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Traitement de l’acné : patience et observance pour une meilleure efficacité.🟥🟥🟥🟥🟩⬜🟩🟥🟥🟥🟥🟥Parallèlement au traitement médi...
23/01/2026

Traitement de l’acné : patience et observance pour une meilleure efficacité.
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Parallèlement au traitement médicamenteux, bien codifié, la prise en charge de l’acné se fonde aussi sur des mesures générales importantes à respecter, notamment en matière d’usage de produits cosmétiques.
L'acné juvénile est une dermatose chronique évoluant par poussées, très fréquente chez l'adolescent.

Physiopathologiquement, elle découle de trois facteurs :
🟩 une hypersécrétion sébacée androgéno-dépendante ;
🟩 Une rétention sébacée liée à l'hyperkératose de l'infundibulum du canal folliculaire ;
🟩 Une inflammation liée à la colonisation du follicule sébacé par Cutibacterium acnes (anciennement Propionibacterium acnes).

Cliniquement, l’acné se manifeste par une hyperséborrhée, qui prédomine sur le nez, le front, les joues, mais peut aussi concerner le décolleté, le haut du dos et les épaules, des lésions rétentionnelles (microkystes ouverts - les comédons - et fermés) et inflammatoires (papules, pustules, nodules).

⚠️ Comment évaluer son type et sa sévérité ⁉️
L'acné peut ainsi être de type inflammatoire, rétentionnel ou mixte.

Sa sévérité est évaluée par l'échelle de gravité Global Evaluation Acne (GEA), d'après la Société française de dermatologie :

🟩 Grade 1 : acné très légère, avec de rares comédons ouverts ou fermés, dispersés et/ou de rares papules.
🟩 Grade 2 : acné légère, caractérisée par des comédons ouverts ou fermés, quelques papulopustules et une atteinte de moins de la moitié du visage.
🟩 Grade 3 : acné moyenne marquée par la présence de nombreux comédons, et papulopustules et une atteinte de plus de la moitié du visage. Un nodule peut être présent.
🟩 Grade 4 : acné sévère, avec de nombreuses papulopustules et comédons, de rares nodules et une atteinte de tout le visage.
🟩 Grade 5 : acné très sévère, très inflammatoire recouvrant tout le visage, avec des nodules.

⚠️ Quels sont les objectifs de la prise en charge ⁉️
Le traitement d’attaque a pour objectif de réduire ou faire disparaître les lésions.

Le traitement d’entretien vise à prévenir les récidives.

La prise en charge doit aussi permettre de prévenir les cicatrices et d’améliorer le vécu du patient.

Le grade 0 de l’échelle GEA, qui constitue le but de l’intervention thérapeutique, correspond à l’absence de lésions, mais une pigmentation résiduelle et un érythème peuvent être observés.

⚠️ Quel traitement selon le degré de sévérité ⁉️

Les patients doivent être informés du délai d’action de ces traitements, qui demande de la patience.

Le traitement d’attaque est de trois mois, une réévaluation du niveau de sévérité étant alors faite à ce terme et la prescription éventuellement adaptée. En pratique, il doit souvent être prolongé.

🅰️ Dans les formes légères et très légères, le traitement d’attaque est local
➡️ Peroxyde de benzoyle ou rétinoïdes pour les formes très légères, le choix entre les deux étant guidé par leur tolérance et le type des lésions : le peroxyde de benzoyle est plus adapté aux lésions inflammatoires ou mixtes, les rétinoïdes aux lésions rétentionnelles.
➡️ Dans les formes légères, rétinoïdes et peroxyde de benzoyle sont associés.
Les associations fixes présentent l’avantage d’une meilleure observance et d’une évaluation préalable des interactions entre les produits, mais le critère de remboursement intervient aussi dans le choix.

➡️ À noter que l'utilisation des antibiotiques locaux ne s'envisage que lorsqu'elle peut retarder ou éviter une antibiothérapie générale.

