20/04/2018
L’augmentation mammaire est l’intervention la plus pratiquée dans le monde, avec près d’1,8 millions de procédures en 2013.
C’EST QUOI, UNE AUGMENTATION MAMMAIRE ?
Une intervention chirurgicale qui consiste à poser des prothèses mammaires pour augmenter la poitrine. Dans certains cas, cela peut aussi corriger une légère ptôse mammaire, surtout quand la perte de volume est limitée et consécutive à une grossesse ou un amaigrissement. Quand le relâchement est important, le chirurgien conseillera de faire en même temps une plastie mammaire.
LA PREMIÈRE CONSULTATION
- Le chirurgien vous interroge sur vos antécédents médicaux et chirurgicaux afin d’écarter toute contre-indication comme un trouble de la coagulation, des troubles cardiaques...
- Il examine ensuite la silhouette, le buste, la taille, la forme et le positionnement des seins, la place des aréoles, la forme du thorax. S’il dépiste une asymétrie, il la signalera car elle risque de se remarquer plus une fois les prothèses mammaires en place. La tonicité et l’épaisseur de la peau sont essentielles et vont orienter le choix des implants.
- Le chirurgien vous demande quelle poitrine vous aimeriez, et de quelle taille : un point essentiel à définir pour être satisfaite du résultat.
- Il explique quels implants conviennent le mieux et comment il va les mettre en place : il choisira la voie d’accès en fonction de son expérience et de différents critères morphologiques : la voie peut être aréolaire, axillaire (incision dans l’aisselle) ou, plus rarement, sous-mammaire (le chirurgien incise dans le pli situé sous le sein, la seule solution pour introduire des prothèses en polyuréthane).
- Le chirurgien décrit ensuite le déroulement de l’intervention, les examens à faire avant (mammographie et échographie), les précautions à prendre. Il informe sur les risques et complications possibles.
LES DIFFÉRENTES PROTHÈSES MAMMAIRES
La majorité d’entre elles sont constituées d’une enveloppe en silicone, plus rarement en mousse de polyuréthane, et d’un produit de remplissage. Le chirurgien explique les paramètres à prendre en compte pour choisir le modèle le plus adapté au résultat désiré.
- Des implants remplis avec un gel de silicone plus ou moins cohésif, ce sont les plus utilisés car ils donnent un résultat plus naturel que ceux remplis avec du sérum physiologique, à la vue comme au toucher. En cas de rupture de l’implant, la viscosité du gel limite la fuite de silicone dans l’organisme. L’avantage du sérum phyiologique : il est tout à fait inoffensif si la prothèse venait à rompre.
- Des prothèses rondes, plus rarement des prothèses anatomiques qui ont la forme projetée d’un sein.
- La texture de l’enveloppe en silicone : elle peut être lisse, micro-texturée, texturée, macro-texturée.
- La projection : un implant existe généralement en 3 projections différentes.
LE LIPOMODELAGE, ÇA MARCHE POUR QUI ?
Il s’agit de prélever de la graisse, au niveau du ventre, des cuisses ou de l’intérieur des genoux, de la centrifuger puis de la réinjecter goutte par goutte dans la poitrine, voilà pourquoi on parle de « fat grafting » ou de micro-greffes de graisse ou encore de lipofilling. Ce lipomodelage permet une augmentation qui n’excède pas une taille de bonnet. Des retouches sont parfois nécessaires six mois plus t**d pour corriger une asymétrie de résultat ou un résultat insuffisant car une partie de la graisse greffée fond, et qu’il faut donc parfois en rajouter. Cette technique s’utilise aussi en complément de prothèses mammaires.
COMMENT SE PASSE L’OPÉRATION ?
- Sous anesthésie générale. La consultation de l’anesthésiste doit s’effectuer au plus t**d 48h avant l’intervention.
- Compter généralement deux jours d’hospitalisation, dont la nuit qui suit l’intervention.
ON VOIT LE RÉSULTAT COMBIEN DE TEMPS APRÈS ?
Juste après, les seins sont gonflés donc plus gros que ce qu’ils seront une fois l’œdème disparu dans le mois qui suit. Il faut attendre 3 à 6 mois pour évaluer le résultat définitif, un an pour la cicatrisation.