10/12/2025
Pourquoi on obtient plus de résultats quand on attend plus longtemps ⏳
C’est l’un des principes les plus importants en relâchement myofascial.
🔹 Le fascia est un tissu vivant présent dans tout le corps.
Il est fait de fibres d’élastine et de collagène, ainsi que d’un gel appelé la substance fondamentale (dans laquelle vivent toutes nos cellules!).
Tout est imbriqué dans le fascia : nos muscles, nos nerfs, nos organes, etc.
Quand cette substance se solidifie, le fascia devient rigide, compresse ce qui s’y trouve et peut créer de la douleur.
La plupart des approches thérapeutiques, même celles centrées sur le fascia, ainsi que des modalités comme les massages, le foam roller ou les étirements, vont surtout avoir un effet sur l’élastine, qui représente environ 20 % du système fascial.
Ça aide, mais ça ne touche pas la partie la plus importante.
✨ Pour relâcher les 80 % restants, c’est-à-dire la partie collagéneuse du fascia et sa substance fondamentale, il faut appliquer une pression stable et soutenue.
On ne peut pas forcer le relâchement myofascial; les techniques agressives ne fonctionneront pas.
Il faut attendre.
Au bon endroit, et avec un toucher approprié.
À partir de là, il faut au moins 3 à 5 minutes pour que cette partie du fascia commence à se relâcher, pour que la magie opère.
Oui, oui : appliquer la pression au même endroit pendant tout ce temps, sans forcer à travers la résistance.
Ce qui est fascinant, c’est que pendant cette attente, on peut sentir le tissu bouger et se transformer sous les mains.
La personne qui reçoit le ressent aussi.
C’est un moment où le corps commence à se réorganiser de l’intérieur, alors que le fascia se relâche et libère ce qu’il comprimait. C’est un relâchement myofascial.
💡 Le fascia ne répond pas à l’intensité, il répond à la patience.
Et attendre n’est pas passif : c’est un acte thérapeutique.
Tout vient à point à qui sait attendre. C’est l’un des enseignements que John F. Barnes transmet depuis des décennies : nous aider à comprendre le fascia comme un système global et à développer notre capacité à rester sur la restriction suffisamment longtemps pour permettre un relâchement durable, plutôt que de passer trop vite à la prochaine technique.