Murielle Melliand

Murielle Melliand J’aide à débloquer par le corps ce que la réflexion ne résout plus : décisions, transitions, schémas qui se répètent.

Kiné puis ostéopathe depuis 2004, plus de 20 ans d’expérience du corps.

Je sens en ce moment beaucoup de personnes “en attente”.Attente de voir comment les choses vont évoluer.Le travail, l’éc...
27/05/2026

Je sens en ce moment beaucoup de personnes “en attente”.

Attente de voir comment les choses vont évoluer.
Le travail, l’économie, les projets, la vie en général.

Ça ralentit beaucoup de monde sans même qu’on s’en rende compte.
On reporte certaines décisions, et souvent… on se met soi-même de côté.

Comme si prendre soin de son corps ou retrouver de l’énergie pouvait attendre un moment plus rassurant.

Pourtant, je crois que c’est justement dans ces périodes-là qu’il devient important de ne pas rester figé intérieurement.

Parce qu’un corps qui reste trop longtemps sous tension finit par tout rendre plus lourd au quotidien.

Prendre soin de soi, ce n’est pas nier la réalité.
C’est parfois ce qui permet de continuer à avancer plus solidement au milieu de l’incertitude.

« Vous faites craquer ou vous êtes une ostéo douce ? »On me pose souvent la question 😄Et oui, il existe plusieurs approc...
20/05/2026

« Vous faites craquer ou vous êtes une ostéo douce ? »

On me pose souvent la question 😄

Et oui, il existe plusieurs approches en ostéopathie.

Certaines utilisent beaucoup les manipulations rapides avec les fameux “cracs” pour redonner de la mobilité au corps.

Moi, ce n’est pas ma manière de travailler.

Même après avoir appris ces techniques pendant des années, je n’aimais déjà pas qu’on me les fasse personnellement.

Avec le temps, j’ai choisi une approche beaucoup plus douce.

Parce que je vois chaque jour qu’un corps réagit souvent mieux quand on ne le brusque pas.

Mon objectif n’est pas de “remettre droit” ou de forcer une correction.

Je cherche plutôt à proposer au corps une nouvelle organisation qu’il peut intégrer progressivement, sans violence.

Quand une manipulation est trop forte ou trop invasive, on peut parfois créer plus de stress que de solution, avec derrière des réactions inflammatoires ou des contrecoups importants.

Et pourtant, même avec une approche douce, le corps peut déjà énormément travailler après une séance.

Le plus important pour moi, ce n’est pas de faire craquer un corps.

C’est que la personne reparte avec une sensation plus confortable, plus fluide, et un mieux-être qui s’installe durablement ✨

Je suis Murielle Melliand, kiné puis ostéopathe depuis 2004.

Elle me disait qu’elle attendait le mois de mai avec impatience.Les ponts. Le ralentissement. Le fait de pouvoir enfin s...
11/05/2026

Elle me disait qu’elle attendait le mois de mai avec impatience.
Les ponts. Le ralentissement. Le fait de pouvoir enfin souffler.

Et pourtant, depuis quelques jours, elle se sent encore plus fatiguée.
Le sommeil est moins bon, le corps plus douloureux, l’énergie redescend.

Elle avait l’impression que son corps ne suivait plus.

En réalité, c’est quelque chose que je vois souvent.

Quand on tient longtemps sous pression, le corps continue d’avancer grâce au rythme, aux obligations, à la tension permanente.

Puis dès que ça ralentit un peu, tout ce qui était contenu remonte :
fatigue, douleurs, tensions, épuisement.

Comme si le corps profitait enfin d’un espace pour relâcher.

Ces périodes peuvent être déstabilisantes et méritent parfois d’être accompagnées en séance.

Mais ce n’est pas toujours un corps qui “lâche”.
C’est parfois un corps qui commence enfin à évacuer ce qu’il retenait depuis longtemps.

Murielle Melliand
Thérapeute corporelle

“Je ne sais pas ce que je veux.”C’est une phrase que j’entends souvent en séance.Même si au départ, elle n’est pas dite ...
25/04/2026

“Je ne sais pas ce que je veux.”

C’est une phrase que j’entends souvent en séance.
Même si au départ, elle n’est pas dite comme ça.

Il y a d’abord le travail, les contraintes, les autres, tout ce qui bloque ou complique.

Puis je pose simplement la question :
et vous, vous voulez quoi ?

Et là, ça devient flou.

Pas parce qu’il n’y a pas d’envie, mais parce qu’à force de s’adapter et de répondre à ce qu’on attend, le lien avec ce qu’on veut s’efface peu à peu.

On devient très efficace pour gérer et avancer, beaucoup moins pour se positionner.

Alors quand il faut choisir, ça hésite, ça doute, et c’est plus simple de penser que ça vient de l’extérieur.

Que le contexte bloque.
Que les autres empêchent.

Souvent, ce qui manque, c’est un point d’appui clair à l’intérieur.

C’est là que je travaille, pour que la personne puisse à nouveau sentir ce qui est juste pour elle, prendre position et s’y tenir.

Parce que sans ça, les décisions ne tiennent pas dans le temps.


Murielle Melliand

“Je dis oui à tout, puis je craque.”On pourrait croire qu’il suffit d’apprendre à dire non.Mais quand tout le système es...
21/04/2026

“Je dis oui à tout, puis je craque.”

On pourrait croire qu’il suffit d’apprendre à dire non.
Mais quand tout le système est construit pour s’adapter, ce n’est pas si simple.