🅱️ Dans les formes modérées, le traitement d’attaque se fonde sur la même association locale, avec ou sans cyclines per os
Les cyclines sont à éviter en cas d'exposition au soleil (risque de photosensibilisation) et de grossesse ou de désir de grossesse.
©️ Dans les formes sévères, le traitement d’attaque fait appel aux cyclines per os associées à une bithérapie locale (peroxyde de benzoyle et rétinoïdes)
L’isotrétinoïne per os peut être prescrite en deuxième intention en cas d’échec du traitement d’attaque bien conduit ou de rechute rapide après celui-ci.

Après le traitement d'attaque
Si le traitement d’attaque a été efficace, le traitement d’entretien des formes très légères, légères, modérées et sévères repose sur l’adapalène seul ou associé au peroxyde de benzoyle.

En cas d’inefficacité, il faut prescrire le traitement du grade supérieur.

🚨🚨 Dans les formes très sévères ou sévères à risque cicatriciel élevé, l’isotrétinoïne per os peut être utilisée en première intention
Les recommandations associées à la prescription d'isotrétinoïne per os doivent être impérativement respectées (consultations de suivi mensuelles avec prévention des risques et vérification de la contraception).

✅✅ Quels sont les conseils au quotidien ?
🟥 Il faut informer les patients de la nécessité d’un délai de plusieurs semaines avant l’obtention d’une amélioration (il faut donc de la patience), ainsi que du caractère suspensif du traitement et de la possibilité de rechute en cas d'arrêt prématuré.

🟥 Les préférences du patient doivent être prises en compte dans le choix des médicaments, car l'observance conditionne l'efficacité du traitement.

🟥 Le bon usage des soins quotidiens doit être bien compris. Il faut conseiller des nettoyants doux pour la toilette (SynDet, synthetic detergent) à ne pas utiliser plus de deux fois par jour. Il est recommandé de ne pas manipuler les lésions, d’éviter les savons détergents et les antiseptiques et au total de ne pas dépasser cinq produits par jour en comptant les crèmes émollientes qui peuvent être employées pour limiter l'effet irritant des antiacnéiques. Le maquillage est permis, mais il faut éviter les matières couvrantes telles que les fonds de teint, qui induisent une aggravation de l’acné, au profit d’une crème teintée matifiante. Ainsi, les conseils donnés sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours bons à suivre…

🟥 Une photoprotection est fortement recommandée pour éviter les marques hyperpigmentées postinflammatoires et l’épaississement de la couche cornée, qui aggrave la rétention.

Gale : toujours répéter le traitement après 8 à 15 jours.🟩🟩🟩🟩🟩🟥🟥🟥🟩🟩🟩🟩🟩Ectoparasitose fréquente, la gale est de prise en ...
23/01/2026

Gale : toujours répéter le traitement après 8 à 15 jours.
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Ectoparasitose fréquente, la gale est de prise en charge bien codifiée. Le patient et les cas contacts doivent recevoir le même traitement en même temps, qui est systématiquement renouvelé après 8 à 15 jours.

gale est une ectoparasitose fréquente, qui touche particulièrement les enfants et les adultes jeunes. Elle se transmet essentiellement par contact cutané direct, plus rarement via l’environnement.

Son diagnostic est clinique et se fonde sur la présence d’un prurit généralisé à recrudescence nocturne, habituellement partagé avec l’entourage (même si l’absence de partage ne doit pas faire exclure le diagnostic), de lésions spécifiques (sillons scabieux, vésicules perlées, nodules scabieux) et aspécifiques, conséquences du grattage.

Selon la forme de la gale (commune, profuse ou hyperkératosique) et l’âge du patient et des cas contacts, le traitement est local (benzoate de benzyle ou perméthrine) et/ou oral (ivermectine). Il doit être prescrit à tous les sujets cibles (parasités et contacts) en même temps et renouvelé systématiquement après 8 à 15 jours.

Les mesures environnementales, impératives, sont à entreprendre parallèlement.

