04/02/2026
La Créativité : un état d’être au monde
💛Un besoin
🩵Une nécessité
💙Une logique
💜Un outil pour comprendre le monde
❤️Un outil pour apprendre, mémoriser (ex: mémoriser en couleur ! L’alphabet, les jours de la semaine, les calculs, etc…, écrire pour graver intérieurement, se souvenir, stimuler une mémoire visuelle, chanter, danser …)
Qu’elle soit débordante ou structurée elle est un outil majeur de la régulation émotionnelle comme cognitive
Elle apaise les hypersensibilités sensorielles
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Votre atelier d’art thérapie le sait bien 😌 et il est la pour cela …
Il n’y a pas de hasard
Tout est la
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À l’étang salé les bains
Créativité débordante et imagination sans limites chez les enfants neuroatypiques
Quand le cerveau ne se contente pas du réel
Chez de nombreux enfants qui ont un TDAH, un TSA ou un haut potentiel, l’imagination n’est pas un simple trait de caractère.
C’est un mode de fonctionnement.
Ces enfants pensent en images, en scénarios, en mondes parallèles. Ils inventent, transforment, détournent, associent. Leur cerveau ne se contente pas de ce qui est là. Il explore ce qui pourrait être.
Cette créativité intense est souvent source d’émerveillement… mais aussi d’incompréhensions.
À l’école comme à la maison, elle peut être perçue comme de la distraction, de la rêverie excessive, un manque de sérieux ou une difficulté à rester « dans la tâche ».
Alors qu’en réalité, l’enfant est en train de créer.
TDAH, TSA, haut potentiel : des formes différentes de créativité
La créativité n’a pas le même visage selon les profils, même si elle repose sur une même intensité intérieure.
Chez les enfants qui ont un TDAH, l’imagination est souvent rapide, foisonnante, impulsive.
Les idées surgissent sans prévenir, se bousculent, se mélangent. L’enfant peut passer d’un univers à l’autre en quelques secondes. Cette richesse est immense, mais elle demande un cadre pour ne pas devenir envahissante.
Chez les enfants TSA, l’imagination peut être très profonde, très structurée, parfois centrée sur des centres d’intérêt spécifiques.
Ils créent des mondes cohérents, détaillés, parfois très élaborés.
Leur créativité s’exprime souvent par la répétition, la précision, la maîtrise, et peut passer inaperçue si on ne prend pas le temps de l’observer autrement que par le langage verbal.
Chez les enfants à haut potentiel, l’imagination est souvent liée à la pensée arborescente.
Une idée en appelle une autre, puis dix autres. Ils font des liens inattendus, inventent des histoires complexes, imaginent des solutions originales. Cette créativité peut être une force énorme… mais aussi une source de fatigue mentale.
Quand l’imagination déborde et devient source de tension
Une imagination débordante n’est pas toujours facile à vivre pour l’enfant lui-même.
Certains enfants ont du mal à redescendre dans le réel.
D’autres se sentent en décalage avec les attentes scolaires.
Certains encore vivent une frustration profonde quand leur créativité n’a pas de place ou n’est pas reconnue.
L’imaginaire devient alors un refuge.
Ou, à l’inverse, une source d’agitation, d’ennui ou de décrochage.
Ce n’est pas l’imagination qui pose problème.
C’est le manque d’espaces pour l’exprimer de manière contenante et valorisante.
Favoriser l’épanouissement de cette créativité au quotidien
Soutenir la créativité des enfants neuroatypiques ne signifie pas tout laisser faire.
Cela signifie leur offrir des cadres souples, sécurisants et intentionnels.
Voici quelques pistes concrètes.
- Proposer des temps dédiés à la création, sans objectif de performance
- Autoriser l’expression créative sous différentes formes : dessin, écriture, construction, musique, jeu symbolique
- Mettre des mots sur ce que l’enfant crée pour l’aider à prendre conscience de son fonctionnement
- Utiliser la créativité comme levier d’apprentissage plutôt que comme obstacle
- Aider l’enfant à faire des ponts entre son monde intérieur et les attentes extérieures
La créativité devient alors un appui, pas une fuite.
Et à l’âge adulte, que devient cette imagination ?
Chez les adultes neuroatypiques, l’imagination est toujours là.
Mais elle a souvent été contenue, bridée, parfois même disqualifiée au fil des années.
Certains adultes continuent à créer intensément, dans leur travail, leurs passions, leurs projets.
D’autres ont appris à taire cette part d’eux-mêmes pour s’adapter.
Quand elle est reconnue et assumée, cette créativité devient une force professionnelle, relationnelle et personnelle.
Quand elle est étouffée, elle peut se transformer en rumination, en frustration, en sentiment de ne jamais être à sa place.
Se reconnecter à sa créativité, à tout âge, est souvent une clé d’apaisement et de cohérence intérieure.
Conclusion !
La créativité et l’imagination débordante des enfants neuroatypiques ne sont ni un problème à corriger, ni un luxe à tolérer.
Ce sont des expressions profondes de leur fonctionnement.
Quand elles sont comprises, accompagnées et contenues avec justesse, elles deviennent des leviers puissants d’épanouissement, de confiance en soi et d’apprentissage.
Il ne s’agit pas de faire entrer ces enfants dans un moule.
Il s’agit de leur permettre d’habiter pleinement leur monde intérieur, tout en trouvant leur place dans le monde réel.
Et parfois, c’est en les regardant créer que les adultes réapprennent à imaginer autrement.
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