06/02/2026
Parce que l’adoption d’un chien polytraumatisé, ce n’est pas seulement « sauver », c’est avant tout accompagner.
Voici l’histoire d’Ozia, que je retrouve plusieurs fois par mois pour un travail de mise en confiance et de medical training.
Son parcours nous rappelle que le véritable progrès ne se mesure pas à un résultat prédéfini, mais à la confiance que le chien choisit de nous accorder. 🐕🦺💛
Merci à Patounes Sans Frontieres pour leur confiance et pour cette chienne qui mérite une vie douce et agréable.
✨ L’histoire d’Ozia : un rappel puissant de ce que signifie vraiment adopter un chien de refuge ✨
Il y a 6 mois, Ozia posait ses pattes en France après un long voyage depuis le Liban. Six mois seulement… et pourtant une éternité quand on pense à tout ce qu’elle portait en elle : des peurs ancrées, des traumatismes d’enfance, des blessures invisibles laissées par un début de vie d’une violence inacceptable.
Pendant 6 mois, nous avons avancé pas à pas, chaque jour, avec douceur, patience et respect. Nous lui avons appris à respirer un peu mieux, à se détendre, à découvrir que la vie peut être belle, douce, lente.
Aujourd’hui, Ozia dort enfin profondément. Elle sait se reposer sans être constamment sur le qui-vive. Elle aime la chaleur du foyer, son dodo moelleux, les petites friandises qui font briller ses yeux. Elle sort dehors avec beaucoup moins de crainte. La laisse reste un moment chargé d’émotions pour elle, mais elle progresse. Elle n’a plus peur des chiennes de la maison, et parfois même… elle se montre curieuse.
Et puis il y a ces victoires qui semblent petites pour le monde, mais qui pour nous sont immenses : Elle qui tremblait devant une main ou un pied, accepte aujourd’hui les caresses. Elle les apprécie même. Je peux toucher tout son corps — un geste qui, il y a encore quelques semaines, était impensable.
Chaque jour, nous faisons de courtes séances de travail. Elle est volontaire, intelligente, réceptive. Nous respectons son rythme, toujours. Nous ne forçons rien. Nous l’accompagnons. Et elle nous montre que la confiance se construit, lentement, mais sûrement.
Alors oui… Ozia ne sort pas encore seule du dressing. Elle ne vient pas spontanément dans le salon. Elle ne saute pas de joie quand elle me voit. Elle ne remue pas la queue. Elle ne mange pas dans ma main. Elle ne réclame pas les câlins.
Mais ce n’est pas ça qui compte. Ce qui compte, c’est le lien de confiance qui grandit entre nous. Ce qui compte, c’est qu’elle avance. À son rythme. Avec courage. Avec une volonté incroyable d’apprendre et de guérir.
N’oublions pas : Ozia a été tabassée, séparée de sa maman, percutée par une moto… à 2 mois. Un bébé. Un tout petit être qui n’a connu que la peur et la douleur.
Et malgré tout, elle choisit d’essayer. Elle choisit de faire confiance. Elle choisit de vivre.
Ozia nous enseigne la résilience, la patience, la bienveillance. Je suis fière d’elle. Fière du chemin parcouru. Fière de ce qu’elle devient. Nous partions de zéro. Et pourtant, elle avance.
🙏 Merci à nos éducateurs et thérapeutes qui nous accompagnent : Philippe, Cécile, Nathalie… Merci pour votre soutien, vos conseils, votre présence. Un chien traumatisé, ce n’est jamais simple. Mais c’est tellement précieux. Ils ont tant à nous apprendre.
💛 Adopter un chien de refuge, c’est accueillir une histoire, des blessures, des peurs. Ce n’est pas au chien de s’adapter à nous. C’est à nous de l’aider, de le comprendre, de nous ajuster. C’est une aventure magnifique, mais elle demande du temps, de la patience, de la douceur… et parfois l’aide de professionnels.
Merci à tous ceux qui soutiennent Ozia, qui nous envoient des messages, qui partagent, qui donnent. Merci pour votre bienveillance. Merci d’être là.
Ozia est la preuve vivante que l’amour patient change tout. Et que chaque chien mérite qu’on lui laisse le temps de guérir.