08/03/2026
Non, non, non… ce n’est pas LA journée de LA Femme. Je vous en supplie, arrêtez avec ça !
Alors oui, maintenant, beaucoup plus de monde a intégré qu’il ne FAUT plus dire « Journée de la Femme », parce que c’est la Journée internationale des DROITS DES FEMMES !
Alors oui, la syntaxe commence à venir, mais dans les faits… on est encore dans des actions qui restent dans cette idée de « Journée de la Femme ».
Oui, oui : des entreprises proposent que les hommes s’occupent des tâches identifiées comme « plus chiantes ». Les hommes proposent gentiment de faire le repas d’entreprise. Des fleurs sont offertes…
Bref, vous m’avez compris ? Et oui : cela part d’un bon sentiment… Mais comme les guerres, ou l’enfermement de personnes, ou les mises dans des trains… Tout cela part, à la base, du bon sentiment d’une personne qui veut sauver quelqu’un, un pays, une idéologie… Alors oui… je pousse la comparaison loin (vraiment ?), mais le principe est le même.
Ce n’est pas parce que cela part d’un bon sentiment que l’action est celle qui sert le plus une cause.
J’ai récemment entendu dans une discussion : « Non, mais s’orienter vers les métiers de l’enfance plutôt que vers la mécanique, ou le fait qu’il y ait plus d’hommes à des postes de direction, ça n’a peut-être rien à voir avec le genre : c’est une question de choix. »
Spoiler : NOUS NE SOMMES PAS LIBRES DE CHOISIR tant que l’on ne prend pas un peu de recul, en conscience, sur ce qui se joue.
Si, depuis des centaines d’années, il a été communiqué que, pour toi, c’est bleu et, pour toi, c’est rose… Imaginez l’énergie cognitive nécessaire pour la personne qui souhaite faire le contraire. Imaginez le risque de rejet.
Et la société nous le montre tous les jours : à quel point nous rejetons, dans un premier temps, ceux et celles qui ne nous ressemblent pas, ou qui font les choses autrement.
Et donc, résultat : toutes les histoires que l’on nous raconte depuis des décennies nous amènent à ce que les femmes soient plus pauvres que les hommes, qu’elles vivent plus longtemps, mais en moins bonne santé, et qu’elles se retrouvent face à des plafonds de verre (ce qui explique en partie les différences de salaires), et des parois de verre (elles se retrouvent dans un nombre plus restreint d’activités). Elles vivent le « glass cliff », la charge mentale (double activité régulière)…
Bref, ce n’est pas qu’une intime conviction. Ce sont des milliers d’études !
Comment pourriez-vous fêter cette fête ? En vous remémorant d’où l’on vient (le droit de vote, à l’époque de vos grands-mères et de certaines de vos mères), en constatant où l’on en est, et en réfléchissant à comment faire mieux.
Écoutez les intéressées (mais idem pour d’autres sujets) ! Ne parlez pas à leur place en pensant que vous savez mieux. Personne ne peut mieux savoir pour l’autre, surtout quand on ne partage pas les mêmes origines, caractéristiques ou genre. Écoutez, et apprenez à être des alliés.
PS : J’ai choisi cette photo car elle m’inspire la force ! La force de la nature, ce que toute femme est ! Le corps est un sujet clé concernant la place de la femme ! Sexualisé de partout, critiqué dans les hautes sphères de direction et pourtant le vaisseau de la vie ! Je n’ai jamais osé la partager sur les réseaux, de par le poids de ce que la société peut penser alors qu’au plus profond de moi je suis fan de ce que cette photo dit !
Je la partage pour toutes les femmes qui ne peuvent pas j***r de leur corps comme elles souhaitent et en réponse à toutes les personnes qui pensent avoir un droit de regard, un droit de vote, un droit tout court sur un corps qui n’est pas le leur !