Le syndrome des ovaires polykystiques selon les dernières recommandations internationales. 🟥🟥🟥🟥🟩🟩🟩🟩🟥🟥🟥🟥Le diagnostic du ...
23/01/2026

Le syndrome des ovaires polykystiques selon les dernières recommandations internationales.
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Le diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) repose sur la présence de deux critères parmi les suivants :

🟩 Troubles du cycle ;
🟩 L'hyperandrogénie clinique (hirsutisme, acné sévère, alopécie androgénique) ou biologique ;
🟩 Ovaires polykystiques à l’échographie ou élévation de l’hormone antimüllérienne.
Les symptômes sont variables d’une femme à l’autre et plus ou moins intenses.

Ce diagnostic ne peut être posé qu’après élimination des autres causes de troubles du cycle ou des autres causes d’hyperandrogénie (hyperplasie congénitale des surrénales, hyperprolactinémie, syndrome de Cushing, tumeur ovarienne ou surrénalienne, hypogonadisme hypogonadotrope...).

Le diagnostic de SOPK peut être difficile chez l’adolescente, car il faut attendre au moins 8 ans après la ménarche pour que le critère échographique puisse être interprété.

Une fois le diagnostic posé, un trouble de la glycorégulation ainsi que des facteurs de risque cardiovasculaire doivent être recherchés. Il faut également dépister un syndrome d’apnée du sommeil, une anxiété ou une dépression.

La prise en charge est adaptée aux symptômes et à la demande des patientes. Elle est globale et multidisciplinaire.

Les recommandations hygiénodiététiques sont indispensables (en particulier l’activité physique).

Un traitement médicamenteux par metformine (hors AMM) est envisageable dans certains cas en raison de ses effets métaboliques.

La prévention d’une hyperplasie endométriale est importante.

En cas d'hyperandrogénie modérée, une contraception estroprogestative est prescrite en 1re intention.

Si cette contraception s’avère inefficace, on peut adjoindre en cas d'hirsutisme un anti-androgène (spironolactone 50-100 mg/jour

Sevrage cortisonique chez l’adulte : mode d’emploi.🟩🟩🟩🟩🟩🟥🟥🟩🟩🟩🟩🟩La prescription d’une corticothérapie prolongée est fréqu...
23/01/2026

Sevrage cortisonique chez l’adulte : mode d’emploi.
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La prescription d’une corticothérapie prolongée est fréquente, mais lorsqu’il faut arrêter le traitement, comment éviter l’effet rebond de la maladie initiale et la survenue d’une insuffisance surrénalienne aiguë ?

Alors que la prescription d’une corticothérapie prolongée par voie orale est fréquente, l'insuffisance surrénalienne postcorticothérapie est rare, mais potentiellement grave.

L’arrêt d’un traitement corticoïde au long cours doit être progressif (décroissance initiale rapide puis par paliers) et étalé dans le temps pour permettre aux surrénales de reprendre leur fonctionnement normal, avec une vigilance accrue à la dose charnière de 5 mg/j d’équivalent prednisone.

Un dosage de la cortisolémie le matin à 8 h, à l’arrêt des corticoïdes, permet le plus souvent de guider la conduite à tenir.

En cas d’insuffisance corticotrope, une supplémentation par hydrocortisone (produit de synthèse équivalent au cortisol sécrété normalement par les surrénales) est proposée, à la dose de 20 mg/j, dans l’attente de la récupération de la fonction surrénalienne. Ce processus délicat nécessite un ajustement au cas par cas et un suivi médical attentif, afin d’éviter à la fois l’insuffisance corticotrope et le rebond de la maladie initiale.

