10/01/2026
C’est fou le nombre de fois que j’entends cela. Je vois très souvent des personnes avoir la hantise de l’arrêt de travail. Et pour être tout à fait honnête avec vous, je suis de cette team. Ou, je l’étais, et j’apprends à faire différemment pour me respecter autant que je respecte les autres.
Il n’y a pas besoin de s’effondrer pour commencer à se poser des questions ou à accepter un arrêt.
Je ne remercierai jamais assez cette médecin qui ne m’a pas laissé sortir de son cabinet sans un arrêt de 2 semaines.
Et quelle horreur quand elle m’a dit “2 semaines”, alors que je n’étais prête à accepter que 3 jours.
Mais que fait-on en 3 jours ? Que fait-on lorsqu’on en est au point de ne plus voir ni les piétons, ni les motos lorsque l’on conduit. Que fait-on de 3 jours lorsque l’on ne retient plus rien, que l’on oublie des rendez-vous, que l’on maille dans les horaires ? Que fait-on de 3 jours lorsque chaque mail nous hérisse le poil, nous fait pleurer ou nous dépite.
J’entends souvent les médias, les gens, les responsables parler d’arrêt maladie abusif : les “arrêts de complaisance”.
Et pourtant, je vois tellement de personnes se tuer au travail, sans vouloir aller voir le/la médecin ou la médecine du travail car elles ne veulent pas d’arrêt. Alors oui, certain.es pourront dire “non mais moi j’ai déjà entendu X dire “-ah bah moi je vais au Sakifo ce soir, demain je me mets en arrêt””.
Oui, oui, je ne nierai pas : ça existe.
Mais pourquoi des personnes vont au Sakifo et posent leur journée ou vont travailler le lendemain, quand d’autres vont penser à l’arrêt ?
La personnalité vous me direz, oui peut-être. Cela peut également être une différence de reconnaissance, de conditions de travail, d’ambiance et de confiance au travail … bref, ça peut être beaucooooooup de choses.
Je suis psychologue, je travaille avec le psychique et moi-même j’ai pu vivre ces difficultés : “Ô qu’il serait plus simple de se casser un bras, ma douleur serait “réelle”. “
C’est fou non ? Nous savons, intellectuellement que le psychique, les mots, les traumas peuvent faire beaucoup plus mal qu’un coup de poing, qu’un os cassé. Nous savons, intellectuellement, que l’on peut être tellement mal au travail, que l’on aurait envie de se suicider.
Et pourtant, encore beaucoup trop laissent passer les signes, les ignorent, n’en parlent pas au médecin, ne prennent pas de RDV avec un.e psychologue, ostéopathe, masseur, masseuse, énergéticien.ne, … bref tout ce qui peut aider.
Qu’est ce qui empêche cela ? Qu’est ce que vous en pensez ?
📆 Le 15 janvier, je propose un 𝘄𝗲𝗯𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗴𝗿𝗮𝘁𝘂𝗶𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 ç𝗮. Nous allons explorer ensemble ces signaux qu’on ressent sans toujours savoir les nommer et surtout sans savoir quoi faire ou comment faire.
L’idée est de repartir avec des clés, des repères, et une meilleure compréhension de ce que pourrait vous apporter du soin et un accompagnement sous toutes ses formes.
Pour participer, il suffit de s’inscrire : le lien est en commentaire.
Qui suis-je ? Sarah Amoros – Psychologue du travail et des organisations à La Réunion
J’aide les salarié·es à restaurer la confiance, la clarté et la coopération au sein de leurs activités professionnelles.