Nom d'un Zèbre by Caroline Le Gléau

Nom d'un Zèbre by Caroline Le Gléau Évaluation du fonctionnement cognitif des enfants de 6 à 16 ans.

Bilan psychométrique, attentionnel, fonctions exécutives - Wisc V - troubles des apprentissages - Tdah - Neurofeedback dynamique enfants, adolescents, adultes
Thérapie EMDR

23/01/2026

"Inclusion, oui… mais seulement si ça ne dérange pas la classe"

C’est souvent comme ça que ça commence.
On parle d’inclusion, de bienveillance, d’égalité des chances.

Mais à la première difficulté,
au premier bruit,
au premier comportement différent,
le discours change.

On accepte l’enfant tant qu’il est silencieux,
tant qu’il ne bouscule pas le rythme,
tant qu’il ne met personne mal à l’aise.

Mais l’inclusion réelle,
ce n’est pas intégrer un enfant à condition qu’il se fasse petit.

Un enfant en situation de handicap
ne choisit pas de déranger.
Il fait de son mieux
dans un monde qui n’est pas pensé pour lui.

L’inclusion,
ce n’est pas quand tout va bien.
C’est quand c’est inconfortable.
Quand ça demande des ajustements.
Quand ça oblige à sortir du cadre.

Sinon, ce n’est pas de l’inclusion.
C’est une tolérance conditionnelle.

Et nos enfants méritent mieux que ça.

21/01/2026

19/01/2026

🚨 "Je t’aime et t’es la meilleure maman du monde" : ce sont les derniers mots envoyés par Camélia à sa mère.

Mardi dernier, l’adolescente s’est donné la mort en s’allongeant volontairement sur les rails, au moment où un RER B entrait en gare de Villeparisis–Mitry-le-Neuf.

Âgée de 17 ans, Camélia devait fêter ses 18 ans dans quelques jours. Elle était victime de harcèlement scolaire dans son lycée.

Convoquée par le proviseur, l’entretien dure environ trente minutes. À 16h32, Camélia envoie un premier message à sa mère :

"Ils ont dit que c’est moi la fautive et que j’aurai une sanction disciplinaire. Je t’aime de tout mon cœur. Je suis en cours, je te rappelle après."

À 16h43, elle envoie un second message : "Il a dit (le proviseur) que je me victimise."

Trois minutes plus t**d, elle écrit une dernière fois : "En tout cas, je t’aime et t’es la meilleure maman du monde."

Ces mots seront les derniers qu’elle adressera à sa mère.

Peu après, Camélia rassemble ses affaires et quitte la salle de classe. Une camarade, présente à ce moment-là, témoignera plus t**d : "Elle était dans un état décomposé." Aux alentours de 17h30, Camélia met fin à ses jours. 💔 (via Le Parisien)

Condoléances et pensées à la famille et aux proches de Camélia. Qu’elle repose en paix. 🕊️

11/01/2026

Les enfants d’une école nantaise ont découvert un banc très spécial..
Ce banc de l’amitié repose sur un principe simple : lorsqu’un enfant est triste ou se sent seul qu’il ne trouve pas d’amis pour jouer avec lui il va s’asseoir sur le banc. Les autres enfants savent alors qu’il a besoin d’aide et celui ou ceux qui le souhaitent, viennent la lui offrir. Une très belle initiative 👏🤗

25/12/2025

Pourquoi y a-t-il « plus » de TDAH, de TSA, d’enfants HP et neuroatypiques aujourd’hui ?

C’est une question qui revient sans cesse...

Une question parfois sincère, parfois teintée de doute.

Et souvent accompagnée d’une affirmation qui divise :

« Avant, ça n’existait pas. »

Ou encore : « On met des étiquettes à tout le monde. »

Je prends le temps d’y répondre calmement...

Non pour imposer une vision, mais pour éclairer une réalité complexe, trop souvent simplifiée.

Les enfants n’ont pas changé, notre regard oui !

Il est fondamental de le dire clairement :

Il n’y a pas soudainement plus d’enfants ayant un TDAH, un TSA ou à haut potentiel.

Il y a surtout plus d’enfants reconnus, compris et identifiés.

Ces enfants existaient déjà.