✨ Lésions cutanées importantes – Définitions essentielles en dermatologie ✨🩺🔹 MaculeLésion plane, non palpable, correspo...
22/12/2025

✨ Lésions cutanées importantes – Définitions essentielles en dermatologie ✨
🩺
🔹 Macule
Lésion plane, non palpable, correspondant à une modification de la couleur de la peau sans relief ni dépression
👉 Ex. : éphélides (taches de rousseur)
🔹 Papule
Lésion solide, surélevée, de moins de 1 cm de diamètre
👉 Ex. : acné, dermatoses inflammatoires
🔹 Plaque
Lésion surélevée, à surface plane, de plus de 1 cm, souvent résultant de la confluence de papules
👉 Ex. : psoriasis
🔹 Nodule
Lésion solide, plus profonde, intéressant le derme et/ou l’hypoderme, généralement > 1 cm
🔹 Vésicule
Petite cloque contenant un liquide clair, < 1 cm
👉 Ex. : herpès simplex
🔹 Bulle
Cloche remplie de liquide clair, > 1 cm
👉 Ex. : pemphigoïde bulleuse
🔹 Pustule
Lésion contenant du pus (riche en neutrophiles)
👉 Ex. : acné, infections bactériennes
🔹 Papule urticarienne (Wheal)
Lésion surélevée, œdémateuse, transitoire, liée à un œdème du derme
👉 Ex. : urticaire
🔹 Comédon
Obstruction du follicule pilo-sébacé
👉 Ouvert (point noir) ou fermé (point blanc)
🔹 Papillome
Prolifération épithéliale bénigne à surface verruqueuse ou digitiforme
🔹 Érythème
Rougeur cutanée due à une vasodilatation, s’effaçant à la pression
🔹 Télangiectasie
Dilatation visible des petits vaisseaux sanguins superficiels
🔹 Sillon (Burrow)
Trajet linéaire, fin, intra-épidermique
👉 Lésion typique de la gale
🔹 Pétéchies
Petites hémorragies cutanées punctiformes, non blanchissantes, < 2 mm
🔹 Purpura
Lésions hémorragiques non blanchissantes, de 2 à 10 mm
🔹 Ecchymose
Tache violacée > 1 cm, liée à une extravasation sanguine
👉 Aspect de « bleu »
🔹 Hématome
Collection localisée de sang dans les tissus suite à une rupture vasculaire
🔹 Poïkilodermie
Association de troubles pigmentaires, d’atrophie cutanée et de télangiectasies

📌 À retenir :
La reconnaissance morphologique des lésions élémentaires est la clé du diagnostic dermatologique.

Endocardites infectieuses 2025.✅ Classifications diagnostiques : cf Critères ESC 2023 ou Duke ISCVID 2023* A évoquer dev...
08/12/2025

Endocardites infectieuses 2025.

✅ Classifications diagnostiques : cf Critères ESC 2023 ou Duke ISCVID 2023
* A évoquer devant : Fièvre, souffle, matériel intra cardiaque, embole périphérique dont spondylodiscite, OAP fébrile, AEG, bactériémie prolongée….
Imagerie (à visée diagnostique):
- Si suspicion : ETT systématique ; si ETT négative et forte suspicion d'EI ou présence de matériel intra cardiaque, compléter par ETO
- Si forte suspicion d’EI et ETT+ETO négatives ou suspicion d’abcès cardiaque : Angio-TDM cardiaque +/- [18F] FDG-TEP-TDM (sur valve
prothétique>native).
- Si ETT positive : ETO systématique (sauf en cas d'EI du cœur droit sur valve native).
- L'imagerie cérébrale et globale (TDM, [18F] FDG-TEP-TDM et IRM) dans l’EI (quel que soit le type de valve) peut être envisagée pour le
dépistage des lésions périphériques.
Prise en charge thérapeutique
- Chirurgicale :
o Extrême urgence : choc cardiogénique, insuffisance cardiaque symptomatique ou échographique
o Urgente : A discuter systématiquement en fonction de la régurgitation, de la persistance de la bactériémie, de la taille de la végétation
ou de la nature du microorganisme (S. aureus (SASM, SARM), entérocoques résistants à la vancomycine, BGN non-HACEK, origine
fongique).
- Médicale :
o Antibiothérapie initiale par voie parentérale systématique
o Relais per os envisageable selon certaines modalités et conditions
- Traitement antibiotique probabiliste avant documentation microbiologique :
o Indications : sepsis, végétation >10mm, urgence chirurgicale, symptômes aigus avec aggravation récente
o Nature : valve native : amoxicilline + céfazoline +/- genta (si allergie : vanco)
valve prothétique : daptomycine + céfépime + gentamicine

Suturer ou non la plaie d'une morsure de chien ?!!✅✅✅✅✅❌❌✅✅✅✅✅La suture d'une morsure de chien est évaluée au cas par ca...
22/09/2025

Suturer ou non la plaie d'une morsure de chien ?!!

