02/04/2026
OSTEOPATHIE AUTREMENT: LUTTER CONTRE LA DEPRESSION.
Les toutes dernières techniques de "rééquilibrage neuro sensoriel" me permettent de réguler et harmoniser votre système nerveux autonome (sympathique et parasympathique) et vous aider ainsi, en complément de vos traitements médicaux, à sortir de votre dépression:
DÉPRESSION RÉSISTANTE : Un déséquilibre parasympathique et sympathique
L'étude contribue à expliquer une forme de dépression résistante aux traitements associée à une multitude de symptômes.
Cette étude d’une équipe de plusieurs instituts américains dont l’Université du New Jersey, contribue à expliquer une forme de dépression résistante aux traitements associée à une multitude de symptômes : ces travaux, publiés dans la r***e Brain Medicine, révèlent que les déséquilibres parasympathiques (système parasympathique : ralentissement et détente du corps) et sympathiques (préparation à la réaction) longtemps négligés en psychiatrie, contribuent à expliquer ces nombreux symptômes chez ces patients ne répondant pas aux antidépresseurs conventionnels.
La recherche révèle que quand le système nerveux prive le cerveau de sang (et de nutriments), alors se produit un dysfonctionnement du système nerveux autonome, un facteur caché de la dépression résistante au traitement : des milliers de patients arrivent chez les psychiatres avec des années de traitement médicamenteux (ISRS et IRSN), parfois combinés à des antipsychotiques atypiques. Dans de nombreux cas, les effets secondaires rivalisent avec la maladie elle-même.
Finalement le patient est considéré comme « résistant au traitement ».
L’étude a suivi durant 6 ans 8.128 patients, âgés en moyenne de 50 ans, présentant un dysfonctionnement du système nerveux autonome. Parmi eux, 2.197 avaient des antécédents de dépression ou de symptômes dépressifs. À leur arrivée, ces participants souffraient non pas d’1 ou 2 symptômes, mais en moyenne de 23 des 28 symptômes du dysfonctionnement autonome : une fatigue intense et diffuse, des difficultés de concentration, des étourdissements au lever, des troubles du sommeil persistants, des pertes de mémoire, des troubles gastro-intestinaux, des dérèglements hormonaux (plus marqués chez les femmes), des douleurs chroniques, des céphalées chroniques ou des migraines, des éruptions cutanées et des troubles sensoriels tels qu'une perception excessive de la lumière et du son. Parmi les principales observations :
chacun des participants, à l’inclusion, présentait un dysfonctionnement mesurable des systèmes nerveux parasympathique et sympathique, les deux branches du système nerveux autonome qui orchestrent ensemble toutes les fonctions involontaires de l'organisme ;
2 dérèglements spécifiques se révèlent responsables :
le déficit en alpha-sympathique, présent chez 80 % des personnes souffrant de dépression, qui provoque une accumulation de sang dans les membres inférieurs lorsque le patient se lève ou s'assoit. Le cerveau, situé au sommet du corps, est alors court-circuité ;
l’hyperactivité parasympathique observée chez 55 % des participants, qui déclenche une vasodilatation inappropriée : les vaisseaux se dilatent alors qu'ils devraient rester contractés, obligeant le cœur à travailler davantage pour assurer un apport sanguin suffisant au cerveau ;
un troisième dysfonctionnement, l'hyperactivité bêta-sympathique est également observée chez ces patients, principalement comme une réponse compensatoire : le cœur s'emballe pour lutter contre la gravité.
Ces trois dysfonctionnements convergent vers le même effet : une mauvaise perfusion cérébrale.
Le cerveau fonctionne alors avec moins d'oxygène et de glucose que nécessaire pour penser, ressentir, et même distinguer un mercredi de la fin du monde.
Pourquoi ce dysfonctionnement particulier est-il resté non détecté si longtemps ? Les techniques standard de surveillance du système nerveux autonome, utilisées dans la plupart des laboratoires de cardiologie et de neurologie, mesurent l'activité autonome totale. Elles analysent le signal combiné des systèmes parasympathique et sympathique et tentent d'identifier chaque branche par approximation. C'est, en gros, comme essayer d'entendre 2 musiciens jouer ensemble à partir d’1 seule enceinte en tentant d’isoler la partition de chaque instrument.
Alors quelle approche ? Les auteurs plaident pour une approche « douce et progressive » qui ne « brusque » pas le système nerveux. En effet, chez ce groupe de patients, des doses plus élevées de médicaments n'accélèrent pas la guérison mais peuvent entraîner un dysfonctionnement du système nerveux autonome encore plus marqué. Les options thérapeutiques comprennent :
la midodrine (alpha-stimulant entraînant une vasoconstriction au niveau veineux et artériel, ce qui prévient les troubles orthostatiques) à faible dose pour le sevrage sympathique ;
la nortriptyline (antidépresseur inhibiteur non sélectif de la recapture de la monoamine) à faible dose pour l'hyperactivité parasympathique.
chez les patients ne tolérant pas les médicaments, l'acide R-alpha-lipoïque (anti-oxydant un antioxydant endogène). Ce protocole de marche avait été initialement développé pour les astronautes revenant de l'espace avec un cœur affaibli. Le parallèle n'est pas une simple figure de style. Le dysfonctionnement du système nerveux autonome chez ces patients amène le cœur à se comporter comme s'il vivait en apesanteur.
Pourquoi ces patients ne bénéficient pas d’un sommeil réparateur ? Dès qu'ils s'allongent, leur cerveau reçoit tout le sang dont il a besoin et, « éveillé et actif », le patient aspire à se rendormir. Cela ne fait qu'exacerber la sensation d'épuisement et de tension que la plupart des patients atteints de troubles du système nerveux autonome rapportent.
L’étude révèle qu'avec ces traitements :
en 3 mois, les patients observent une amélioration de leur sommeil ;
en 6 à 9 mois, la plupart des symptômes physiologiques ont disparu ;
à 9 à 12 mois en moyenne, le nombre moyen de symptômes est passé de 23 à 5 ; la fatigue et les troubles du sommeil sont réduits chez 77 % des patients et les troubles de la concentration chez 69 % ;
enfin, 33 % des patients ont terminé le traitement avec 3 symptômes ou moins.
« Ce que nous constatons, c'est que ces patients ne sont pas résistants au traitement au sens psychiatrique du terme. Leur cerveau est privé de sang. Le système sympathique ne parvient pas à faire circuler le sang vers le haut, ou le système parasympathique dilatait les vaisseaux au mauvais moment, voire les 2. Une fois que l'on mesure indépendamment les deux branches et que l'on corrige le déséquilibre spécifique, la dépression disparaît, non pas parce que nous avons traité la dépression elle-même, mais parce que nous avons traité le problème physiologique qui se manifestait sous les traits d'une dépression ».
Source: Brain Medicine 30 March, 2026 DOI: 10.61373/bm026r.0024 In Press) Is it really treatment-resistant depression? Parasympathetic and sympathetic dysfunction as a treatable contributor to depressive symptoms
OSTEOPATHE, ENERGETICIEN.