Je vois souvent des personnes qui savent qu’elles en font trop, qui sentent que ça va déborder… et qui continuent quand même.

Le corps encaisse, s’ajuste, tient… jusqu’au moment où ça lâche.
Et là ça sort d’un coup : fatigue, irritabilité, pression, parfois même une rupture nette.

Le problème n’est pas le “oui”.

C’est ce qui, à l’intérieur, empêche de faire autrement.
Ce qui pousse à se taire, à s’adapter, à passer après, souvent sans même s’en rendre compte.

C’est ancien, bien installé, presque automatique.

Tant que ça reste comme ça, ça oscille entre tenir et exploser.

Le travail consiste à défaire ces réflexes, à desserrer ce qui s’est construit avec le temps : l’éducation, la peur de décevoir, la culpabilité à se choisir.

À partir de là, le “non” ne se force plus.
Il devient simplement possible.


Murielle Melliand

On appelle souvent ça “un coup de fatigue”.Mais quand se lever devient déjà compliqué, ce n’est plus vraiment ça.La tête...
19/04/2026

On appelle souvent ça “un coup de fatigue”.

Mais quand se lever devient déjà compliqué, ce n’est plus vraiment ça.

La tête a toujours envie d’y aller, elle aime son travail, ses clients, ses collègues, ses projets… rien n’a changé de ce côté-là.

Par contre, le corps commence à ne plus suivre de la même manière.

La nuque est déjà tendue dès le réveil, la respiration reste courte dans la journée, et tout demande un peu plus d’effort que d’habitude, même ce qui était simple avant.

Dans ces moments-là, ce n’est pas forcément le travail qu’il faut remettre en question en premier.

C’est souvent l’état dans lequel le corps fonctionne depuis trop longtemps, un niveau de tension devenu presque normal sans qu’on s’en rende compte.

À un moment, le corps freine, pas pour bloquer, mais pour protéger, et il le fait généralement bien avant qu’on prenne conscience qu’on est en train de s’épuiser.

Savoir lire ce signal tôt change vraiment la suite.

Le corps révèle ce que la réflexion ne débloque plus.


Murielle Melliand
Kiné, ostéopathe depuis 2004, thérapeute corporelle

Parfois, on croit que ce sont les autres le problème.Une patiente est arrivée en séance avec cette phrase :« Je ne suppo...
14/04/2026

Parfois, on croit que ce sont les autres le problème.

Une patiente est arrivée en séance avec cette phrase :
« Je ne supporte plus personne au travail. »

Le moindre mail l’agaçait.
Une remarque, et elle explosait.
Le soir, elle rentrait encore tendue.

Elle pensait que tout venait de ses collègues.

En passant par le corps, on a vu autre chose : mâchoire serrée, ventre noué, épaules déjà hautes dès le réveil.

Son système était en alerte en continu.

Dans cet état, tout est perçu comme une attaque.
Le corps réagit avant même que la tête ait le temps de prendre du recul.

La colère n’était pas le vrai sujet.
C’était le signal d’un corps saturé.

Et quand le corps retrouve de l’espace, le regard change aussi :
les échanges deviennent plus simples, le travail n’est plus vécu comme une agression permanente.

Ce n’est pas toujours la situation qui déborde.
C’est parfois l’état dans lequel le corps la traverse.

Murielle Melliand
Kiné, ostéopathe depuis 2004, thérapeute corporelle

Le corps révèle ce que la réflexion ne débloque plus.

11/04/2026

En ce moment, votre ado vous répond souvent :
« oui oui, ça va ».

Et vous faites semblant d’y croire.

Mais vous sentez bien que quelque chose a changé.

Le matin, il prend plus de temps pour partir.
Le ventre fait mal “comme ça”.
Le soir, la porte de la chambre se ferme un peu plus tôt.
À table, il y a moins de mots.
Moins de regards.
Comme s’il était là sans être vraiment là.

Et vous, vous partez travailler avec ça dans un coin de la tête toute la journée.

Rien de spectaculaire.
Juste cette sensation étrange de ne plus le reconnaître tout à fait.

C’est souvent à ce moment-là que les parents prennent rendez-vous :
pas parce qu’il y a un gros problème,
mais parce qu’ils voient bien que quelque chose s’installe.

Et souvent, quelques jours plus t**d, ils me disent :
« je le sens à nouveau lui-même ».

Certaines personnes pensent qu’il suffit de vouloir se détendre pour y arriver.En réalité, le relâchement profond ne se ...
09/04/2026

Certaines personnes pensent qu’il suffit de vouloir se détendre pour y arriver.

En réalité, le relâchement profond ne se décide pas.

Le corps a besoin de retrouver une expérience concrète de sécurité pour pouvoir ralentir, respirer différemment et enfin récupérer.

C’est souvent à cet endroit que le travail corporel change profondément la qualité du sommeil, de la respiration et de l’apaisement au quotidien

Il suffit parfois d’un mail pour que les épaules montent et que le ventre se serre.Le mail n’est pas le problème.Il vien...
07/04/2026

Il suffit parfois d’un mail pour que les épaules montent et que le ventre se serre.

Le mail n’est pas le problème.

Il vient juste activer quelque chose que le corps connaît déjà : pression, peur de mal faire, besoin de contrôle, sentiment d’être jugé.

Le corps reconnaît une sensation familière avant même que le mental ait analysé la situation.

C’est souvent pour ça que certaines réactions semblent disproportionnées.

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