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La suture d'une morsure de chien est évaluée au cas par cas par un professionnel de santé pour équilibrer le bénéfice esthétique et le risque d'infection.
➡️ Une suture immédiate est généralement déconseillée pour les plaies profondes ou les morsures de plus de 12 à 24 heures, en particulier celles des mains et des pieds, qui sont plus à risque.
➡️ Cependant, une suture d'emblée peut être indiquée pour les morsures au visage ou les plaies non infectées datant de moins de 12 heures.

➡️ En l'absence de suture immédiate, une désinfection et un pansement sont posés, et la plaie peut être laissée ouverte pendant quelques jours avant une suture secondaire si aucune infection n'est constatée.

✅✅ Quand suture-t-on d'emblée ?

➡️ Plaies au visage : Pour des raisons esthétiques, les morsures au visage sont presque toujours suturées immédiatement.
➡️ Plaies non infectées et récentes : Si la plaie est superficielle, non surinfectée, et date de moins de 12 heures.
➡️ Morsures ne touchant ni les mains ni les pieds .

✅✅ Quand ne suture-t-on pas immédiatement ?

➡️ Plaies profondes ou délabrées : Elles présentent un haut risque d'infection.
➡️ Plaies anciennes : Plus de 12 heures (24 heures pour le visage).
➡️ Plaies aux mains et aux pieds : Ces zones ont un risque infectieux plus élevé.
➡️ Sujets fragiles : Les personnes immunodéprimées (diabète, cirrhose, etc.) ne bénéficient pas d'une suture immédiate.

✅✅ Que faire en cas de morsure ?

➡️ Nettoyer la plaie : Laver abondamment à l'eau et au savon.
➡️ Désinfecter : Appliquer un antiseptique comme la povidone iodée.
➡️ Consulter un médecin : Une consultation est indispensable pour évaluer la nécessité d'une suture, prescrire des antibiotiques préventifs si nécessaire, et gérer le risque de rage.
➡️ Surveiller la plaie : Vérifier l'apparition de signes d'infection comme le gonflement, la rougeur, la chaleur, la douleur, ou un écoulement de pus.

La rage .✅✅✅✅✅❌❌✅✅✅✅✅➡️➡️ La rage est une maladie infectieuse grave, causée par un virus (le virus rabique, de la famill...
22/09/2025

La rage .
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➡️➡️ La rage est une maladie infectieuse grave, causée par un virus (le virus rabique, de la famille des Lyssavirus).

👉 Points essentiels :

✅ Transmission : Elle se transmet surtout par la morsure ou la griffure d’un animal infecté (chien, chauve-souris, renard, etc.), car le virus est présent dans la salive.

✅ Cible : Le virus attaque le système nerveux, en particulier le cerveau.

✅ Symptômes : Après une période d’incubation (souvent quelques semaines), la personne peut présenter :

fièvre, maux de tête, malaise,

anxiété, agitation, hallucinations,

difficultés à avaler (hydrophobie = peur de l’eau),

paralysies progressives.

✅ Évolution : Une fois les symptômes apparus, la maladie est presque toujours mortelle.

✅ Prévention :

vaccination préventive (pour personnes à risque : vétérinaires, voyageurs dans zones endémiques),

vaccination d’urgence après une morsure suspecte (vaccin + immunoglobulines antirabiques).

➡️➡️ En résumé : la rage est une encéphalite virale mortelle, mais elle peut être évitée si l’on agit rapidement après l’exposition.

