02/10/2025
ALZHEIMER ET MALADIES APPARENTÉES : GÉRER LA CONDUITE AUTOMOBILE DU MALADE
Évaluer la capacité de conduire de son proche malade
La sécurité du conducteur et celle des autres se trouvent au centre des préoccupations, en particulier de l’entourage du malade. Au début de la maladie d’Alzheimer, la personne malade conserve les automatismes acquis lors de ses nombreuses années de pratique. La conduite automobile est donc une activité que le patient à un stade précoce peut encore pratiquer. Cependant, des difficultés liées à l’orientation et à l’oubli des règles du code de la route se présenteront inévitablement au fur et à mesure du développement de la maladie.
Des problèmes de vue ou d’audition peuvent également rendre impossible la conduite chez la personne malade. Enfin, il faudra redoubler d’attention lors de la prise de médicaments aux effets secondaires sur l’attention ou sur les temps de réaction.
Evaluation par la famille et les proches
Si vous avez des inquiétudes quant à la capacité de conduire de votre proche malade, prenez la route avec lui et soyez attentif aux éléments suivants qui doivent vous alerter.
Votre proche se perd souvent, même sur des trajets familiers.
Il s’arrête au feu vert ou à des moments inopportuns.
Il ne semble pas prêter attention aux autres automobilistes, aux piétons, ou aux deux-roues.
La personne malade conduit extrêmement lentement, de manière indécise ou avec appréhension, notamment sur l’autoroute.
Il ne respecte pas les distances de sécurité.
Il ne remarque pas ou ne respecte pas les panneaux et feux de signalisation.
Par ailleurs, il omet les priorités ou réagit trop tardivement.
Il oublie de mettre son clignotant avant de tourner ou de changer de file.
Il conduit agressivement.
Votre proche ne contrôle pas l’angle mort avant de changer de file.
Il actionne en même temps l’accélérateur et le frein, ou bien il se trompe de pé**le.
Il a également du mal à effectuer simultanément plusieurs actions liées à la conduite.
Les passagers se sentent mal à l’aise et refusent de monter dans sa voiture.
Il provoque souvent de petits accidents ou les évite de peu.
Évaluation par le médecin traitant
Si les membres d’une famille craignent qu’un parent âgé ne soit plus capable de conduire en toute sécurité, leur premier réflexe doit être de consulter le médecin traitant de leur proche et lui faire part de leurs inquiétudes. Celui-ci prescrira peut-être des examens plus approfondis. Il fera, ensuite, le cas échéant, une recommandation sur la capacité de la personne à continuer de conduire.