02/05/2024
La porosité entre les secteurs public et privés de la ́
Bien que le système de santé privé ne s'apparente que très peu au système public, les deux sont intrinsèquement liés et procèdent à de nombreux échanges.
Map: https://www.google.com/maps/place/Sfax/data=!4m2!3m1!1s0x13002cda1486c695:0x22dfe0a62c50ce6f?utm_source=mstt_1&entry=gps&coh=192189&g_ep=CAESCjExLjEyNi4xMDMYACDXggMqSCw5NDIxMDgzNCw5NDIxNjQwNyw5NDIxMjQ5Niw5NDIwNzUwNiw5NDIxNzUyMyw5NDIxODY0Nyw0NzA4NzExOCw0NzA4NDM5M0ICVE4%3D
Tout d'abord, l'ensemble du personnel médical du privé est formé par le public et ce, tant au niveau de ses études que de ses premières années d'expériences. L'université de médecine de Sfax forme aux nouvelles technologies, aux nouveaux outils de la médecine. Les médecins du public sont les premiers à comprendre et à utiliser des machines plus performantes. Ils acquièrent donc des compétences que peu de médecins dans le privé ne peuvent acquérir autrement que par une formation auprès d'un médecin du public (ces échanges tendent à évoluer car les cliniques parviennent de plus en plus à financer des machines novatrices avant le public de par leur capital financier plus élevé). Par ailleurs, un chirurgien du public est plus expérimenté sur le plan technique car il effectue nettement plus d'opérations qu'un chirurgien du privé, ce qui s'explique par le nombre de patients qui fréquentent son établissement. Le personnel du secteur privé va donc affiner ses gestes auprès du personnel dans le public.
Le secteur de la santé à est divisé entre des établissements publics et des cliniques privées qui prospèrent. Les CHU ont besoin d'être épaulés dans l'afflux constant de patients et les praticiens privés remplissent ce rôle. Cependant l'agglomération croissante de professionnels de la santé, représentants d'une classe aisée pour la ville de Sfax dans un périmètre restreint (nos entretiens soulignent plus un "pôle de santé qu'une "ville de la santé"), tend à une relative mono-fonctionnalité de certains quartiers. En parallèle, l'arrivée des cliniques à Sfax incite le secteur public à évoluer pour offrir des soins de qualité et éviter l'endettement des patients.
Tunesien