Pneumonies d’inhalation (PI). Recommandations 2025 SPILF avec la SFGG.✅✅✅✅❌❌✅✅✅✅ La pneumonie d'inhalation est une infec...
24/08/2025

Pneumonies d’inhalation (PI). Recommandations 2025 SPILF avec la SFGG.
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La pneumonie d'inhalation est une infection pulmonaire causée par l'inhalation accidentelle de sécrétions buccales, de contenu gastrique ou d'autres substances irritantes dans les voies aériennes inférieures, entraînant une inflammation des poumons.
Éléments pour le diagnostic
🛑 Une imagerie est recommandée, en priorité par scanner non injecté, à défaut par une échographie pulmonaire, en dernier choix, une radiographie
❌ Il n’est pas recommandé d’utiliser des marqueurs biologiques
❌ Il n’est pas recommandé d’utiliser un examen microbiologique systématique.
☑️ Un ECBC peut être fait en cas de choix d’une molécule active sur Pseudomonas aeruginosa (pour désescalade ultérieure)
🛑 Pneumonie grave = présence d’au moins un critère majeur ou de trois critères mineurs.
➡️➡️ Critères majeurs :
* choc septique,* détresse respiratoire nécessitant ventilation mécanique.
➡️➡️ Critères mineurs : FR ≥ 30/min,* PaO₂/FiO₂ ≤ 250, * infiltrats multilobaires, * confusion ou désorientation, * urée plasmatique ≥ 3,3 mmol/L, * leucopénie <
4000/mm³ (due à l’infection),* thrombopénie < 100 000/mm³, * hypothermie < 36°C, * hypotension nécessitant expansion volémique.

✅ Traitement probabiliste
Après une fausse route constatée : pas d’ATB. Surveillance clinique, et début ATB uniquement si critères de PI

➡️ 1er choix si PI: amoxicilline - ac. clavulanique 1g 3x/j, de préférence PO (IV si grave)
Si DFG 10-30 :1 g charge puis 0,5g 3x/j, DFG

Des recommandations spécifiques pour accompagner la vaccination en cas d'infection par le VIH.✅✅✅✅❌❌✅✅✅✅La Haute Autorit...
22/08/2025

Des recommandations spécifiques pour accompagner la vaccination en cas d'infection par le VIH.
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La Haute Autorité de santé (HAS) publie une recommandation de bonne pratique relative à la vaccination des personnes vivant avec le VIH (PVVIH).

Elle s'adresse à tous les professionnels de santé prenant en charge ces patients et impliqués dans la vaccination, avec l'objectif de les accompagner dans la démarche vaccinale :

🛑 apporter une information aux PVVIH concernant les vaccinations recommandées, spécifiquement recommandées ou obligatoires (petite enfance) ;
🛑 mettre à jour leur statut vaccinal ;
🛑 connaître les indications et modalités des vaccinations chez les PVVIH.
Cette recommandation inclut toutes les populations de PVVIH (nourrissons, enfants, adultes et femmes enceintes). Pour chacune de ces trois populations, les auteurs décrivent les schémas d’administration et les indications vaccinales, en comparaison avec la stratégie applicable en population générale. Ils précisent les points de vigilance ou les éléments à contrôler avant de vacciner.

✅✅ Les éléments clés à retenir en fonction du type de vaccin
La première partie de la recommandation résume les spécificités de la sécurité et de la réponse immunitaire postvaccinale en fonction du type de vaccin :

☑️☑️ vaccins inertes :
🛑 ils peuvent être administrés quels que soient le taux de CD4, la charge virale VIH et le traitement antirétroviral,
🛑 néanmoins, la stratégie vaccinale peut être renforcée (rappels plus fréquents par exemple) chez les PVVIH non contrôlées sur le plan immunologique. Par exemple, un rappel de la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche est recommandé à 25 ans puis tous les 10 ans, soit à intervalle plus court qu’en population générale. De même, la vaccination contre les infections invasives à méningocoques B et ACWY est recommandée chez tous les adultes vivant avec le VIH (VVIH) du fait d’un surrisque par rapport à la population générale ;

☑️☑️ vaccins vivants atténués :
🛑 ils sont contre-indiqués en cas de déficit immunitaire sévère chez :
* le nourrisson de moins de 12 mois : taux de CD4 < 25 %,
* l’enfant entre 12 et 35 mois : taux de CD4 < 20 %,
* l’enfant entre 36 et 59 mois : taux de CD4 < 15 %,
* l’enfant à partir de 5 ans et chez l’adulte : taux de CD4 < 200/µL.
🛑 la protection obtenue, de plus courte durée, peut nécessiter des rappels plus fréquents que chez la personne immunocompétente,

☑️☑️ les vaccins vivants bactériens atténués (BCG) sont contre-indiqués.

