5 (grands prédateurs) entraine des dépassements de la DHTP. »
(9) les intérêts économiques de la province des Îles ont semble-t-il pesé lourd dans l’immobilisme… La somme en jeu n’est pourtant pas énorme (on nous a parlé d’une quarantaine de millions de FCFP par an). Que vaut la santé face aux profits ? Démonstration est faite: rien !
(10) Si nous nous assumons publiquement nos critiques, d’autres agissent en catimini : EPLP a été exclue du comité pesticides ! Pas vu, pas pris ! Les pauvres…
Lecteurs, imaginez le travail bénévole consenti : dossiers très nombreux, souvent techniques, gestion sur 10 à 15 ans...
ADHEREZ ou EPLP disparaîtra !
C’est de nos soutiens que nous tirons notre légitimité !
Tarifs :
Citoyen 3 000 F par an (soit le prix de 2 baguettes par mois !), couple 5 000 F
Sans emploi, AMG et étudiants : 500 F
Associations : 5 000 F
Bulletin d’adhésion ou de don téléchargeable à :
http://www.eplp.asso.nc/wp-content/uploads/2018/03/adhesion_eplp.pdf