23/04/2026
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL (AVC)
(La première cause de handicap acquis de l’adulte)
L’accident vasculaire cérébral correspond soit à l’obstruction (AVC ischémique), soit à la rupture (AVC hémorragique) d’un vaisseau sanguin dans le cerveau. Il peut survenir à tout âge chez l’adulte. En raison du risque de dommages irréversibles sur le cerveau, il s’agit d’une urgence médicale absolue qui nécessite d’appeler le 15 (Samu) ou le numéro d’urgence européen (112) pour une prise en charge immédiate. Des progrès thérapeutiques ont été réalisés ces 20 dernières années principalement dans la prise en charge des AVC ischémiques. Mais les hémorragies intracérébrales commencent aussi à bénéficier des avancées de la recherche.
Comprendre l’accident vasculaire cérébral
Première cause de handicap chez l'adulte
2e cause de démence
2e cause de décès, 1re chez la femme
En raison des lésions cérébrales qu’il provoque, l’AVC représente la première cause de handicap physique acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la deuxième cause de mortalité avec 20 % des personnes qui décèdent dans l’année suivant l’AVC.
➡️Un AVC peut survenir à tout âge : si l’âge moyen de survenue est de 74 ans, 25 % des patients ont moins de 65 ans et 10 % moins de 45 ans. D’ailleurs, le nombre d’AVC affectant des personnes jeunes a augmenté de manière significative ces dernières années.
🔴Les différents types d’AVC
Les accidents vasculaires cérébraux sont des évènements brusques et graves qui sont provoqués par des anomalies du flux sanguin qui alimente le cerveau. On distingue deux types d’anomalies qui les déclenche : l’obstruction brutale du flux sanguin, qui prive les tissus d’oxygène et conduit à l’AVC ischémique, et la rupture d’un vaisseau qui entraîne un AVC hémorragique. Dans les deux cas, les tissus cérébraux sont rapidement en danger. C’est la raison pour laquelle un AVC est toujours une urgence médicale absolue et nécessite une prise en charge immédiate.
1-L’AVC ischémique
L’AVC ischémique, – également appelé infarctus cérébral, thrombose cérébrale ou d’embolie cérébrale –représente environ 80 % de l’ensemble des AVC. Il est secondaire à l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot sanguin (thrombus). Ce type d’AVC a généralement une origine cardiaque ou vasculaire. Ils peuvent être la conséquence de :
▪️un trouble du rythme cardiaque (arythmie avec fibrillation atriale),
▪️la rupture d’une plaque d’athérome,
▪️une maladie des petites artères cérébrales
▪️une dissection des artères carotidiennes et vertébrales, c’est-à-dire la rupture de certaines couches qui constituent leur paroi et dans laquelle le sang s’infiltre : cela conduit à la réduction de leur calibre et peut, in fine, se traduire par une obstruction partielle ou totale du flux sanguin vers le cerveau. Ce phénomène est la première cause d’AVC ischémique chez les jeunes adultes.
2-L’AVC hémorragique
L’AVC hémorragique représente 20 % des AVC. Il est lié à la rupture d’une artère cérébrale qui intervenir à différents niveaux :
En cas de rupture d’une artère au niveau du parenchyme cérébral (le cerveau proprement dit) on parle d’hémorragie cérébrale. Elle peut se produire au niveau du cortex, de la substance blanche ou d’autres structures intracérébrales. Certaines de ces hémorragies sont superficielles (au niveau des lobes cérébraux), d’autres sont plus profondes. Ces saignements peuvent survenir spontanément ou être secondaires à un traumatisme, une malformation vasculaire ou encore une tumeur. Les hémorragies profondes sont souvent secondaires à une maladie des petites artères causée par l’hypertension artérielle, le diabète ou d’autres facteurs de risque cardiovasculaire. La plupart des hémorragies spontanées au niveau des lobes sont quant à elles la conséquence d’une angiopathie amyloïde cérébrale. Il s’agit d’une anomalie des parois vasculaires qui sont fragilisées par la présence de dépôts amyloïdes dans les vaisseaux superficiels. Cette maladie est une cause fréquente d’AVC chez les personnes âgées, souvent associée à des troubles cognitifs et à des hémorragies récidivantes.
Les hémorragies méningées ou sous-arachnoïdiennes interviennent au niveau des artères qui irriguent les méninges, des membranes qui entourent le cerveau. Leur cause principale est la rupture d’anévrisme, c’est-à-dire une dilatation anormale de la paroi artérielle qui la fragilise et la prédispose à sa rupture.
A suivre.....