✅✅ Des précautions et des ajustements nécessaires
Chez l'adulte, la recommandation émise par la HAS porte sur les vaccinations suivantes :

* Covid-19
* diphtérie, tétanos,
* poliomyélite.
* coqueluche
* fièvre jaune
* grippe saisonnière
* infections invasives à Haemophilus influenzae b
* hépatite A
* hépatite B
* infections invasives à méningocoque
" infections à papillomavirus humains (HPV)
* infections à pneumocoque
* infection à virus respiratoire syncytial (VRS)
* Mpox
* oreillons, rougeole, rubéole
" varicelle
* zona
Pour la plupart de ces infections, la stratégie vaccinale recommandée chez les PVVIH est semblable à celle applicable en population générale, en tenant compte dans certains cas du taux de CD4 (rougeole/oreillon/rubéole par exemple, ou infections à pneumocoques).

Chez le nourrisson et l'enfant VVIH, la recommandation porte sur les mêmes vaccinations que chez l'adulte (sauf VRS, Mpox et zona), auxquelles s'ajoute la vaccination contre les infections à rotavirus.

Enfin, chez la femme enceinte VVIH, la recommandation décrit la stratégie applicable pour la vaccination contre la coqueluche, la Covid-19, la grippe saisonnière et l'infection à VRS. Pour les trois premières vaccinations, il n'y a pas de différence avec la stratégie recommandée en population générale.

La vaccination contre l’infection à VRS est recommandée chez la femme enceinte VVIH selon les mêmes modalités que celles chez la femme enceinte en population générale, sauf chez la femme enceinte VVIH ayant une charge virale non contrôlée et/ou des CD4 < 200/µL au moment de la campagne vaccinale. Chez ces dernières, pour la prévention de l'infection à VRS, il est recommandé de privilégier la stratégie d’immunisation du bébé par l’administration d’anticorps spécifiques à la naissance

Gale : toujours répéter le traitement après 8 à 15 jours.✅✅✅✅❌❌✅✅✅✅Ectoparasitose fréquente, la gale est de prise en cha...
22/08/2025

Gale : toujours répéter le traitement après 8 à 15 jours.
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Ectoparasitose fréquente, la gale est de prise en charge bien codifiée. Le patient et les cas contact doivent recevoir le même traitement en même temps, qui est systématiquement renouvelé après 8 à 15 jours..

✅ Devant quels signes cliniques évoquer le diagnostic ?

Le diagnostic de la gale est clinique.

La gale commune
Une gale commune doit être évoquée en cas de :

prurit généralisé à recrudescence nocturne ;
lésions cutanées non spécifiques liées au grattage (stries linéaires, excoriations, eczéma lichénifié, prurigo) ;
lésions spécifiques, inconstantes, mais de topographie évocatrice (espaces interdigitaux dorsaux, face antérieure des poignets, coudes, aisselles, fesses, organes génitaux, seins chez la femme, alors que le dos et le visage sont habituellement épargnés) :
sillons scabieux (cf. Illustration 1),
vésicules perlées à l’extrémité des sillons,
nodules scabieux (papulo-nodules violacés localisés aux organes génitaux, fesses et aisselles).
chancre scabieux chez l’homme.

✅ Traiter le patient et son entourage
Le traitement s’adresse à tous les sujets parasités et tous les sujets contact (même en l'absence de symptômes), selon les mêmes modalités.

Lorsqu'une gale survient en collectivité, la stratégie de prise en charge des sujets contact est décidée en fonction du nombre de cas et des formes cliniques.

