27/01/2026
Texte brut : Important pour moi de le préciser car j’ai l’impression que ça devient la jungle du récit authentique sur les réseaux, à celui qui va paraitre le plus sincère, le plus troublant, le plus « je l’ai vécu alors je vous comprends » pour essayer de vendre quelque chose à la fin.
Evidemment qu'il y a une intention de vente en arrière plan d'un post, c’est pas uniquement pour partager et se faire des amis résautien et réseautienne.
Evidemment que j’ai mon offre aussi (pas après cet article, promis), évidemment que je vais utiliser une accroche, un texte racontant une histoire pour lancer un service. Je l’ai fait, et je le referai, c’est mon job d’entrepreneuse !
Et oui, j’ai utilisé l’IA pour écrire, je m’excuse auprès des personnes qui pensaient que c’était moi. C’était moi à moitié.
Je génère l’idée, je demande le plan au chat, je rédige la 1ère intention, il m’écrit la suite, je relis et corrige et finalement je valide parce que j’ai eu l’appât du rapide, du temps gagné pour un papier assez bien torché finalement.
Alors c’est tentant de lui demander : vas-y, analyse ça et sors moi un article sur le sujet, et boum, pour peu que le prompt soit bien ficelé, c’est du tout cuit.
Depuis quelques jours, je commence à avoir peur. Peur de perdre des neurones, de la matière grise, de la plasticité ou je ne sais pas comment dire, j’ai toujours été nulle en Biologie (aujourd’hui SVT, je sais !)
Encore un truc fou quand même : j’adore écrire ! je voulais écrire des romans quand j’étais ado, vivre de littérature, et d’amour et d’eau pétillante aussi.
Et là, qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai demandé à un robot d’écrire à ma place pour gagner du temps ?Je ne veux plus.
Je veux l’apprécier le temps, ressentir les mots qui glissent, accrochent, dérapent, dérangent. Je veux faire des fautes de français ! (Bon ça, pas gagné, j’ai toujours été bonne en grammaire, orthographe etc).
Initialement, je me suis mise au clavier pour écrire un article sur l’œil, la rétine, le cerveau et l’image. N’étant pas du tout, mais alors pas du tout scientifique dans l’âme, vous l’aurez compris si vous suivez ma pensée étoilée, je n’ai pas réussi à le pondre parce j’avais autre chose à dire avant.
Besoin de sortir de moi ce qui pèse avant de faire un article sur un sujet sérieux de mon domaine professionnel.
Et ça me pèse cet IA. Parce que j’ai failli prendre le chat pour me le pondre cet article. Oui, un chat qui pond, le monde va bien.
Alors oui, je l’écrirai cet article, parce que j’ai fait des recherches pour ça, et je l’écrirai moi-même avec mes mots de non scientifique.
« Alors voilà », pour reprendre l’expression d’entrée de chronique d’un auteur que j’apprécie énormément, M. Baptiste Beaulieu, c’est la fin du chat pour moi.
Pour mon écriture authentique et sincère des articles de blog, de post, de réseau. Le résultat se fera à la force de ma plasticité neuronale !
Et peu importe le résultat, si j'ai choisi les bons mots pour l'algorithme ou pas, si c'est le bon format pour l'algo ou pas, c'est le process d'écriture qui m'importe, qui me nourrit et, peut être, vous amène quelques sourires.
Punaise ça fait du bien, je me sens légère, dit, faute avouée, faute pardonnée ??