Ils étaient simplement décrits autrement :

– rêveurs
– turbulents
– difficiles
– hypersensibles
– immatures
– instables
– en décalage

Beaucoup ont grandi sans explication, avec un sentiment diffus de ne jamais être « comme il faut ».

Ce qui a changé, ce n’est pas l’enfant.

C’est la capacité des adultes à mettre du sens sur ce qu’ils observent.

Les avancées scientifiques n’ont rien inventé...

La science n’a pas créé le TDAH, le TSA ou le haut potentiel.

Elle a permis de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, du développement de l’enfant, de l’attention, de la régulation émotionnelle et sensorielle.

Aujourd’hui, on distingue mieux ce qui relève :

– d’un fonctionnement neurologique particulier
– d’un tempérament
– d’une difficulté passagère
– d’un trouble durable

Ce n’est pas une mode.

C’est une lecture plus fine de la réalité humaine.

Un monde finalement moins tolérant aux différences invisibles...

Le contexte actuel joue un rôle majeur dans cette impression d’augmentation.

L’école exige :

– de rester concentré longtemps
– d’inhiber ses impulsions
– d’apprendre tôt, vite et de manière parfois standardisée

La société impose :

– une forte stimulation
– du bruit
– les nouvelles technologies et les écrans omniprésents
– un rythme rapide

Les enfants dont le fonctionnement est atypique ne vont pas plus mal qu’avant.

Ils sont simplement plus en décalage avec un système rigide, ce qui rend leurs difficultés visibles.

Et ce qui devient visible finit par être nommé.

Nommer n’est pas étiqueter !

C’est l’un des malentendus les plus fréquents.

Identifier un fonctionnement, ce n’est pas réduire un enfant à un mot.

Ce n’est pas l’enfermer dans une case.

Ce n’est pas nier sa personnalité, ses forces ou son potentiel.

Au contraire...

Nommer permet :

– d’adapter les attentes
– de proposer des aménagements justes
– de diminuer la culpabilité
– d’éviter des sanctions inutiles
– de restaurer l’estime de soi

L’étiquette enferme.

La compréhension libère.

Sans mots, il ne reste que des jugements...

Lorsqu’on refuse de nommer les différences, que se passe-t-il ?

L’enfant est interprété à travers le prisme du comportement :

– il ferait exprès
– il ne ferait pas assez d’efforts
– il manquerait de volonté
– il serait mal élevé
– il est immature
– il n'est pas autonome

Sans explication, il n’y a que des reproches.

Sans compréhension, il n’y a que de la pression.

Un diagnostic ne définit pas un enfant.

Il le protège.

Pourquoi cette reconnaissance dérange-t-elle autant ?

Parce qu’elle oblige à regarder une réalité inconfortable : le système n’est pas adapté à tous les enfants.

Reconnaître les profils neuroatypiques, c’est admettre que :

– l’égalité ne suffit pas
– certains ont besoin d’ajustements spécifiques
– la norme n’est pas universelle

Cela remet en question des certitudes profondément ancrées.

Et toute remise en question provoque des résistances.

Ces enfants ne demandent pas des privilèges...

Les enfants ayant un TDAH, un TSA, HP ou neuroatypiques ne demandent pas de passe-droits.

Ils demandent des conditions leur permettant de fonctionner sans se détruire.

Ils ne cherchent pas à être différents.

Ils le sont déjà.

Ce qu’ils demandent, c’est qu’on cesse de les forcer à rentrer dans un moule qui ne respecte pas leur fonctionnement.

Respecter les avis contraires sans nier la réalité...

Oui, certains craignent une surdiagnostication.

Oui, certains estiment qu’on en parle trop.

Ces interrogations existent et méritent d’être entendues.

Mais nier l’utilité de ces reconnaissances, c’est oublier tous ceux qui, sans elles, ont grandi dans l’échec, la honte ou l’incompréhension.

Conclusion : mettre des mots pour mieux accompagner...

Il n’y a pas plus d’enfants « à problèmes » qu’avant.

Il y a moins de silence, moins de déni, et un peu plus de conscience.

Nommer, ce n’est pas enfermer.

C’est donner des clés.

Et derrière chaque diagnostic,
il n’y a pas une case,
il y a un enfant qui cherche à être compris...

Pour prolonger la réflexion et découvrir d’autres articles :
https://www.tdaquoi.com

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