➡️ L’objectif du traitement est :

☑️ l’élimination du sarcopte ;
☑️ la prévention de la dissémination épidémique (identification et traitement des sujets contact) ;
☑️ la prévention des complications :

* surinfection cutanée bactérienne (gale impétiginisée), plus rarement infection staphylococcique ou streptococcique invasive,
* eczématisation liée au prurit persistant ou à l'application de topiques,
* persistance de nodules scabieux (possible pendant plusieurs mois, même après la guérison).
Toutes les personnes infectées et les sujets contact doivent recevoir le traitement en même temps, quitte à devoir le décaler de quelques jours.

De plus, il doit être systématiquement renouvelé chez tous les cas concernés, 8 à 15 jours après le premier traitement.

✅ Les grandes lignes du traitement

Dans la gale commune, hors personnes de moins de 15 kg et femmes enceintes ou allaitantes , il peut être fait appel à un traitement topique (benzoate de benzyle 10 % ou perméthrine 5 %) ou oral par ivermectine.

il n'y a, à ce jour, pas de niveau de preuve suffisant pour recommander l’un ou l’autre. Toutefois, l’ivermectine est préférée chez les patients à risque de mauvaise compliance ou de mauvaise tolérance au traitement local, chez ceux ayant une gale impétiginisée ou eczématisée, chez les sujets âgés et en contexte épidémique.

En cas de gale profuse, la prise en charge associe traitement oral et local à J0, renouvelé entre J8 et J15, puis, si nécessaire, jusqu'à guérison.

En cas de gale hyperkératosique (ou croûteuse), la prise en charge associe également traitement local et oral :

traitement local quotidien pendant 7 jours, puis 2 fois par semaine jusqu'à guérison ;
traitement oral à J1, J2, J8 puis, dans les formes sévères, répété à J9, J15, J22 et J29.
Un agent kératolytique (vaseline salicylée 10 %) peut être ajouté, à raison d’une application par jour sur les zones hyperkératosiques (en limitant à moins de 10 % de la surface cutanée totale) jusqu'à disparition de l'hyperkératose.

Parallèlement, la désinfestation de l’environnement est indispensable pour éviter un échec thérapeutique. Elle se fonde sur le lavage à 60 °C, un traitement par acaricide ou la mise en quarantaine du linge et de la literie, et sur l’aspiration et la pulvérisation d'acaricide sur les surfaces selon des modalités qui varient en fonction des situations (collectivité ou non, type de gale...)

Bactériurie asymptomatique chez le sujet âgé : un risque de bactériémie très faible .❌❌❌❌✅✅✅❌❌❌❌ Une étude de cohorte am...
09/06/2025

Bactériurie asymptomatique chez le sujet âgé : un risque de bactériémie très faible .
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Une étude de cohorte américaine confirme que chez les sujets âgés hospitalisés avec bactériurie asymptomatique, le risque de bactériémie est très faible. En l’absence de facteurs de risque, la mise en route d’une antibiothérapie probabiliste n’est pas justifiée.

Les infections urinaires, en particulier chez les sujets âgés ayant des troubles neurocognitifs, sont une cause majeure d’antibiothérapies inutiles et/ou inappropriées, qui exposent à des effets secondaires délétères.

Une étude de cohorte américaine ayant inclus plus de 11 500 patients âgés hospitalisés souligne que, en l’absence de signes systémiques d’infection, le risque de bactériémie est très faible, de 1,4 % sur l’ensemble de la cohorte et de 0,7 % chez les sujets ayant des altérations neurocognitives, voire une démence.

La présence de certains facteurs est associée à un risque accru de bactériémie : sexe masculin, hypotension, présence d’au moins deux marqueurs de réponse inflammatoire systémique, rétention urinaire, fatigue, hyperleucocytose et pyurie.

Des résultats en accord avec les recommandations américaines, qui préconisent de surveiller les sujets sans signes systémiques d’infection et de mettre en route une antibiothérapie probabiliste dans le cas contraire.

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