02/01/2026
On ne force pas ce qui est figé, on le laisse se transformer
Il y a des moments dans la vie où tout semble là…
La fourchette est prête, le repas est devant nous, l’envie est forte.
Et pourtant, rien ne se passe.
Comme ces spaghettis au beurre surgelées :
elles sont visibles, accessibles en apparence,
mais encore impossibles à savourer.
Longtemps, je me suis précipitée.
Par envie de bien faire.
Par peur de perdre du temps.
Par besoin d’avancer, coûte que coûte.
Je pensais que la volonté suffisait.
Qu’en insistant un peu plus, en forçant un peu mieux,
les choses finiraient par se débloquer.
Mais ce que j’ai appris avec le temps,
c’est que forcer ce qui est figé ne le libère pas.
Au contraire, cela durcit encore plus.
Ce qui est figé — une émotion, une situation, un choix, un corps tendu —
n’est pas en re**rd.
Il est en protection.
Il est en attente des bonnes conditions.
La transformation ne répond pas à la pression.
Elle répond au temps, à la sécurité, à la présence.
Comme la nourriture surgelée :
si on s’acharne, on abîme.
Si on respecte le processus, la texture change d’elle-même.
J’ai appris qu’il fallait parfois attendre la maturation.
Non pas par passivité,
mais par intelligence du vivant.
Attendre, ce n’est pas renoncer.
C’est reconnaître que certaines choses ont besoin
d’un rythme plus lent que notre impatience.
Aujourd’hui, je sais que ce qui nourrit vraiment
ne se prend pas de force.
Cela se laisse approcher,
jusqu’au moment juste.
On ne force pas ce qui est figé.
On le laisse se transformer.
alignement Nathalie Gestion de stress